Très en vrac

Le Sauze, près de Barcelonette

Souvenir de vacances à moto

Après plusieurs mois sans En Vrac, les liens se sont accumulés dans mon éditeur. C’est donc plus long (et moins à jour) que d’habitude, mais je pense que cela mérite toujours d’être publié. Cela nous fera un peu de lecture pour ce week-end caniculaire !

Note

[1] Il y a aussi 10 Painfully Obvious Truths Everyone Forgets Too Soon, qui fait réfléchir…

source originale : Très en vrac (ven.-26-août-2016@19h40) (Standblog)

Chiffrement sur France Inter - la transcription

Mardi 23 août 2016, j’étais l’invité de Catherine Boullay et Éric Delvaux pour leur émission “Le 5/7” sur France Inter (voir le billet précédent, Défendre le chiffrement). Grâce à la très efficace Marie-Odile, de l’APRIL, voici une transcription.

Catherine Boullay : Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c’est Tristan Nitot, spécialiste de la surveillance numérique, auteur d’un livre qui sortira en septembre prochain, chez C & F Éditions. En septembre ! C’est dans pas très longtemps d’ailleurs, et qui a justement pour titre Surveillance.

Éric Delvaux : Oui. La confidentialité sur Internet opposée à la sécurité antiterroriste. Aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, va recevoir son homologue allemand. Il s’agit de trouver une stratégie pour convaincre les opérateurs et autres messageries de fournir une partie du décryptage, tout ou partie de ce décryptage, pour mieux lire certaines données sur Internet et favoriser les enquêtes. Ça s’appelle le chiffrement. Ce chiffrement dans le collimateur, donc, des gouvernements. Bonjour Tristan Nitot.

Tristan Nitot : Bonjour.

Éric Delvaux : Dans ce débat, vous êtes clairement favorable à la protection de la vie privée sur Internet. Pour quelle raison ?

Tristan Nitot : Écoutez, c’est nécessaire pour vivre correctement. Si on était tous surveillés, il y a des romans qui nous ont expliqué ça très bien,1984 de George Orwell, c’est un cauchemar. On se sent surveillé, on n’ose plus rien faire. Il y a des études psychologiques qui ont démontré : quand on se sait surveillé, on s’autocensure. Alors finalement, c’est vrai que la France subit le coup du terrorisme et c’est horrible, ça fait des tas de victimes, d’accord ! Mais est-ce que c’est pour ça qu’il faut arrêter d’être libres dans notre pays ?

Éric Delvaux : Ça veut dire que vous faites de la confidentialité sur Internet un droit fondamental ?

Tristan Nitot : Absolument ! Mais c’est marqué dans la Convention européenne des droits de l’homme : on a le droit à la vie privée et c’est absolument essentiel si on veut vivre correctement.

Éric Delvaux : L’état d’urgence contre la cybercriminalité, contre les cybermenaces et contre le terrorisme, ça ne tient pas la route ?

Tristan Nitot : C’est sûr que les Français ont vraiment envie qu’on fasse quelque chose face au terrorisme. C‘est très logique et je suis d’accord avec eux. Seulement il ne faut pas faire n’importe quoi face au terrorisme, non plus.

Éric Delvaux : N’importe quoi, c’est-à-dire ?

Tristan Nitot : Et en l’occurrence, si vous voulez restreindre le chiffrement, ça poserait un vrai problème de sécurité. En fait, on affaiblirait la démocratie, on affaiblirait notre sécurité, parce que le chiffrement c’est absolument indispensable pour que la France fonctionne. C’est ce qui permet, par exemple, de faire du commerce électronique, c’est ce qui permet aux banques d’échanger, de faire des virements en toute sécurité. L’informatique, l’Internet, sans chiffrement, ça ne marche pas ! C’est une vraie gabegie ! Donc il ne faut absolument pas réduire le chiffrement qui est essentiel au bon fonctionnement d’Internet, Internet qui est de plus en plus présent dans nos vies.

Éric Delvaux : L’un des terroristes qui avait égorgé le prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray avait régulièrement recours à la messagerie chiffrée Telegram, avec son option secret chat qui sécurise les communications de bout en bout. Ces secret chat sont réellement inviolables ?

Tristan Nitot : C’est vrai que c’est quasiment inviolable. Maintenant, c’est quasiment inviolable techniquement. On sait aujourd’hui que le chiffrement est parfois utilisé par les terroristes. Il est toujours utilisé par les banques, si vous voulez. Donc il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Et c’est vrai que ce chiffrement peut gêner les enquêteurs, c’est une évidence, mais néanmoins, ce n’est pas parce qu’il les gêne qu’il empêche absolument les enquêtes. Aujourd’hui des infiltrations, etc., c’est possible.

Éric Delvaux : Ce n’est pas ce que disait François Mollins qui supervise les enquêtes terroristes en France. Il disait, sur France Inter d’ailleurs, en janvier dernier, que certains smartphones n’ont pas pu être pénétrés par les enquêteurs. Ça vous semble plausible, ça ?

Tristan Nitot : Oui, oui, tout à fait !

Éric Delvaux : Nous ne sommes pas capables, le FBI, par exemple pour prendre une superpuissance américaine, le FBI n’est pas capable d’aller cracker des smartphones.

Tristan Nitot : En fait le FBI disait : « Ah, mais c’est horrible, on ne peut pas cracker des iPhones ! »

Catherine Boullay : Et il y a eu un bras de fer terrible avec Apple.

Tristan Nitot : Exactement, il y a eu ce bras de fer. Et puis Apple a tenu bon, et ils ont bien fait de protéger la vie privée de leurs clients. Et, comme par hasard, juste après, on a appris que finalement ils avaient quand même cracké l’iPhone en question.

Éric Delvaux : C’était de la com au final ou pas ?

Tristan Nitot : C’était beaucoup de la communication et c’était une question de principe. Ils voulaient passer en force.

Catherine Boullay : Mais quand la sécurité est en jeu, Tristan Nitot, que fait-on quand on sait qu’on s’interdit d’aller briser le code ou d’aller chercher derrière les cryptogrammes ?

Tristan Nitot : Eh bien on utilise des moyens traditionnels comme l’infiltration.

Catherine Boullay : Est-ce que c’est responsable ?

Tristan Nitot : Il apparaît quand on lit la presse aujourd’hui que ce n’est pas parce que Telegram est chiffré, on peut quand mème infiltrer les groupes. Si le groupe terroriste essaye de recruter sur Telegram, et on l’a vu, il y a des journalistes, qui l’ont fait, il y a des policiers qui l’ont fait, qui se sont faits passer pour des recrues potentielles et qui ont infiltré des groupes. Et ça, qu’il y ait chiffrement ou pas, ça ne change rien à l’affaire. On est capable, aujourd’hui, d’infiltrer, mais c’est de la police traditionnelle plutôt que de la surveillance électronique.

Éric Delvaux : Et à vos yeux, que vaut la solution alternative qui s’appelle PrivaTegrity, ce nouveau réseau chiffré chapeauté par des membres issus de neuf pays différents, avec un conseil qui serait chargé d’étudier, à chaque fois, les requêtes des autorités qui voudraient enquêter sur la cybercriminalité.

Tristan Nitot : En fait, aujourd’hui, c’est comme ça que ça fonctionne très souvent. Quand on dit « oui Apple a résisté face au FBI, etc. », mais en fait Apple avait travaillé avec le FBI pour donner toutes les données qu’ils pouvaient offrir pour l’enquête. Néanmoins, il y a un moment où Apple a dit : « Je refuse d’introduire ce qu’on appelle une porte dérobée », dans son iPhone.

Éric Delvaux : Back doors.

Tristan Nitot : Une back door, effectivement. Le problème c’est que si on commence à introduire une back door dans les produits de chiffrement, on est incapable d’être certain qu’elle sera gardée secrète pour toujours, elle ne sera utilisée que dans les cas absolument utiles. Parce que si vous commencez à mettre une back door qui sera à la disposition du gouvernement américain, eh bien les Français vont le vouloir, les Chinois vont le vouloir aussi. Après tout, ils ont la légitimité pour espionner ou pour surveiller les téléphones de leurs citoyens. Et ça veut dire que, en gros, tous les gouvernements, y compris ceux qui sont moins recommandables, auront accès aux données qui sont planquées derrière les back doors.

Catherine Boullay : Mais finalement, Tristan Nitot, qu’est-ce que vous, moi, on aurait à cacher ?

Tristan Nitot : Moi je ne sais pas. Vous avez des loquets à vos toilettes, ou pas ? Vous ne fermez pas votre porte de toilettes quand… ?

Catherine Boullay : Qu’est-ce que ça peut faire finalement ?

Tristan Nitot : Je suis papa de deux enfants. J’ai fait deux enfants, mais je ne vais pas vous expliquer comment ! C’est-à-dire on a tous des choses qui sont légales, mais qu’on ne va pas afficher au monde.

Éric Delvaux : Principe fondamental, comme vous expliquiez. Ce chiffrement, le secret des données, est-ce que ce n’est pas devenu aussi un argument commercial pour des sociétés comme Whatsapp, Google ou encore eh bien Apple. ?

Tristan Nitot : Oui, tout à fait. C’est un argument commercial. Je pense qu’aujourd’hui il n’y a guère que Apple qui peut dire « je veux protéger les données de mes clients », sachant que les autres les Google et les Facebook, en fait, leur principal métier, c’est d’espionner leurs clients pour tout savoir sur eux et leur vendre de la publicité ciblée. Donc ils sont un peu hypocrites sur ce sujet. Voilà.

Éric Delvaux : Eh bien on lira ça sûrement dans votre prochain livre. Ça s’appellera Surveillance, c’est bien ça ?

Tristan Nitot : Tout à fait.

Éric Delvaux : Ça sort dans quelques semaines chez C & F Éditions. Merci donc Tristan Nitot, spécialiste des questions de surveillance numérique. Merci.

source originale : Chiffrement sur France Inter - la transcription (ven.-26-août-2016@18h45) (Standblog)

Défendre le chiffrement

En sortant de la maison de la radio

En sortant de la maison de la radio

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a récemment annoncé qu’il souhaitait limiter l’accès au chiffrement, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. J’étais ce matin, à 6h20 (ouch !), l’invité de France Inter, pour expliquer pourquoi c’était une ânerie sans nom. Pour la même raison, je co-signais une tribune dans Le Monde, En s’attaquant au chiffrement contre le terrorisme, on se trompe de cible, avec mes anciens collègues du CNNum.

L’interview qui est passée sur France Inter est disponible en ligne. Il existe aussi une transcription.

Voici quelques points saillants de l’argumentaire :

  • Bien sûr, devant la menace terroriste, on a envie de mettre en place tout ce qui est possible. Pourtant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
  • Le chiffrement est essentiel dans la vie numérique, surtout que ce dernier prend une place grandissante
  • Le chiffrement est indispensable pour permettre le fonctionnement du commerce électronique et des banques. Il est aussi très important de le promouvoir pour limiter l’espionnage industriel (lune des missions de la NSA)
  • La notion de backdoor (porte dérobée) est très dangereuse car cela réduirait la sécurité et la liberté de tous.
  • Interdire la crypto ne gênerait que les honnêtes citoyens, les terroristes et malfaiteurs iraient utiliser des logiciels qu’ils trouveraient ailleurs qu’en France.

Je vous encourage à lire la version longue de la tribune sur le site du CNNum, elle est très bien écrite.

Mise à jour

Le soir sur BFM Business

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La vidéo de BFM Business

source originale : Défendre le chiffrement (mer.-24-août-2016@18h26) (Standblog)

Cozy Cloud leve 4 millions

Cela fait plusieurs semaines déjà que je veux sortir ce billet sans trouver le temps de le faire ! Alors voilà, il arrive, enfin. Ca ne sera pas une annonce, mais plutôt un récapitulatif de ce qui s’est passé.

Mais je cesse de tourner autour du pot : la startup de Cloud Personnel pour laquelle je travaille, Cozy Cloud, vient donc de lever 4 millions d’euros auprès de la MAIF (l’assureur militant) et d’Innovacom (notre actionnaire historique).

Pour l’occasion, nous nous sommes fendus d’un communiqué de presse.

Qu’est-ce que ça change ? Pour faire simple, rien sauf que ça donne des ressources financières à Cozy pour se développer et embaucher de nouveaux développeurs pour avancer les développement du projet de logiciel libre Cozy.

Par ailleurs, cela ouvre la porte des grands comptes, qui souvent se sentent menacés par les GAFAs. C’est un sujet passionnant mais pas forcément facile à aborder, c’est pourquoi nous avons prévu un meet-up le 30 juin où nous pourrons répondre aux questions que pourraient se poser les utilisateurs de Cozy (ils pourront aussi les poser à Romain Liberge, CDO de MAIF, qui sera présent).

Enfin, cela donne un peu plus de visibilité et de légitimité à Cozy, en particulier grâce à la couverture presse qui a été généreuse :

source originale : Cozy Cloud leve 4 millions (mer.-29-juin-2016@19h39) (Standblog)

En vrac du mercredi

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source originale : En vrac du mercredi (mer.-22-juin-2016@19h19) (Standblog)

À propos de Jacob Appelbaum

Jacob Appelbaum, développeur Tor, quitte le projet car il se retrouve au cœur d’un scandale de harcèlement (sexuel et psychologique) qui n’est pas sans rappeler l’affaire Baupin :

source originale : À propos de Jacob Appelbaum (mer.-22-juin-2016@18h29) (Standblog)

En vrac du vendredi

Parc André Citroën

Parc André Citroën

  • Inquiétante vague de départs de chez OwnCloud… En quelques jours, 4 personnes ont annoncé leur départ : l’évangéliste, et trois développeurs importants. Cela suit le départ de Frank Karlitschek, le fondateur du projet, fin avril. Tous annoncent vouloir rester “dans la communauté OwnCloud”. Est-ce une figure de style façon Mozilla, ou est-ce l’annonce d’un fork potentiel ? La phrase du fondateur, “I am the ownCloud project lead until the community says otherwise” annonce plutôt un conflit autour de la communauté, ce qui évoque un fork (clonage du projet suite à des divergences au sein de la communauté). Mise à jour: il s’agit bien d’un Fork appelé NextCloud. Explications de son fondateur. De son coté, ownCloud annonce la fermeture de la branche US de la société et affirme vouloir préempter la communauté. Bref, le futur s’annonce mouvementé et très incertain pour les projets siamois ownCloud et NextCloud… À suivre !
  • Pour une république algorithmique : nationalisons le code !. Un papier intéressant d’Olivier Ertzscheid sur le deep learning. C’est important car cela permet de comprendre les problèmes posés par ces algorithmes apprenants dont les décisions sont liées aux données fournies lors de l’apprentissage. Cela fait que :
    • les résultats peuvent créer des discriminations illégales (racisme, sexisme etc.)
    • on est incapable d’expliquer la méthode qui a amené l’algorithme à prendre une décision. (Attention à ne pas reproduire des situations évoquant Le procès de Kafka).
  • Why you should bet big on privacy (“Pourquoi vous devriez parier gros sur la vie privée”).  ;
  • Enquête sur l’algo le plus flippant de Facebook ;
source originale : En vrac du vendredi (ven.-03-juin-2016@15h48) (Standblog)

En vrac du lundi

Rogny les Sept Ecluses

Rogny les Sept Ecluses

Un peu de lecture pour oublier la pluie !

Je dois dire ma réelle fierté d’avoir été rapporteur de la loi relative au renseignement, car il s’agit d’une grande loi de liberté.

  • Soon We Won’t Program Computers. We’ll Train Them Like Dogs (“bientôt, nous ne programmerons plus les ordinateurs, nous les dresserons comme des chiens”), un article intéressant sur le changement de paradigme autour du logiciel. Au lieu de programmer des ordinateurs en leur donnant des instructions suivies très précisément, nous faisons des logiciels quasiment génériques qui, soumis à des jeux de données massifs, “apprennent” à reconnaitre des tendances, des associations. On pense bien sûr à la reconnaissance de formes, mais c’est déjà quelque chose qu’on utilise depuis longtemps (par exemple avec les algorithmes baysiens qui filtrent les spams des emails). Ça pose un problème éthique majeur dans la mesure où ce qui influence les résultats de l’algorithme, c’est plus le jeu de données qui est fourni lors de l’apprentissage que l’algorithme lui-même. Cela va dans certains cas générer un biais illégal (raciste ou sexiste ou religieux, par exemple) qui n’est pas du à l’algorithme. Exemple sorti de mon imagination (donc pas forcément vrai) : une compagnie d’assurance pourrait faire de meilleurs tarifs aux femmes qu’aux hommes parce qu’elles ont un taux d’accident moindre. C’est sexiste, et rien de cela n’est du à l’algorithme, seulement au jeu de données. Voir aussi en français : Demain, la fin du code ? ;
source originale : En vrac du lundi (lun.-23-mai-2016@10h08) (Standblog)

En vrac du mardi

nous avons décidé de réorganiser notre activité interne : moins de suivi législatif français, davantage d’action européenne commune aux mouvements qui émergent aussi dans d’autres pays. Beaucoup plus de réflexions, ouvertes à des interventions externes et des compétences que nous n’avons pas dans nos équipes, plus de production écrite, graphique, audio ou vidéo. Moins de travail avec le monde politique, et davantage avec les individus volontaires pour nous accompagner sur ce terrain. Nous nous consacrerons à plus de sensibilisation de fond, plus de participation, de décentralisation de nos actions, d’engagement des bénévoles, plus d’indépendance face aux agendas imposés.

source originale : En vrac du mardi (mar.-17-mai-2016@19h44) (Standblog)

En vrac du lundi

Un peu de lecture en ce retour du week-end :

source originale : En vrac du lundi (lun.-16-mai-2016@17h50) (Standblog)

En vrac du jeudi

Baie_de_Toulon.jpg

Rade de Toulon vue depuis le mont Faron

source originale : En vrac du jeudi (jeu.-28-avril-2016@16h42) (Standblog)

En vrac du mardi

Après une semaine de vacances (sans ordinateur !), de retour au clavier…

source originale : En vrac du mardi (mar.-26-avril-2016@20h25) (Standblog)

Quelques lignes à mon député

Monsieur le député,

Je vous écris car je suis l'un des citoyens que vous représentez à l'Assemblée nationale.

Le mardi 5 mai 2015, vous serez je pense dans l'hémicycle pour le vote à propos du projet de loi renseignement.

Ces quelques lignes ne guideront pas votre choix. Mais dans votre vote, il y a aura un peu de moi. Ou pas.

Aussi je tiens à vous donner mon avis : je pense que ce texte est très dangereux.

La loi renseignement veut notamment mettre en place un suivi gouvernemental automatique de tout le trafic Internet. Des règles qui ne seront pas publiées et qui seront à la discrétion du pouvoir, permettraient de détecter des comportements qualifiés de dangereux dont les auteurs seraient alors suivis particulièrement. Sans aucune décision de justice a priori.

Cette approche va à l'encontre du principe de liberté et de vie privée.

Je suis un utilisateur intense de cet outil extraordinaire qu'est Internet, et cela depuis le 19 mars 1996. Le même jour, 19 ans plus tard, le projet de loi renseignement était déposé à l'Assemblée nationale. Jamais je n'aurais imaginé une telle dérive.

Voter non à ce texte me semblerait donc logique. Des députés ont annoncé qu'ils le feront.

Je vous remercie de votre lecture et vous prie d'agréer, Monsieur le député, l'expression de mon respect démocratique.

Thierry Stœhr

Post-scriptum

Ce texte est en ligne sur le site Formats-Ouverts.org dont je m'occupe.

Comme vous l'aurez remarqué, le format de ce texte est relativement court, centré sur un seul point. Comme vous l'aurez noté, il ne comporte aucune référence ni citation d'articles ou d'auteurs. Comme vous l'aurez lu, il ne contient pas les termes de surveillance, de boîtes noires, ni d'algorithmes. C'est volontaire.

Les publications, personnalités ou associations qui s'élèvent contre ce projet de loi sont très nombreuses et diverses. Elles considérent ses différents dangers, notamment juridique, démocratique, économique ou technique. Je ne vais pas les reprendre, vous savez les trouver. Mais si un point de départ était nécessaire, le site Standblog.org en dresse une liste dans de nombreux articles.

Mise à jour : lors du scrutin public du 5 mai 2015 à 16h52, le député Jean-Claude Mignon, UMP, a voté contre le projet de loi renseignement. Qu'il en soit ici remercié. Source : http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/%28legislature%29/14/%28num%29/1109

source originale : Quelques lignes à mon député (mar.-05-mai-2015@20h07) (Pour les formats ouverts !)

Merci au réseau des maisons des associations de la ville de Paris et à la Paillasse

Cette assemblée générale 2015 s'annonçait mal pour l'AFUL car le plan vigipirate renforcé nous avait privé de lieu de réunion … quasi au dernier moment.

Il nous a alors fallu trouver un plan de remplacement au moment où une grande partie des associations organisent elles aussi leurs assemblées générales. Autant dire que nous étions en pleine pénurie de locaux associatifs, et ce d'autant plus que cette année notre AG se tenait sur Paris et durait 2 jours !

Pour cette assemblée générale 2015 au final nous avons pu utiliser un lieu idéal : La Paillasse. Et c'est exactement le type de lieu que nous cherchions !

Nous devons cette solution à M. Jean Karinthi, que nous remercions chaleureusement, de la maison des associations du 2eme arrondissement de la ville de Paris, ainsi qu'à tout le réseau des maisons des associations de la ville de Paris qui est très efficace et soutient vraiment le secteur associatif.

Bien sûr nous remercions aussi La Paillasse qui a bien voulu nous accueillir. C'est un lieu idéal pour le milieu associatif. On y trouve de la place, de la modularité dans les espaces et enfin la richesse de toutes les personnes qui y réalisent leurs activités. Cerise sur le gâteau, les tarifs sont abordables. Un lieu idéal on vous dit !

source originale : Merci au réseau des maisons des associations de la ville de Paris et à la Paillasse (mer.-22-avril-2015@21h37) (Carnet (blog))

Françaises, Français, la loi sur le renseignement a été votée

Texte fictif

Françaises, Français, la loi sur le renseignement a été votée.

C'est un moment historique dans l'histoire de la France et de notre démocratie.

En effet, chacun d'entre vous est maintenant titulaire d'un compte de vie numérique.

Ce dispositif unique permet à chaque citoyen d'être parfaitement protégé dans sa vie numérique.

Désormais, chaque fois que vous consultez un site Web, chaque fois que vous téléphonez, chaque fois que vous envoyez ou lisez un courrier électronique, chaque fois que vous échangez par SMS, et plus généralement, chaque fois que vous utilisez ces appareils et services numériques toujours plus nombreux, cela sera porté au crédit de votre compte de vie numérique.

Ainsi, toutes les actions de votre vie numérique seront enregistrées et sauvegardées par les services de la République dans votre compte individuel. C'est votre coffre-fort personnel.

La confidentialité de ce coffre-fort est garantie par la loi : seules les services strictement habilités y auront accès, et uniquement en cas d'alerte automatique préventive.

En effet, si des écarts aux règles de bonne conduite établies par le gouvernement étaient constatées dans vos enregistrements, les systèmes automatiques préventifs mis en place pour vous protéger les détecteront.

Des actions seront alors enclenchées pour non seulement agir avec vous, mais aussi pour éviter d'exposer vos proches aux dangers potentiels détectés, et, plus largement, pour maintenir la sécutité nationale.

Grâce à cette loi unique dans l'histoire moderne, notre pays est le premier à garantir une vie numérique débarassée des dangers potentiels qui pouvaient le menacer.

Je vous remercie de votre attention.

Post-scriptum

Ce texte :

  • est totalement inventé ;
  • il utilise les formats (ouverts) des textes de ce type : vocabulaire, tournure, plan,... ;
  • j'espère qu'il ne sera jamais en vigueur en l'état : cela signifierait une surveillance généralisée ;
  • c'est une modeste contribution : pour aller plus loin, de nombreux articles plus détaillés à propos de cette loi renseignement ont été publiés, notamment par les excellents sites Next Inpact, Standblog, Affordance, Numerama, Korben ou La Quadrature du Net, soit les NSA(!)NKQ et leurs auteurs.
source originale : Françaises, Français, la loi sur le renseignement a été votée (mar.-24-mars-2015@00h40) (Pour les formats ouverts !)

Logiciels libres : fiers du chemin parcouru, n’en sous-estimons pas les obstacles !

D. Markosian: One Day in the Life of Chernobyl, VOA News, photo gallery.

Le logiciel libre a gagné ! Il est partout, inévitable, devenu indispensable et jamais la production de code sous licence libre n'a été aussi grande. Cependant, nous sommes encore loin d'avoir gagné, notre mouvement de libération de l'informatique est encore fragile et comme à chaque fois, ce sont les utilisateurs qui payent et en souffrent.

Dans une tribune publiée dans la revue Linux Essentiel n°36 de février-mars 2014 je détaille ce point de vue en mettant le focus sur ces logiciels libres qui se font contaminer par du code non libre, que j'aime parfois appeler les sharewares à base d'open source plus connus sous la dénomination de Freemium et Open Core. J'essaye également d'apporter des pistes sur comment nous, utilisateurs de logiciel libres, pouvons aider le logiciel libre et vraiment libre à se pérenniser.

Le numéro n'étant plus en kiosque, cette tribune est désormais disponible et partageable librement sous la licence (non libre, car reflète une opinion) Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0.

Télécharger au format PDF :
Logiciels libres : fiers du chemin parcouru, n’en sous-estimons pas les obstacles !

Le débat sur ce sujet reste ouvert sur la liste de discussion des membres de l'Aful.

source originale : Logiciels libres : fiers du chemin parcouru, n’en sous-estimons pas les obstacles ! (mer.-20-août-2014@14h34) (Carnet (blog))

10 ans

Comme je vois des formats partout depuis 10 ans, accumulation chaque jour de plusieurs notules, au format papier (lui-même de différents formats) ou au format numérique (lui-même au format texte brut), mais pas toutes publiées ni utilisées (pour l'instant...).

Les anniversaires du 1er juillet de Formats-Ouverts.org :
source originale : 10 ans (ven.-04-juil.-2014@17h44) (Pour les formats ouverts !)

15es rencontres mondiales du logiciel libre à Montpellier

Les 15es Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL https://2014.rmll.info/ ) se déroulent cette année du 5 au 11 juillet 2014 à Montpellier.

Durant ce cycle non commercial de conférences, tables rondes et ateliers pratiques autour du Logiciel Libre et de ses usages, une large place sera comme à l'habitude réservée au thème « Éducation, Éducation populaire » dont le programme est désormais publié.

Site principal : https://2014.rmll.info/
Thème Éducation : https://2014.rmll.info/theme22
Réservations : https://2014.rmll.info/Howto-reservation

source originale : 15es rencontres mondiales du logiciel libre à Montpellier (dim.-08-juin-2014@22h12) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

À Libre ouvert : OpenStreetMap et Install-partie 10h-13h samedi 14 juin 2014 à Pessac

Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac, dans la salle de réunion et l'espace Infomedi@, samedi 14 juin 2014 de 10h à 13h avec les associations ABUL, Scideralle, le collectif Giroll

Thème du jour : OpenStreetMap et Install-partie GNU-Linux

OpenStreetMap

Le projet OpenStreetMap http://www.openstreetmap.fr/ a pour but de constituer une base de données géographiques libre qui permet de créer et utiliser des cartes sous licence libre. Initié en juillet 2004, il permet l'intervention et la collaboration de multiples personnes pour l'élaboration d'une carte coopérative libre. Des volontaires bordelais vous présenteront le projet et ses utilisations.

Conférence

Intervenants : Jean-François Nifenecker, Vincent Bergeot

Install-partie GNU-Linux

Venez installer un système libre sur votre ordinateur, ou peaufiner votre système : configuration, échange de trucs et astuces, utilisation de logiciels vous posant problème…

Sauvegardez d'abord vos données personnelles puis venez installer vous-même un système libre sur votre ordinateur avec l'aide de volontaires qualifiés.

Atelier encadré

Intervenants : volontaires

La manifestation sur le site de la médiathèque

Voir en ligne : OpenStreetMap
source originale : À Libre ouvert : OpenStreetMap et Install-partie 10h-13h samedi 14 juin 2014 à Pessac (dim.-08-juin-2014@21h13) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

L'informatique à l'ère post-Snowden : choisir avant de payer !

Les révélations d'Edward Snowden sur la surveillance massive des communications et des usages rappellent le besoin impérieux que chaque citoyen puisse avoir la maîtrise des ordinateurs et des téléphones qu'il utilise.

Pourtant, les constructeurs et vendeurs d'ordinateurs et de téléphones nous imposent, dans l'immense majorité des cas, l'utilisation de programmes qui mettent notre vie privée en péril.

Chaque personne devrait donc pouvoir refuser de payer pour les programmes non désirés, non libres, et à l'inverse pouvoir choisir quels programmes fonctionneront sur son téléphone ou son ordinateur.

Aujourd'hui, Scideralle s'associe à des organisations du monde entier pour réclamer le libre choix du système d'exploitation sur les téléphones, les ordinateurs portables et toute autre forme d'ordinateur.

Signez la pétition internationale !

Pour en savoir plus : http://no.more.racketware.info/petition/fr/

source originale : L'informatique à l'ère post-Snowden : choisir avant de payer ! (lun.-24-mars-2014@00h00) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

PMB version 4.0.11 est disponible

La version 4.0.11 de PMB est disponible, l'affichage s'adapte au périphérique de consultation quelle que soit la taille de l'écran, y compris smartphones et tablettes.
Cette nouvelle version 4.0 est compatible PHP 5.3 et PHP 5.4, elle est stable et déployée sur l'ensemble des sites.
Bravo l'équipe !

source originale : PMB version 4.0.11 est disponible (jeu.-13-mars-2014@20h00) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

28 et 29 mars - Libre en fête à Chemillé

LIBRE EN FÊTE À CHEMILLÉ, CÉLÉBRONS LE LIBRE LES 28 ET 29 MARS 2014

Le Lycée de l'Hyrôme [1] et le Cybercentre du Centre Social du Chemillois [2] ont le plaisir de vous annoncer la première édition de Libre en fête à Chemillé les 28 et 29 mars prochains.
Pour accompagner l'arrivée du printemps, des événements de découverte des logiciels libres et du Libre en général sont proposés partout en France dans une dynamique conviviale et festive portée par l'April. Le lycée de l'Hyrôme et le Centre Social du Chemillois vous proposent de venir découvrir et partager les avantages de la culture libre, ses valeurs d'entraide, de coopération, de bien commun accessible à tous. Alors, sentez-vous Libres d'entrer sans frapper !

Cliquez ici pour visiter le site web : librenfete.csc49.fr [3] [4]
Vous avez demandé le programme [5] ?

VENDREDI 28 MARS 20H30 À L'USINE AU CENTRE SOCIAL : "LES ENJEUX DE LA BREVETABILITÉ DU VIVANT"

Longtemps exclus du domaine d'application des brevets, les organismes vivants, dont les graines, font aujourd'hui l'objet d'obtention de brevets. [11]
Une soirée afin de rendre compte des enjeux de la bataille menée par les agriculteurs/paysans pour défendre ce droit ancestral de resemer ses récoltes et d'utiliser des semences paysannes. Cette soirée entre culture Libre et semences libres de droits sera l'occasion d'inaugurer la première Grainothèque du Chemillois.

INTERVENANTS : *Valentin Beauval* et *Joseph Gallard*

SAMEDI 29 MARS AU LYCÉE DE L'HYRÔME : LE LIBRE POUR TOUS !

DE 10H À 12H30 :

PÔLE ASSOCIATION & ÉDUCATION [6]
En collaboration avec les CEMEA, venez découvrir des logiciels libres à destinations des associations et des enseignants du primaire et du secondaire.

TOUTE LA JOURNÉE :

MARCHÉ LIBRE [7]

Le SEL Camomille organise un marché entièrement gratuit. Apportez ce que vous voulez et repartez avec ce qu'il vous plaît !

GRAINOTHÈQUE [8]

Partagez vos semences

MACHINE À LIVRES

Partagez vos lectures

ATELIERS ET DÉMOS [9]

  • Install-Party (avec l'association C@lis de Cholet) : Venez découvrir les logiciels libres accompagné par des experts et des élèves passionnés du lycée. Venez avec votre ordinateur pour installer des logiciels libres, et si vous le souhaitez, passez à GNU/Linux (ordinausore accepté)
  • Démo-party : Démonstration de logiciels libres accessibles à tous pour un usage quotidien (traitement de texte, tableur, photo, vidéo, généalogie...) Démonstration d'imprimantes 3D, de projets Arduino, Raspberry, Processing menés par les élèves du lycée
  • Présentation d'OpenStreetMap (cartographie libre, alternative au géant Google Maps) Initiation à la programmation à partir de 8 ans etc.

ET AUSSI... [10]

  • Exposition libre, Vidéos, Musiques, Création d'imprimantes 3D...
  • + Goûter libre (amenez ce que vous souhaitez, on partage !)

PLUS D'INFOS :

  • 02 41 30 50 55 (demandez Yvan ou Vincent)
  • cybercentre@centresocial-chemille.asso.fr

Accès : libreenfete.csc49.fr/infos-pratiques [12]

LYCÉE DE L'HYRÔME (le samedi toute la journée)
71 rue Nationale 49120 Chemillé

CENTRE SOCIAL DU CHEMILLOIS (le vendredi soir)
5 rue de la Gabardière 49120 Chemillé

Liens :
[1] http://hyrome.paysdelaloire.e-lyco.fr/
[2] http://cyberchemille.org/
[3] http://www.libreenfete.csc49.fr
[4] http://libreenfete.csc49.fr
[5] http://cyberchemille.org/IMG/pdf/fly_libre_en_fete_site_rotated.pdf
[6] http://libreenfete.csc49.fr/pole-association-et-education/
[7] http://libreenfete.csc49.fr/marche-libre/
[8] http://libreenfete.csc49.fr/grainotheque/
[9] http://libreenfete.csc49.fr/ateliers-et-demos/
[10] http://libreenfete.csc49.fr/et-aussi/
[11] http://libreenfete.csc49.fr/les-enjeux-de-la-brevetabilite-du-vivant/
[12] http://www.libreenfete.csc49.fr/infos-pratiques/
[13] http://www.centresocial-chemille.asso.fr/
[14] http://centresocial-chemille.asso.fr/IMG/pdf/rapport_orientation_web.pdf

Voir en ligne : Librenfete.csc49.fr
source originale : 28 et 29 mars - Libre en fête à Chemillé (jeu.-06-mars-2014@21h27) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

À Libre ouvert : Post Install-partie 10h-13h samedi 8 mars 2014 à Pessac

Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac, dans la salle de réunion et l'espace Infomedi@, samedi 8 mars 2014 de 10h à 13h avec les associations ABUL, Scideralle, le collectif Giroll

Thème du jour :

Post install-partie GNU-Linux

Vous avez installé un système libre sur votre ordinateur, venez peaufiner votre système : configuration, échange de trucs et astuces, utilisation de logiciels vous posant problème…

Selon l'affluence, vous pouvez aussi sauvegarder vos données personnelles puis venir installer vous-même un système libre sur votre ordinateur avec l'aide de volontaires qualifiés.

Atelier encadré

Intervenants : volontaires

La manifestation sur le site de la médiathèque

source originale : À Libre ouvert : Post Install-partie 10h-13h samedi 8 mars 2014 à Pessac (mer.-05-mars-2014@13h26) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

À Libre ouvert : Install-partie samedi 11 janvier 2014 à Pessac

Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac, dans la salle de réunion et l'espace Infomedi@, samedi 11 janvier 2014 de 10h à 17h avec les associations ABUL, Scideralle, le collectif Giroll

Thème du jour :

Install-partie GNU-Linux

Sauvegardez vos données personnelles puis venez installer vous-même un système libre sur votre ordinateur avec l'aide de volontaires qualifiés.

Atelier encadré

Intervenants : volontaires

La manifestation sur le site de la médiathèque

source originale : À Libre ouvert : Install-partie samedi 11 janvier 2014 à Pessac (sam.-14-déc.-2013@13h07) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

À Libre ouvert : Jeux vidéo - samedi 14 décembre 2013 à Pessac

Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac, dans la salle de réunion et l'espace Infomedi@, samedi 14 décembre 2013 de 10h à 13h avec les associations ABUL, Scideralle, le collectif Giroll

Thème du jour :

Les jeux vidéo sous GNU-Linux

Jouer sous Linux, pas possible ou pas intéressant ? Une conférence pour combattre les idées reçues et brosser un tableau actualisé de ce qui se fait en la matière.

Conférence

Intervenant : Philippe Bousquet et volontaires

La manifestation sur le site de la médiathèque

source originale : À Libre ouvert : Jeux vidéo - samedi 14 décembre 2013 à Pessac (mer.-11-déc.-2013@13h00) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

data.abuledu.org : 14 000 resssources éducatives libres

RYXÉO [1] et ABULÉDU-FR [2] annoncent la mise en ligne de 14 000 ressources éducatives libres

data, http://data.abuledu.org, qu'est ce que c'est ?

  • C'est une bibliothèque numérique de ressources éducatives francophones, avec aujourd'hui 14 000 références libres adaptées aux besoins des enseignants.
  • C'est une bibliothèque participative : chacun peut en devenir contributeur (licence CC by SA), chaque fichier déposé est validé par la communauté AbulÉdu.

Grâce à ce système collaboratif, le fonds documentaire de data (photos, dessins, textes, documents audio et vidéo) croît rapidement, selon les attentes et les recherches des enseignants.
Conforme à la norme internationale LOM (learning object metadata), recommandée par le ministère de l'Éducation nationale, le système d'indexation de data simplifie la recherche d'archives.

Pour atteindre cet objectif, Ryxéo a conçu un format de fichier qui permet non seulement des entrées basiques telles que le titre du document, sa description, des mots-clefs… mais aussi pédagogiques comme les compétences, le niveau du public cible, le domaine d'enseignement, les activités induites, etc.

La création de serveurs miroirs, duplication de data sur d'autres sites, est non seulement possible mais fortement encouragée.

Le projet data est soutenu par l'Organisation Intergouvernementale de la Francophonie, le Conseil Régional d'Aquitaine, les associations AFUL, ABUL, April, Framasoft…

Voir en ligne : data.abuledu.org

[1] Ryxéo est une société de services et de formation spécialisée dans les logiciels Libres et Linux en particulier.
Son activité principale est le développement de logiciels libres dans le système éducatif. Son expertise recouvre également les systèmes et réseaux.
Contacts : 21, rue Eugène et Marc Dulout F-33600 Pessac
Tél : 05 35 54 01 18 - communication@ryxeo.com

[2] AbulÉdu-fr est l'association qui regroupe les utilisateurs du système AbulÉdu
http://abuledu-fr.org/
AbulÉdu est un serveur pour réseau scolaire et une suite de logiciels éducatifs libres développée essentiellement par Ryxéo.
Déployé sur un parc de 2 500 serveurs, AbulÉdu compte près de 50 000 usagers.
Issu d'une longue relation d'échanges entre enseignants et professionnels de l'informatique, il s'adapte aux besoins de ses utilisateurs enseignants et non l'inverse .
http://abuledu.org/

source originale : data.abuledu.org : 14 000 resssources éducatives libres (ven.-22-nov.-2013@20h50) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Banques d'images

Préambule : difficile de trouver des images libres... et pourtant il y a beaucoup d'images disponibles sur Internet. Ce qui suit est utilisable dans un contexte éducatif, mais pas toujours libre, dommage. Lisez bien les conditions d'utilisation des images, privilégiez les licences libres et les sites participatifs.

Voir aussi banque de sons

Liens

  • http://openclipart.org
    Open Cliparts Library, bibliothèque de cliparts sous licence Creative Commons Public Domain
  • Clic images
    Clic images a d'abord été distribué sur cédérom par le CRDP de Bourgogne. Cette banque de plus de 350 images avait pour objectif de fournir aux enseignants un ensemble d'illustrations correspondant au lexique utilisé dans le matériel vidéo du CNDP « CE sans frontière ». Complément utile de l'enseignement des langues, ces images peuvent aussi servir à l'école maternelle. Merci à Jonathan Tessé.
    NB : Elles n'étaient libres de droit que dans le cadre d'une utilisation pédagogique en classe ; pour toute autre forme d'usage, une autorisation devait être demandée au CRDP de Bourgogne. Elles sont désormais sous licence libre Creative Commons CC-BY, bravo !
    Clic Images a été mise à jour le 17 octobre 2013 : 24 nouveaux dessins illustrent des objets usuels. Clic images 2.0 contient à ce jour 879 images.
  • http://recit.csdm.qc.ca/local/panie...
    Le panier d'épicerie des jeunes : photographies de fruits, légumes, viandes, produits céréaliers ou laitiers, etc. Attention aux particularités québécoises pour le vocabulaire (attention, actuellement inaccessible, contenu peut-être regroupé ici ?).
  • http://bips.cndp.fr/
    Réalisé à l'aide d'un logiciel libre de création de photothèque, cet outil permet de mutualiser des images qui peuvent être utilisées en classe par les enseignants et les élèves, gratuitement et sans demande préalable.
    Images et scénarios pédagogiques.
  • http://members.aol.com/philBeaud/IN...
    Photos de fleurs, oiseaux, insectes, mammifères, reptiles, paysages, merci à Philippe Beaud. Son site hébergé chez AOL est malheureusement fermé.
  • http://www.pics4learning.com/
    Photographies pour l'enseignement. Il faut fouiner, c'est en anglais et surtout orienté USA, mais on trouve beaucoup de choses intéressantes comme par exemple la série sur les milieux naturels.

d'autres liens...

  • http://carrefour-education.qc.ca/re...
    Documents libérés de droits proposés par Carrefour Éducation au Québec. La mission de Carrefour éducation est de fournir aux enseignants de l'éducation préscolaire et de l'enseignement primaire et secondaire un accès rapide et efficace à des ressources pertinentes et validées pour faciliter et enrichir le développement des compétences des élèves.

liens disparus

Si vous retrouvez un lien actif vers ces ressources, merci de le signaler !

  • http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/l...
    Photos du monde hispanophone par et pour les profs d'espagnol. On peut envoyer ses photos, même sur papier. (Arg ! Ce travail est actuellement introuvable sur le site ! C'est pourtant, là encore, un site académique…)
source originale : Banques d'images (dim.-03-nov.-2013@20h30) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

fOSSa 2013 #20 21 et 22 Novembre à Lille

fOSSa c'est quoi ?

  • Trois jours intenses de conférences, débats, ateliers, rencontrent participatives avec des experts internationaux, qui replacent l'open source à la croisée de l'industrie et de la recherche, en mode bureau des tendances internationales.
  • Un lieu où les futures technologies et leurs futurs impacts sur la société sont discutés, qu'il s'agisse d'open source, d'open hardware, d'open networks, et même, cette année, d'open journalisme
  • L'inscription à la conférence est gratuite (et comprend repas, boissons, magazines et t-shirt à gagner ! si si !).

Le programme ?

  • 
Tracks thématiques : open education, flow computing, open journalism, Ecosystem, Eco Trust / Economy.
  • 
Tweetlunches, débat, Carrefour des possibles organisé avec la Fing 
* Des démos, des goodies, des tshirts, une tablette, une bonne ambience, des concours :-)

Le mercredi 20 Novembre est décidé à l'innovation dans le milieu du logiciel libre (Démos, Smart Cities, Smart Homes, Internet of Things, Carrefour des possibles - La Fing, Cocktail & Networking).


Le jeudi 21 novembre est dédié aux potentiels .. Le futur dans les domaines de l'éducation ? Le flow computing ? Le futur en matière d'art numérique et enfin la découverte d'un nouveau domaine où la la digue de l'open source a cédé : l'open source journalisme avec des intervenants venant du japon, d'Angleterre et des états unis.

Le vendredi 22 novembre abordera les NOUVEAUX modèles économiques issues des domaines de l'open source, open hardware, monde industriels et automobiles. Nous aurons la chance d'avoir WIKI SPEED (la voiture open source qui révolutionne le monde automobile), Goteo (l'une des solutions de crowdfunding les plus populaires d'Europe), FoldaRap (la dernière génération d'imprimantes 3D, l'auteur nous expliquera comment il vit de la fabrication et vente d'imprimantes 3D), BlaBlaCar (site web de co-voiturage avec plus de 4 millions d'utilisateurs et un système de "confiance" innovant !), et plein d'autres bonnes surprises.



fOSSa est organisée cette année par Inria, avec EuraTechnologies et la Fing, avec le soutien de plusieurs partenaires (MCD, Engineering, CITC).



Merci

/ Le comité d'organisation de fOSSa

/ Suivre et relayer la conférence

#fossa2013 @FossaConference

Nous sommes une équipe enthousiaste, motivée et passionnée par 'l'open sciences et l'open technology'. Les écosystèmes et les nouveaux modèles économiques sont au coeur de fOSSa, vous êtes particulièrement et chaleureusement invités à cette édition !

source originale : fOSSa 2013 #20 21 et 22 Novembre à Lille (dim.-03-nov.-2013@11h30) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

À Libre ouvert : LibreOffice - samedi 12 octobre 2013 à Pessac

Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac, dans la salle de réunion et l'espace Infomedi@, samedi 12 octobre 2013 de 10h à 13h avec les associations ABUL, Scideralle, le collectif Giroll

Thème du jour :

La suite bureautique LibreOffice

Le logiciel LibreOffice de la Document Foundation, référence pour la bureautique ; le format de fichier Open Document

Conférence et atelier

Intervenants : Jean-François Nifenecker, José Dias et volontaires

La manifestation sur le site de la médiathèque

source originale : À Libre ouvert : LibreOffice - samedi 12 octobre 2013 à Pessac (jeu.-10-oct.-2013@07h07) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

À Libre ouvert : logiciel libre au quotidien - samedi 14 septembre 2013 à Pessac

Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac, dans la salle de réunion et l'espace Infomedi@, samedi 14 septembre 2013 de 10h à 17h avec les associations ABUL, Scideralle, le collectif Giroll

Thème du jour :

Les logiciels libres au quotidien

Logiciels libres, formats ouverts de fichiers , services en ligne, vie privée
Tour d'horizon et cas concrets pour néophytes ou curieux…

Intervenants : Jean Peyratout et volontaires

La manifestation sur le site de la médiathèque

source originale : À Libre ouvert : logiciel libre au quotidien - samedi 14 septembre 2013 à Pessac (ven.-13-sept.-2013@07h37) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

2es Rencontres décentralisées du Logiciel libre (RMLLd)

En 2000 à Bordeaux naissaient les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre dont la quatorzième édition s'est déroulée du 6 au 13 juillet 2013 à Bruxelles en Belgique.

En 2011 étaient organisées les premières Rencontres Mondiales Décentralisées du Logiciel Libre à Saint-Joseph de La Réunion, dans l'Océan Indien.

La ville de Saint-Joseph s'est de nouveau portée candidate pour accueillir une deuxième édition en 2013. Toutes les forces vives du Libre à la Réunion se sont mobilisées avec les CEMÉA La Réunion pour que, du 23 au 25 août 2013, un public nombreux puisse venir découvrir et partager la richesse du monde du Libre !

Le résultat a dépassé les espérances : une affluence importante et intéressée a montré tout l'intérêt de l'organisation de cette manifestation. Les associations se sont notamment montrées intéressées et les ateliers et conférences n'ont pas désempli.

Bravo aux organisateurs et à leurs partenaires !

Si on en fait une biennale, rendez-vous aux RMLLd en 2015 ? ;-)

source originale : 2es Rencontres décentralisées du Logiciel libre (RMLLd) (dim.-01-sept.-2013@08h43) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Priorité aux logiciels libres et formats ouverts à l'école !

Des éditeurs de logiciels propriétaires critiquent la priorité posée au Sénat dans l'Article 10, 4° du projet de loi sur la Refondation de l'École de la République à l'utilisation de logiciels libres et de formats ouverts pour le service public du numérique éducatif, prétendant que cela serait susceptible de porter atteinte au principe de neutralité technologique qui est la règle pour les marchés publics.

L'argument, appuyé par des menaces à peine voilées de recours contentieux, "oublie" que la distinction entre un logiciel libre et un logiciel non libre n'a rien de technologique. Un logiciel libre respectueux des standards ouverts est neutre tant du point de vue technologique que commercialement, et le choix de cette licence est donc possible pour tous les acteurs de la filière qui le décident. La préférence donnée au logiciel libre, choix juridique et non technologique, laisse donc le jeu ouvert et ne favorise aucun opérateur au détriment d'un autre.

Bien au contraire, ce choix est garant d'une bonne utilisation des fonds publics pour le financement de logiciels et de ressources sous licence libre et en formats ouverts, pérennes, interopérables et ne mettant pas de frein à la possibilité pour tout acteur de contribuer à cette filière

source originale : Priorité aux logiciels libres et formats ouverts à l'école ! (sam.-25-mai-2013@20h06) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Les services en ligne loyaux, non économiquement viables ?

Nous apprenons la fermeture du service en ligne TioLive qui était une solution SaaS (software as a service - logiciel en tant que service) proposant un service complet d'ERP, de CRM et de courrier électronique.

TioLive était un rare exemple commercial de service en ligne libre et loyal, au sens des statuts de l'AFUL.

Sa disparition, pour cause de non viabilité financière, est forte d'enseignements pour les militants du logiciel libre que nous sommes. En effet, le fait que ce service disparaisse, alors qu'il comptait plusieurs milliers d'utilisateurs, nous démontre que les utilisateurs de services en ligne se moquent totalement de la protection de leur vie privée, du secret commercial, et de la possibilité de se « libérer » facilement du service en ligne qu'ils utilisent. La seule chose qui prime à leur yeux n'est finalement que la gratuité du service et, pour avoir du gratuit, ces utilisateurs sont prêts à fermer les yeux sur ce qui doit être (est ?) vraiment important.

Si, dans le monde des ordinateurs personnels (PC, tablette, smartphone), le logiciel libre s'est fait sa place et dispose de tout un panel de modèles économiques pour assurer sa viabilité, ce n'est pas encore le cas dans l'informatique en tant que service. En effet, s'y opposent la distribution d'un logiciel à l'exploitation d'une solution en ligne. S'il est facile d'avoir des coûts de distribution marginaux, voire nuls, pour un logiciel classique, c'est beaucoup plus compliqué pour l'exploitation d'un service en ligne.

Prenons un exemple, le coût par utilisateur d'un logiciel tel que LibreOffice. Il est négligeable pour la Document Foundation dans la version installée que nous utilisons. Si, en revanche, une version en ligne était proposée à tout internaute, comme le fait Google Docs, le coût annuel serait très certainement de plusieurs millions d'euros (à raison de quelques euros par utilisateur).

Appliquer les « recettes » des services en ligne non libres pour récupérer ce coût n'est pas possible quand on souhaite faire Libre et Loyal. En effet, soit on monnaye l'utilisateur lui même (si c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit) et donc on viole le secret absolu et la protection des données des utilisateurs, soit on oblige l'utilisateur à payer en mettant des verrous (sur les données de l'utilisateur, sur la solution logicielle ou des verrous juridiques) qui empêcheront de reproduire (à coût raisonnable) le même service ailleurs (chez soi, notamment) ou d'en partir aisément.

Mais dans un monde ultra connecté, multi-appareils, et où l'informatique devient un outil du quotidien, se passer de services en ligne est difficile, voire devenu impossible pour les plus geeks/bidouilleurs/technophiles d'entre nous.

Si nous souhaitons l'émergence d'un monde numérique ouvert et loyal, la question centrale demeure donc : Comment diminuer le coût d'exploitation par utilisateur d'un logiciel en tant que service libre et loyal pour faire en sorte qu'il soit économiquement viable afin de le pérenniser ?

La solution nous permettant de regagner notre liberté en ligne reste donc notre capacité à nous affranchir de l'infrastructure mise en place par les opérateurs de Cloud Computing (au sens large du terme) et des services qu'ils proposent. C'est tout le sens de l'auto-hébergement prôné par Benjamin Bayart lors de sa conférence du 13 juillet 2007 « Internet libre, ou Minitel 2.0 ? » ou du projet FreedomBox inspiré par Eben Moglen début 2011. Je peux même citer certains NAS tels que les Synology qui, grâce à la suite logicielle fournie mais pas forcément libre, permettent d’héberger aisément de nombreux services à usage personnel.

Si l'auto-hébergement répond à bon nombre d'inquiétudes, il ne répond pas au besoin -devenu réel- de pouvoir bénéficier de l'agilité et de la simplicité d'une infrastructure de type Cloud Computing. De plus, si nous voulons que l'informatique libre se démocratise au-delà des seuls informaticiens et autres geeks, pour qui passer du temps à faire de l'administration système donne (presque) autant de plaisir que boire une bonne bière, nous nous devons de créer les outils permettant à chacun de pouvoir s'y mettre facilement et y participer sans compétences techniques.

Si nous imaginons le monde numérique ouvert et loyal que nous voulons pour demain, nous devons l'imaginer tel que chacun d'entre nous soit en mesure de mettre à disposition de tous de l'espace de stockage, de la puissance de calcul, de la bande passante et de proposer n'importe quel logiciel libre en tant que service afin de l'utiliser sur ses serveurs ou sauvegarder le service d'un autre dans un système d'entraide (don, échange, location de capacité).

La solution de remplacement de TioLive par SlapOS va dans la direction de cette vision (pour l'instant partiellement mais la voie tracée est, à mon humble avis, la bonne). Proposer aux particuliers et aux entreprises de s'héberger soi-même (que ce soit à la maison sur sa connexion Internet personnelle ou sur des serveurs d'hébergement classiques dans un datacenter), de déployer simplement ses logiciels en tant que service et d'en ajouter de nouveaux, permet de faire émerger une infrastructure d'informatique en nuage personnel (Personal Cloud Computing) tout en créant le terreau nécessaire à la création des logiciels libres en tant que service de demain. C'est certainement une piste à suivre de près et à encourager.

Comme à chaque fois qu'un projet sous licence libre donne de bons espoirs pour faire avancer notre monde numérique sur la route de la liberté et de la loyauté, son succès ou son échec dépendra de nous et de notre implication. Toute la question reste donc de savoir si nous, militants pour une informatique libre, laisserons ce projet dans les seules mains des quelques entreprises qui le développent ou si nous allons y participer activement afin de faire en sorte qu'il rende les services que nous attendons de lui et faire en sorte qu'il soit utilisable par d'autres personnes que les seuls développeurs.

source originale : Les services en ligne loyaux, non économiquement viables ? (lun.-20-mai-2013@16h10) (Carnet (blog))

Le MOOC, atelier 30 mai 2013 à Paris Diderot

Atelier MOOC 2013

How "Online", "Social" and "Open" are revolutionizing education

Date : 30 mai 2013
Lieu : Paris (Université Paris Diderot)
Lien : http://workshop.lemooc.com/fr/
Programme : [http://workshop.lemooc.com/fr/programme/]
Inscription : [http://workshop.lemooc.com/fr/registration/]

Les MOOC ("massive open online courses"), Cours en ligne ouverts et massifs, semblent s'inscrire dans la mouvance "ouvert" comme le Libre, l'open source ou les données publiques ouvertes ("open data").

Le groupe Thématique Logiciel Libre de Systematic, en présence d'un représentant du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, organise en collaboration avec des institutions académiques et des industriels un atelier pour débattre autour des questions suivantes :

  • Les aspects économiques du MOOC
    • Quels sont les modèles économiques ?
    • Qu'est ce qui est vraiment nouveau par rapport à des cours universitaires disponibles en ligne ? Est-ce que les MOOC ne représentent qu'une opportunité marketing ?
    • Des acteurs économiques pourront ils émerger ?
  • Ses aspects pédagogiques et sociaux
    • Les MOOC sont-ils révolutionnaires ? L'enseignement sera-t-il fortement modifié ?
    • Comment réaliser un "bon" cours MOOC ?
    • Comment un enseignant interagira-t-il avec les élèves ?
    • Quelles certifications ou quels diplômes seront délivrés à la fin du cours ? Quelle sera leur crédibilité si cela est basé sur des tests en ligne ?
  • Ses aspects technologiques
    • Quelles sont les véritables innovations ? Quelles sont les technologies nouvelles derrière les MOOC ?
    • Quelles sont les faiblesses technologiques ou les manques à l'heure actuelle ? Des verrous technologiques sont-ils à ce jour identifiés ?
    • Qu'est ce qui est vraiment ouvert ?
    • Et, évidemment, quelles sont les possibilités de construire des propositions de projets collaboratifs sur des sujets relatifs aux MOOC ?
  • Des retours d'expériences à plus ou moins grande échelle seront aussi l'objet de débat et réflexion.
source originale : Le MOOC, atelier 30 mai 2013 à Paris Diderot (lun.-20-mai-2013@14h45) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

AFUL : Libre ou Open Source ?

C'est avec grand plaisir que j'ai lu le dernier framabook Histoires et cultures du Libre. Les auteurs ont fait un long et bon travail et je le conseille à tout ceux qui souhaitent comprendre le mouvement du Libre via ses différentes composantes et son impact pour nos sociétés.

Cependant, un passage de la page 269 m'a particulièrement étonné  :

L’AFUL, créée en 1998, revendique quant à elle son appartenance au mouvement open source

Une telle affirmation surprend, sachant que AFUL est l’acronyme de Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres, que les statuts de l'association sont clairs sur ce que nous entendons par logiciels et ressources libres et que pas une seule fois le terme « open source » n'y est cité, que nous expliquons notre point de vue historique dans le chapitre Logiciels libres et Open Source de la page « Qu'est-ce qu'un logiciel libre ? », que le communiqué de presse annonçant la création de l'AFUL indique bien « l'ADN » de l'association en précisant que l'AFUL souhaite favoriser le développement d'une informatique libre, ouverte à tous, maîtrisée par ses utilisateurs et que dans toutes nos communications nous parlons toujours de « logiciels libres » voire parfois, pour être consensuel, de « logiciels libres et open source ».

Après discussion avec l'auteur, dont l'intégrité intellectuelle n'est pas à démontrer, pour comprendre son cheminement de pensée, sa conclusion est que l'AFUL, par son approche plus pragmatique que dogmatique, « développe un propos qui par certains aspects évoque celui du mouvement open source ».

Il est vrai que l'approche pragmatique a bien été développée par les initiateurs du mouvement open source (méthode de développement de logiciel qui exploite la puissance de l'examen par les pairs, distribuée, avec transparence du processus). L'AFUL est peut-être trop modeste sur ses positions et sur son travail de fond pour la promotion du Libre ce qui fait que l'auteur a pu tirer une telle conclusion, que je pense un peu hâtive.

Détaillons donc la position de l'AFUL sur ces différents sujets :

Avant tout, l'AFUL n'a pas souhaité et ne souhaite pas entrer dans le clivage idéologique « logiciel libre » contre « logiciel open source ». Ce clivage idéologique est un débat d'experts qui n'intéresse que les experts - et les trolleurs. La position de l'AFUL restera de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre des mouvements mais plutôt de travailler avec tous ceux qui veulent faire avancer les ressources libres. Ainsi l'AFUL est autant en relation avec la FSF ou la FSFE qu'avec l'OSI et continuera de soutenir toute initiative de toute organisation permettant d'augmenter les libertés des utilisateurs.

Il y a probablement des lacunes dans l'explication et la communication de la part de l'AFUL sur ce que nous entendons par avantages concrets des logiciels et ressources libres, qui doivent être mieux précisés. Contrairement à la position de l'Open Source Initiative qui axe son argumentation sur l'avantage qualitatif du modèle de développement open source, nous voyons plutôt à l'AFUL les avantages des libertés que les licences libres (et open source) accordent aux utilisateurs.

Bien que l'offre en logiciels libres n'ait jamais été aussi grande, nous constatons depuis plusieurs années un mouvement de fond vers une limitation des libertés des utilisateurs. Les exemples sont nombreux de logiciels non libres accolés avec du logiciel libre qui parfois relèvent du véritable cheval de Troie. Le nombre et la part de marché d'acteurs professionnels (qu'ils soient sociétés de service ou éditeurs) pratiquant des modèles d'affaires restreignant les libertés de leurs clients utilisateurs nous inquiète également sur le long terme.

Ainsi on pourrait effectivement dire que si l'AFUL n'a pas franchement un discours dogmatique pour que tous, partout, utilisent du logiciel libre (la liberté ne s'impose pas !), c'est que l'association cherche plutôt à faire comprendre pourquoi il est important que les logiciels et ressources soient libres en expliquant pourquoi, pourquoi faire et comment.

Lorsque l'AFUL cherche à expliquer que le logiciel libre dépend de ses utilisateurs ou il ne sera plus libre, que ce soit pour la pérennité de l'existant ou l’émergence des futurs logiciels, le discours est naturellement axé sur les avantages concrets et les valeurs apportées par les quatre libertés telles que définies par la Free Software Foundation.

Cette approche sur les avantages concrets qu'apporte le Libre nous permet par exemple de cibler notre discours auprès des entreprises utilisatrices, pas sous la forme « Arrêtez d'utiliser du logiciel privateur et passez au logiciel libre ! » mais plutôt en expliquant « Utilisez et participez au logiciel libre, améliorez le patrimoine et étendez-le ! Votre liberté future en dépend. ».

Si convaincre une entreprise ou une administration de choisir ou migrer vers le logiciel libre est certes satisfaisant, la voir contribuer et enrichir l'écosystème est une bien plus belle victoire. Si nous, militants, sommes convaincus de la supériorité du logiciel libre en termes de valeurs éthiques ou techniques, il reste à faire comprendre à ceux qui ont les moyens (techniques ou financiers) que la qualité et la multiplicité de l'offre en logiciel libre dépend de leur implication.

C'est pour cela que l'AFUL participe aux travaux de l'AFNOR dans la commission Formats de Documents Révisables, ou lance en 2011 le concours AFULtab et finance l'amélioration de logiciels libres communautaires. C'est aussi par des prises de parole publiques, par des échanges avec différentes entreprises utilisatrices ou productrices et en s'impliquant fortement dans l'éducation et l'éducation populaire que nous pouvons espérer pérenniser les libertés de l'utilisateur, motivation première des membres de l'AFUL.

S'il y a de très nombreuses mauvaises raisons de choisir du logiciel libre, notamment celles relevant de la recherche d'un moindre coût, les bonnes peuvent se résumer en trois mots qu'il faut marteler à long terme : confiance, partage, pérennité.

source originale : AFUL : Libre ou Open Source ? (dim.-19-mai-2013@11h06) (Carnet (blog))

Le cookies-modificator

L'idée est simple : modifier à la volée, rapidement et simplement le contenu des cookies qui sont sur ma machine.

L'outil pourrait s'appeler cookies-modificator.

Il édite donc le petit fichier au format texte (un format ouvert), le modifie et l'enregistre. Automatiquement ou au cas par cas.

Les sites qui se servent de ces cookies devraient être ravis : le contenu sera bien plus personnel et correspondra encore plus à l'utilisateur (avec par exemple des «42», «1998-26-03», «bonjour-serveur» et autres «vivent_les_formats_ouverts!» inscrits dedans).

Une extension Firefox ? Un script shell-Perl-Python ? Une macro Emacs-Vim ? Autres ?

Et une autre idée surgit : et si les sites qui déposent ces cookies mettaient en avant l'interdiction de modifier leurs cookies pour des raisons de propriété intelectuelle ou d'atteinte aux contenus ?

source originale : Le cookies-modificator (ven.-29-mars-2013@13h13) (Pour les formats ouverts !)

Le money-relativisator

Soit une page Web : elle contient du texte avec des montants. Au lieu de lire ces montant comme ils sont écrits, je souhaite une transformation avec une conversion.

Par exemple, au lieu de lire « 35000 euros la nuit » je lirais « 1,4 an(s) la nuit », c'est-à-dire 1,4 an de salaire annuel...

Cela peut s'afficher directement à la place ou en plus du montant, ou en passant la souris par dessus (voire via le clic droit).

Le paramétrage se fait en indiquant le montant qui sert de base de calcul (par exemple son salaire annuel, un bénéfice annuel d'entreprise, un PIB) et le texte à afficher après le résultat du calcul.

Le nom de cette extension de navigateur serait money-relativisator : au lieu d'avoir un montant brut (format absolu), on le relativise (format relatif, terme utilisé notamment dans les tableurs) par rapport à l'unité de son choix.

Le texte de la page Web doit être au format ouvert HTML.

Cette autre manière de lire les informations en les adaptant n'est qu'une possibilité comme le sont ses propres CSS ou le blocage de publicité, idée déjà développée (en février 2005 !).

source originale : Le money-relativisator (ven.-29-mars-2013@13h06) (Pour les formats ouverts !)

Il faut sauver les annonces de Carambar

Les formats ouverts texte et HTML pour permettre les archives

Fin mars 2013, l'affaire de la fausse fin des blagues Carambar a connu une médiatisation très importante entre l'annonce de la fin (21 mars), les reprises et réactions à cette annonce, puis l'annonce de fausse fin (25 mars).

Mais qu'en est-il des documents d'origine officiels ? Quelle est la source ?

Ce sont 2 images qui montrent le texte de l'annonce. Quant au site officiel Carambar, on y trouve de la video à propos des coulisses de la fausse annonce.

Il n'y a donc aucun document intégral au format texte de ces 2 annonces :

  • or le format texte est le seul format facilement indexable par les moteurs de recherche (et copiable, voir plus bas à propos des majuscules) ;
  • or le format texte s'écrit très facilement dans une page Web au format HTML ;
  • or le format HTML est un format ouvert, et sans doute un des plus importants.

Voici donc pour les archives les 2 annonces, en intégralité, en texte, en HTML, en majuscules, en ajoutant quelques commentaires (à propos de la structure).

Le tout grâce aux formats ouverts.

Précision : le texte a été repris avec son formatage d'origine (renvoi à la ligne, majuscules) qui correspond au format du texte des blagues Carambar. La lisibilité du texte en majuscules n'est pas idéale, comme indiqué dans les commentaires. Comme il s'agit de texte, il est possible (si on le souhaite) de copier, coller et transformer les lignes en minuscules dans l'outil de maniement de texte de son choix.

Premier texte d'annonce : (logo) CARAMBAR C'EST DU SÉRIEUX ! (titre) DE LA CULTURE DE LA BLAGUE... À LA CULTURE GÉNÉRALE

CONSCIENT QUE LES ENJEUX DE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS VONT AU-DELÀ DE LA MISSION DE L'ÉCOLE, CARAMBAR A DÉCIDÉ DE MONTRER L'EXEMPLE ET DE PARTICIPER À SA FAÇON À L'ÉDUCATION DES PLUS JEUNES.

A PARTIR DU 15 AVRIL 2013, LES BLAGUES CARAMBAR SERONT REMPLACÉES PAR DES EXERCICES LUDO-ÉDUCATIFS.

CARAMBAR TOURNE UNE PAGE DE SON HISTOIRE EN SUPPRIMANT LES BLAGUES DE SES PAPILLOTES, VÉRITABLE INSTITUTION DEPUIS 1969.

L'INTÉRÊT DE L'ENFANT RESTANT AU CENTRE DE LA STRATÉGIE DE LA MARQUE, CARAMBAR A DÉCIDÉ DE S'ENGAGER DANS UNE DÉMARCHE D'ACCOMPAGNEMENT ÉDUCATIF DES JEUNES CONSOMMATEURS.

AUJOURD'HUI DE NOMBREUSES ÉTUDES PROUVENT QU'ASSOCIER LA TRANSMISSION DES SAVOIRS AUX MOMENTS DE PLAISIR FAVORISE LA MÉMORISATION ET L'APPRENTISSAGE.

DEMAIN, EN GARDANT EN MÉMOIRE CES LEÇONS LES PLUS JEUNES FERONT L'ACQUISITION DE NOUVEAUX RÉFLEXES D'APPRENTISSAGE ASSOCIÉ AU PLAISIR DE LA GOURMANDISE ET DU

POUR DÉCOUVRIR LES NOUVEAUTÉS CARAMBAR VOUS TROUVEREZ DANS CE MINI-CARTABLE :

  • UNE CLÉ USB CONTENANT LE FILM DU LANCEMENT
  • 1 EMBALLAGE "COLLECTOR" DU NOUVEAU CARAMBAR
  • 1 BOÎTE DE CRAYONS
  • 1 CAHIER D'ACTIVITÉS
  • 3 CARTES POSTALES

RETROUVEZ LA MARQUE SUR :
CARAMBAR.FR
FACEBOOK.COM/LESCARAMBAR
TWITTER.COM/CARAMBAR_FRANCE

Second texte d'annonce : (logo) CARAMBAR (titre) LA FIN DES BLAGUES CARAMBAR ... #CETAITUNEBLAGUE

LA FIN DES BLAGUES EST UNE BLAGUE, ANNONCE LA MARQUE CARAMBAR EN EXPLIQUANT SON OPÉRATION DE BUZZ QUI A ALIMENTÉ LES CONVERSATIONS SUR LA TOILE ET DANS TOUS LES PRINCIPAUX MÉDIAS FRANÇAIS, CES CINQ DERNIERS JOURS.

"LA BLAGUE CARAMBAR EST, DEPUIS LA FIN DES ANNÉES 60, UNE DES VALEURS EMBLÉMATIQUES DU PRODUIT, QUI CAPITALISE SUR LA BONNE HUMEUR ET LA FANTAISIE ASSOCIÉES À LA GOURMANDISE... ET CE N'EST PAS PRÊT DE CHANGER.
CHEZ CARAMBAR, ON A SOUHAITÉ CONSTRUIRE UNE PRISE DE PAROLE SYMPATHIQUE EN SORTANT DES STRATÉGIES TRADITIONNELLLES. AU LIEU DE PARLER DE NOS BLAGUES, ON A PRÉFÉRÉ EN FAIRE UNE GRANDE" EXPLIQUE MAGALI MIRAULT, RESPONSABLE MARKETING DE LA MARQUE.

« LA RELATION ENTRE CARAMBAR ET LES FRANÇAIS, C'EST COMME UNE HISTOIRE D'AMOUR, DE TEMPS À AUTRE, IL FAUT LA RAVIVER. C'EST QUAND ON CROIT PERDRE CE QUI NOUS EST CHER QUE L'ON RÉALISE A QUEL POINT ON Y TIENT. LES PREUVES D'AMOUR QUE CETTE OPÉRATION A SUSCITÉES NOUS RAPPELLENT QUE LA MARQUE CARAMBAR FAIT PARTIE DE NOTRE PATRIMOINE COLLECTIF » EXPLIQUE LE GROUPE FRED & FARID DERRIÈRE CETTE OPÉRATION, CONÇUE ET ORCHESTRÉE PAR SES DEUX AGENCES, KIDS LOVE JETLAG ET FRED & FARID MEDIA.

CARAMBAR TIENT À REMERCIER LES MILLIONS DE FRANÇAIS QUI ONT EXPRIMÉ LEUR ATTACHEMENT À LA MARQUE CES DERNIERS JOURS.

source originale : Il faut sauver les annonces de Carambar (jeu.-28-mars-2013@20h09) (Pour les formats ouverts !)

Ne rien faire pour la journée des standards ouverts

Cette année, ma technique (mon format) pour le Document Freedom Day (DFD au format abrégé) est simple : ne rien faire (NRF au format abrégé).

Chaque jour, ou presque, je parle des formats ouverts : sur ce blog, via le microblog Identi.ca et Twitter, lors de conférences, pendant des salons, au cours de formations ou en discutant avec des personnes.

J'explique pourquoi le format est la clé, quelles conséquences essentielles il a, comment utiliser un format ouvert (il semblerait même que j'ai une déformation, je vois des formats partout : « Toi et tes formats ! » ;-) ).

Cela a commencé le 1er juillet 2004 pour ce site. Et depuis le 26 mars 2008, il y a chaque année la journée Document Freedom Day , qui promeut l'utilisation de standards ouverts.

La graduation de l'échelle NRF

Il y a donc un problème avec un fichier, un logiciel, un service. On vient vous en parler. Et vous identifiez que c'est un problème de formats...

  • Niveau 0 : zéro relance. Ne rien dire du tout, juste écouter...
  • Niveau 1 : un petit retour. Répondre que cela est en effet bien embêtant...
  • Niveau 2 : deux pincées de mystère. Ajouter que vous ne savez pas trop car vous n'utilisez pas ce format...
  • Niveau 3 : trois temps. Préciser que par le passé, vous en aviez parlé, que cela se produit maintenant, et que cela se reproduira dans le futur...
  • Niveau 4 : quatre éléments. Poursuivre avec les problèmes de format du support, du fichier, du logiciel et de la licence, mais ne rien dire de plus...
  • Niveau 5 : cinq doigts de la main. Conclure que vous allez aider et expliquer et accompagner et conseiller et réexpliquer, pour faire voler de ses propres ailes avec des formats ouverts. Mais attention : cela peut vous engager, donc s'assurer de la motivation...

Voilà, à vous de choisir le niveau de réponse.

Ah oui, une dernière chose.

Il y a aussi le Niveau 6 : sismique. Ce qui arrive est logique, découle de choix sans réflexion sérieuse et les problèmes qui en résultent doivent être assumés. C'est un tremblement de terre qui va rompre le pont qui vous relie à votre interlocuteur. Mais attention aussi : il est déconseillé d'un point de vue diplomatique...

Bonne journée DFD, mais pas seulement ce jour car il y a aussi tout le reste de l'année !

source originale : Ne rien faire pour la journée des standards ouverts (jeu.-28-mars-2013@15h27) (Pour les formats ouverts !)

Saisine Videolan: Consultation Hadopi

Presque un an après la saisine de la Hadopi par VideoLan qui demandait à la haute autorité comment, au titre de l'interopérabilité, le logiciel VLC pourrait, au vu de l'Article L331-5, lire des disques Blu-Ray sans contrevenir à l'Article L335-2-1, la Hadopi tourne encore et encore son exemplaire du Code de la propriété intellectuelle pour savoir que répondre à une telle requête - qui embarrasse les puissants propriétaires de mesures de protection technique contrôlant la diffusion des œuvres numériques et leurs otages.

Ainsi, le 6 février dernier la Hadopi a ouvert une consultation afin d'obtenir des éléments lui permettant de répondre à la question de savoir si « la documentation technique et les interfaces de programmation » visées à l’article L331-32 intègrent les clefs de déchiffrement d’un contenu protégé et plus généralement les secrets nécessaires.

Lors de l'audition de l'AFUL par la Hadopi sur cette saisine, le sujet des clés de chiffrement de DRM a été abordé, certes rapidement, mais la réponse nous semblait tellement évidente sur le cas concret du Blu-Ray posé par VideoLan que nous étions loin de penser que cette question provoquerait des interrogations à la Hadopi.

Nous répondons donc par ce billet à la consultation de la Hadopi avec deux objectifs, l'un de répéter plus posément à la Hadopi ce qui a été dit lors de l'audition, et le second dans une démarche pédagogique.

Lecture du Code la propriété intellectuelle

Les mesures de protection technique sont définies de cette manière dans l'article L331-5 :

On entend par mesure technique au sens du premier alinéa toute technologie, dispositif, composant qui, dans le cadre normal de son fonctionnement, accomplit la fonction prévue par cet alinéa. Ces mesures techniques sont réputées efficaces lorsqu'une utilisation visée au même alinéa est contrôlée par les titulaires de droits grâce à l'application d'un code d'accès, d'un procédé de protection tel que le cryptage, le brouillage ou toute autre transformation de l'objet de la protection ou d'un mécanisme de contrôle de la copie qui atteint cet objectif de protection.

On voit donc ici que le législateur a bien vu que des MTP pouvaient intégrer des procédés de cryptographie, mais cependant, afin de ne pas englober tout et n'importe quoi dans les MTP il a cru bon de préciser que :

Un protocole, un format, une méthode de cryptage, de brouillage ou de transformation ne constitue pas en tant que tel une mesure technique au sens du présent article.

Par ces deux alinéas, le législateur dit simplement que chiffrer un fichier avec GnuPG (ou n'importe quel système de chiffrement) n'est pas une mesure de protection technique, mais pourrait en être une composante.

Dans le même article le législateur indique que :

Les mesures techniques ne doivent pas avoir pour effet d'empêcher la mise en œuvre effective de l'interopérabilité, dans le respect du droit d'auteur.

Voilà donc l'ouverture prévue par le législateur permettant d'éviter que les œuvres contrôlées par des MTP ne soient totalement, entièrement et à vie sous le contrôle des propriétaires des MTP.

Si l'AFUL a proposé, propose et continuera de proposer une définition de l'interopérabilité qui lui semble être la plus neutre et la plus juste possible, le législateur n'a pas pris soin de définir ce mot. Il a tout de même prévu d'expliquer ce qu'il entendait dans cet alinéa en créant l'Article L331-32 et notamment les alinéas suivants :

On entend par informations essentielles à l'interopérabilité la documentation technique et les interfaces de programmation nécessaires pour permettre à un dispositif technique d'accéder, y compris dans un standard ouvert au sens de l'article 4 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, à une œuvre ou à un objet protégé par une mesure technique et aux informations sous forme électronique jointes, dans le respect des conditions d'utilisation de l'œuvre ou de l'objet protégé qui ont été définies à l'origine.

Le législateur étant plutôt verbeux dans ses textes, faisons un peu de ménage…

On entend par informations essentielles à l'interopérabilité la documentation technique et les interfaces de programmation nécessaires pour permettre à un dispositif technique d'accéder […] à une œuvre […] protégé[e] par une mesure technique […]

Dans l'esprit et dans la lettre, le législateur a très clairement indiqué que l'objectif visé via la divulgation des informations essentielles à l'interopérabilité est bien l'accès à l'œuvre contrôlée par des MTP.

La question de la Hadopi étant de savoir si la documentation technique doit ou non intégrer les clefs de déchiffrement d’un contenu contrôlé, nous avons déjà notre réponse :

  • Oui, car les clés de chiffrement font partie de la MTP telle que définie dans le deuxième alinéa de l'Article L331-5.
  • Oui, car les clés de chiffrement sont nécessaires pour accéder à l'œuvre contrôlée tel que défini dans le deuxième alinéa de l'Article L331-32.
  • Oui, car les clés de chiffrement sont données aux éditeurs de logiciels non libres : les refuser à VideoLan serait un comportement abusif d'exclusion créant une distorsion de concurrence d'exploitation des œuvres probablement contraire aux règles de l'OMPI.

Conclusion

La lecture par l'AFUL du Code de propriété intellectuelle fait donc ressortir que VideoLan doit pouvoir, dans le respect du droit des auteurs du logiciel VLC et la licence du logiciel :

  • obtenir l'intégralité des informations lui permettant de lire le contenu d'un disque Blu-Ray et que ces informations doivent contenir les clés de chiffrement distribuées aux autres éditeurs de logiciels de lecture ;
  • implémenter, si les ayant-droits des mesures de protection du Blu-Ray le lui demandent, l'esprit de ces mesures de protection (par exemple en désactivant la fonction de copie de VLC lors de la lecture d'un Blu-Ray) et, éventuellement, mettre en œuvre des procédés techniques afin qu'il ne soit pas plus facile (ni plus compliqué) d'extraire les clés de chiffrement que dans les autres logiciels afin de ne pas porter gravement atteinte à la sécurité et à l'efficacité de ladite mesure technique.
source originale : Saisine Videolan: Consultation Hadopi (dim.-10-févr.-2013@18h48) (Carnet (blog))

Je suis lauréat, ou l'occasion de rendre hommage à Aaron Swartz

Mardi 29 janvier s'est déroulée au Cube d'Issy-les-Moulineaux la cérémonie des E-Toiles d'or 2013 organisée lors des Vœux de l'Internet. Il y eut 4 lauréats qui furent dans l'ordre de remise :

  • catégorie Art : Philippe Boisnard ;
  • catégorie Politique : Sandrine Bélier ;
  • catégorie Économie : Ismael Le Mouel ;
  • catégorie Société civile : moi-même.

J'ai donc eu l'honneur de recevoir ce prix des mains de François Élie, pour principalement mes actions à propos du sujet des formats. Comme le récipiendaire peut dire quelques mots, j'ai mis à profit cette occasion.

Un modeste cartonrama de 9 opaques pour ce prix, et pour Aaron Swartz

Les 9 cartons utilisés (au format papier) portaient les textes suivants et expliqué (au format oral) :

  • Net. Neu., pour la Neutralité d'Internet (et sa remise ne cause)
  • BnF, pour la Bibliothèque nationale de France (et sa numérisation restrictive de documents du domaine public)
  • VO. EL., pour le Vote électronique (et son absence de contrôle)
  • PDLSA, pour les sites Web Pas De Lien Sans Autorisation (et qui ne comprennent pas les liens hypertextes)
  • RSS, pour le format ouvert des flux
  • Markdown, pour ce format ouvert de balisage
  • CC, pour le format ouvert que fournissent les licences Creatives Commons
  • OA, pour le format ouvert que proposent les mouvements Open Access et Open Archive
  • Aaron Swartz, pour tout ce qu'il a réalisé, notamment dans les 4 formats ouverts cités et en lui dédiant ce prix. Il rejoint hélas Randy Pausch. Son suicide est une tragédie. D'autres l'ont bien mieux écrit. C'est ma modeste contribution.

Lors de 8 interventions dans des amphis de l'université Paris-Diderot, j'ai aussi utilisé en ce début d'année le cartonrama pour ma courte présentation d'un cours. L'un d'eux mentionnait Aaron Swartz, en expliquant.

Enfin, bravo et merci à Denis Marion pour l'organisation (patiente), ainsi qu'au Cube.

source originale : Je suis lauréat, ou l'occasion de rendre hommage à Aaron Swartz (mer.-06-févr.-2013@02h23) (Pour les formats ouverts !)

Cet éditeur le dit : le droit d'auteur, c'est bien pratique quand ça s'arrête

La Pléiade et Francis Scott Fitzgerald

Francis Scott Fitzgerald entre dans la Pléiade [1] est le titre d'un article de la rubrique Actualités du site des éditions Gallimard. Mais il n'indique pas un élément des coulisses de cette entrée qui eut lieu en septembre 2012. Car loin d'être un détail, cet élément a permis cette parution. Il a été officiellement fourni samedi 22 décembre.

Lors de l'émission du soir d'Europe 1, cette parution à la Pléiade a été signalée et commentée. C'est un beau cadeau de Noël, mais pourquoi ce grand écrivain n'arrive-t-il dans cette prestigieuse collection que cette année, se demanda le présentateur.

La réponse a été donnée par Philippe Jaworski qui a dirigé cette édition et qui a été interviewé : avant le 1er janvier 2011, il aurait fallu demander toute une série d'autorisations aux éditeurs qui avaient publié Francis Scott Fitzgerald ; or depuis début 2011, ce n'est plus le cas.

La fin du droit d'auteur a donc des aspects positifs.

Source et liens :
source originale : Cet éditeur le dit : le droit d'auteur, c'est bien pratique quand ça s'arrête (lun.-24-déc.-2012@02h19) (Pour les formats ouverts !)

Fin de la « mission de service public » : c'est la « dissolution ». Alors MERCI.

En ce vendredi 21 décembre 2012, ce sont les dernières heures de classe avant les vacances scolaires de Noël.

En Haute-Savoie, pour beaucoup, cela veut dire bien plus que ce simple constat de calendrier.

En effet, cela signifie la fin de l'accès à Internet en place depuis 1995, soit plus de 17 ans !

En cause, la « dissolution » au 31 décembre 2012 du CITIC74.

En question : pourquoi cette décision du Conseil Général.

En un paragraphe : les écoles, les lycées, les mairies, les offices du tourisme, les bibliothèques, les MJC de Haute-Savoie étaient connectés à Internet grâce au CITIC74. Le CITIC (Centre de l'Informatique et des TIC) est la structure publique départementale du Conseil Général. Il assurait aussi l'hébergement des sites Web, la gestion des noms de domaines, la messagerie, le filtrage des spams, l'asssistance, le développement, le support et la hot-line ! Sans oublier tous les personnels (60 000) de ces structures (plus d'un millier), connectées, dont les enseignants du département (via EdRes74). Le seul département en France dans cette situation inédite. Tout cela est fini.

En résumé la « mission de service public » d'accès aux « services Internet » du CITIC74 cesse.

En conséquence, chacune des nombreuses structures concernée se tourne vers « le marché ».

En conclusion, une situation inédite en France se clot.

En bref, adieu.

En dernier point : beaucoup d'associations du logiciel libre, qui étaient très utilisés par le CITIC74 (ou développés, comme l'excellent PingOO), ont été hébergées sur ses serveurs. Merci pour cette aide précieuse, cette implication et ces actions.

En post-scriptum : très sincèrement, très bonne continuation à Cécile, Sébastien, Jean-Claude, Daniel et les membres de l'équipe. Merci pour ce que avez fait.

En voulant aller plus loin avec quelques liens (certains des sites ci-dessous sont sans doute voués à ne pas durer, problème des archives) :

source originale : Fin de la « mission de service public » : c'est la « dissolution ». Alors MERCI. (dim.-23-déc.-2012@01h23) (Pour les formats ouverts !)

Connaissez-vous le Jeu du Lien ?

Un jeu pour qui ?

Le Jeu du Lien est un jeu qui se joue dans n'importe quelle société, association, administration et toute structure. Une seule condition : avoir un site Web.

Les joueurs

Il faut réunir 4 joueurs dénommés DiCom, DiGé, DiJu et DiTechI.

  • DiCom représente la Direction de la Communication ;
  • DiGé représente la Direction Générale ;
  • DiJu, la Direction Jurique ;
  • DiTechI, la Direction Technique et Informatique.
Le but

Le but du jeu est simple : voter pour dire « OAL » (Oui Au Lien) ou « NAL » (Non Au Lien), chacun ayant 1 voix,

  • OAL : les liens hypertextes vers le site Web de la société sont possibles sans autorisation à obtenir, sans courriel à envoyer ;
  • NAL : pas de lien sans autorisation de la société ; cette autorisation peut même être écrite, express voire préalable !

En cas de NAL, le site est qualifié de « PDLSA » : Pas De Lien Sans Autorisation.

Déroulement et affichage du résultat

La partie peut se jouer à n'importe quel moment. Le résultat s'affiche sur la page « Mentions légales » ou « Conditions générales d'utilisation » (CGU) du site dans la partie intitulée « Liens hypertextes ».

Les conséquences du jeu

En cas de OAL, le site s'inscrit dans le réseau du Web, ouvert et basé sur les liens hypertextes.

En cas de NAL, le site est donc PDLSA et des actions immédiates sont à réaliser :

  • il faut que DiGé envoie à Google l'autorisation pour faire des liens ; ou il demande à Google de supprimer les liens vers son site ; idem pour tous les autres moteurs de recherche ;
  • il faut que DiJu ajoute dans tous les contrats de travail de la société que son personnel a le droit d'écrire l'adresse du site Web dans sa signature de courriel et aussi de le mentionner dans leur courriel et dans tous documents (rapports, diaporamas,...) ;
  • il faut que DiTechI suppriment les flux RSS et les boutons de partage via les réseaux sociaux ; il doit aussi surveiller (via le referer par exemple) les liens de commentaires de blog ou de forum, mais aussi les sites d'adresses raccourcies et les recenser pour les contacter ;
  • il faut que DiCom interdise aux journalistes de mettre des liens dans leurs articles, dans leurs newsletter, sur leurs sites, y compris vers les communiqués de presse ; idem pour Facebook, pour les blogueurs, pour Twitter et pour tous les utilisateurs de réseaux sociaux ;

Sans oublier :

  • il faut que DiTechI prévoit l'arrivée massive de courriels de toute personne qui veut mettre l'adresse du site Web dans ses favoris, ses signets, son diaporama, son texte, son mémoire, son tableur ;
  • il faut que DiRH, qui représente la Direction des Ressources Humaines, non convié à la partie, embauche du personnel ou alors demande aux personnes en place de traiter les demandes d'autorisation. La sous-traitance par centre d'appel est envisageable.
Conclusion

« Bon jeu ? » Non, car ce n'est pas un jeu : le sujet est sérieux. Sans lien hypertexte, pas de Web.

« Bonne chance ? » Non, car il ne s'agit pas de chance mais de compréhension du Web et de sa philosophie. L'hypertextualité n'est pas une simple technologie basée sur des standards ouverts.

Petite histoire : pourquoi cet article et pour aller plus loin

Depuis les débuts de Formats-Ouverts.org en juillet 2004, le sujet des liens hypertextes avec autorisation a été développé : les JO d'Athènes furent les premiers.

Le 15 octobre 2009 (un jeudi, il y a 157 semaines), un article était publié à propos de 42 sites. Et octobre 2009 fut riche en sites PDLSA relevés ainsi qu'en article sur le sujet, comme l'avis du co-créateur du Web.

Un article regroupe les 10 questions à se poser en cas d'autorisation pour établir un lien.

Le 13 octobre 2011 (un jeudi, il y a 53 semaines), j'ai eu l'honneur d'ouvrir la séance des Lightning talks de Paris Web : j'y traitais en 4 minutes de ces sites PDLSA.

On peut trouver une liste d'articles avec la recherche interne avec PDLSA.

Régulièremet, je continue de relever ces sites en essayant d'expliquer que ces autorisations sont une aberration. Le hashtag #pdlsa est utilisé sur Twitter (liste courte) et sur Identi.ca (la liste remonte dans le temps).

Et le 18 octobre sur Formats-Ouverts :
source originale : Connaissez-vous le Jeu du Lien ? (lun.-17-déc.-2012@02h27) (Pour les formats ouverts !)

Interview d'Éric Seigne dans le Framablog

Une entrevue de Cyrille Largillier avec Éric Seigne est publiée dans le Framablog.

La société pessacaise Ryxéo est l'une des rares entreprises qui développe et propose du logiciel libre à destination des écoles primaires, les logiciels du Terrier et les solutions AbulÉdu.

source originale : Interview d'Éric Seigne dans le Framablog (jeu.-13-déc.-2012@00h00) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

PMB version 4.0.1 est disponible

La version 4.0.1 de PMB est disponible aujourd'hui en téléchargement.

Plaquette de présentation de cette nouvelle version de PMB :
http://www.sigb.net/du_web_20_a_pmb40.pdf

Les nouveautés de cette version :
http://www.sigb.net/pmb40.pdf

source originale : PMB version 4.0.1 est disponible (mer.-12-déc.-2012@18h44) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Alain…

C'est avec chagrin que nous apprenons ce lundi 10 décembre 2012 le décès d'Alain LAMARCHE.

Alain était bénévolement trésorier de Scideralle et administrateur de l'ABUL. C'était un efficace et discret militant du logiciel libre, toujours d'humeur égale, disponible et souriant, et surtout un ami.

Il nous manque.

Administrateurs, adhérents et sympathisants des associations Scideralle et ABUL et présentent leurs sincères condoléances à sa famille.

Cérémonie mercredi 12 décembre à 10h45 à l'église Ste-Clotilde du Bouscat en Gironde.

source originale : Alain… (lun.-10-déc.-2012@00h00) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Financement AFUL pour Galette 7.2

L'AFUL a financé une prestation de développement pour améliorer le logiciel libre Galette de gestion des adhérents d'une association qui vient de publier sa version 7.2.

source originale : Financement AFUL pour Galette 7.2 (lun.-29-oct.-2012@11h02) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Galette, la dernière toute chaude… 0.7.1.5

La nouvelle version de Galette vient d'être proposée !

Galette est un outil en ligne de gestion des adhérents d'une association et de leurs cotisations. Chaque adhérent dispose d'un identifiant qui permet de consulter et modifier soi-même ses informations personnelles

Merci à Johan Cwiklinski qui en assure le développement et à l'AFUL qui a contribué aux dernières évolutions.

Liens :

source originale : Galette, la dernière toute chaude… 0.7.1.5 (dim.-07-oct.-2012@11h20) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Piwigo : nouvelle version

La version 2.4.5 de Piwigo est disponible.

Piwigo est un logiciel libre et gratuit de galerie photo pour le web. Notes de version à http://fr.piwigo.org/releases/2.4.5

source originale : Piwigo : nouvelle version (ven.-28-sept.-2012@07h28) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Vivent les Zolis Zeux Zolympiques de Long Don 2012 ?

Zallez pas me croire, mais c'est une histoire de formats (encore une fois)

La « cérémonie d'ouverture » (marque non-déposée) eut lieu le vendredi 27 juillet au soir, dans la capitale du Royaume-Uni (intitulé non-breveté). Mais déjà avant cette date, de « tristes exemples » (expression non-exclusive) avaient été relevés à propos de boulangerie, de frites ou de retransmission télé [1].

Il s'agit bien sûr des ZoZeZo, les Zolis Zeux Zolympiques. Ceux de Long Don 2012.

Et ces ZoZeZo des Thés sont justement un long don à « l'inventivité juridico-commerciale » (dénomination non-enregistrée).

Inutile d'en faire la liste ni d'en dire plus : il faut lire l'excellent article de Calimaq (et vous pouvez même ne pas revenir sur cette page), Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk [2].

Cependant si les bizarres zaventures des ZoZeZo vous intéressent, alors voici modestement deux zautres zéléments.

Ah les liens zhypertextes...

Vous pouvez créer vos propres liens vers le Site à condition que votre lien soit uniquement textuel.

C'est ce qu'indique la partie 5. Politique relative aux liens a. Liens vers le Site. de la page Conditions d'utilisation, ce qui est le cas ici.

Donc une image (par exemple de Zorro) avec un lien vers le site officiel : c'est interdit.

Si vous zaviez oublié 2004...

Au cours du mois d'août 2004, à propos des ZoZeZo d'Athènes, on apprenait,

  • le 9 août 2004 que les « Hampes de drapeaux, logos, parapluies ouverts dans les zones des places assises, articles (t-shirts, chapeaux, sacs, etc.) qui portent la marque des entreprises concurrentes des partenaires » étaient interdits (dans le Conseils aux spectateurs) ;
  • le 16 août 2004 que « Pour votre protection et la nôtre, nous avons établi une procédure pour les parties souhaitant introduire un lien vers le site officiel d?ATHÈNES 2004 sur leur propre site », c'est-à-dire « envoyer une demande écrite » ;
  • le 26 août 2004 qu'aucune information ne pouvait être publiée hors des sites des partenaires media.
Quelques zautres zinformations (mais moins zintéressantes)
  • Pour la date d'ouverture, Pékin fit fort avec son 888 au format ouvert JMA (comme Zeux d'été de la XXXe olympiade, l'ouverture aurait pu se faire le 30/7, d'autant que le 3 caractérise Londres qui est ville hôte pour la troisième fois, cas unique pour l'instant).
  • Des bars londoniens feront-ils avec les membres des Comités Zolympiques comme les bars berlinois avec les parlementaires ? (L'interdiction de fumer dans les bars de Berlin rendit personna non grata les parlementaires allemands dans certains établissements).
  • Commencer la compétition de football féminin 2 jours avant la date d'ouverture et à plus de 600 km du lieu des Zeux, ce n'est pas trés fair-play.
  • Le site FOo, Formats-Ouverts.org n'est bien sûr sponsor, parrain, mécène et partenaire que des formats zouverts --- et même de formats mâts tout vert.
Et le 30 juillet sur Formats-Ouverts.org
Source et liens :
source originale : Vivent les Zolis Zeux Zolympiques de Long Don 2012 ? (mar.-31-juil.-2012@18h30) (Pour les formats ouverts !)

Quel format utiliser pour fêter un anniversaire ? Un cas concret : les 10 ans du Standblog

Une liste (non-exhaustive) de propositions pour Tristan (mais disponibles pour tous !)

Bon bon bon... Par où vais-je commencer ?

Ainsi commençait l'article daté du 18 juillet 2002, un jeudi, à 16h42 (oui, 42 !) qui ouvrait le premier mois du Standblog de Tristan Nitot. Le format numérique (10 !) impose de souligner et de célébrer cette date. Et d'écrire simplement combien il a été important et combien il le reste !

Mais comment marquer ce passage à une nouvelle décennie ?

Voici différents formats possibles. A priori ils ne sont pas sujet à royalties ni à droits particuliers mais au contraire sont ouverts :

  • la boum : Tristan en DJ, dansant derrière ses platines tout en passant ses disques vinyle survitaminés ;
  • la conférence de presse : Tristan sûr de lui face aux journalistes du monde entier ; plus fort que pour la libération du code de Netscape !
  • la cérémonie d'ouverture : Tristan, tenue de sport blanche, une torche à la main, qui allume la flamme du Web ouvert ;
  • la keynote : Tristan, pull à col roulé noir, jean, basket et barbe de 3 jours explique que le Web est l'espace le plus cool et ouvert jamais créé ;
  • la montée des marche sur tapis rouge : Tristan en smoking, tout sourire et avec un panda au bras ;
  • la parade nautique : Tristan en capitaine et au gouvernail de son fameux trois mâts toutes voiles frappées du panda roux au vent ;
  • la place publique après résultat d'élections : Tristan sur scène et saluant ses électrices et électeurs en liesse ;
  • la soirée pyjama : Tristan avec son pantalon et sa veste en coton, et son doudou ;
  • le colloque internationnal : Tristan en costume cravate et lunettes, dans un amphithéâtre avec les sommités du Web réunies ;
  • le concert : Tristan commençant par un moonwalk sur Ainsi parlait Zaramozilla depuis Hawaï en mondiovision ;
  • le défilé de Carnaval : Tristan en tutu rose, cuirasse, sandales et casque de centurion ;
  • le défilé militaire : Tristan à la tourelle de son char Leclerc passant devant la tribune officiel du W3C ;
  • le feu d'artifice : Tristan clique par mégarde sur le bouton « Tout uploader » et expédie en 15 secondes les 18 minutes de feu d'artifice ; il n'y a pas de bouton « Annuler » ;
  • le jubilé : Tristan en carosse et avec chapeau haut de forme, circulant dans Paris ;
  • le mariage princier : Tristan sérieux devant la cathédrale avant d'y entrer solennellement ;
  • le meeting aérien : Tristan en tenue de pilote de chasse, accueillant ses invités sur la piste et devant un avion MiG-31 (nom de code OTAN : Firefox) ;
  • le rallye à moto : Tristan casqué et avec sa veste de cuir, sur son fier destrier mécanique ouvrant la route à quarante-et-un autres deux roues.

Très bon anniversaire ! Merci !

Le Standblog rejoint ainsi le Glazblog : ce dernier, tenu par Daniel Glazman, a franchi les 10 ans le 13 mai 2012. Bravo et merci aussi pour un Web ouvert et des formats ouverts.

source originale : Quel format utiliser pour fêter un anniversaire ? Un cas concret : les 10 ans du Standblog (mar.-24-juil.-2012@20h22) (Pour les formats ouverts !)

Le nouveau Microsoft Office est là : et les formats ?

Dans un format très bref, la réponse à la question est simple : les formats ne sont pas là, ils sont même totalement absents. Voilà, vous savez.

Voyons cela de manière un peu plus précise si vous le voulez.

Le 16 juillet 2012, un lundi, Steve Ballmer, CEO de Microsoft Corporation, a tenu une conférence de presse à San Francisco. Il s'agissait de l'annonce de la disponibilité de la nouvelle version de la suite bureautique Microsoft Office, la Customer Preview.

Elle comprend principalement des logiciels de traitement de texte (Word), de tableur (Excel), de présentation assistée par ordinateur, PréAO (PowerPoint), de courrier électronique (Outlook) et de prise de notes (OneNote).

Dans le format officiel, c'est Office 365 avec 3 éditions. Dans un format numérique (au sens premier), c'est la version 15. Et les formats numériques (au sens technique) ? Rien n'a été mis en avant.

En effet, sur les sites et documents officiels :

aucune mention d'un nom de format, ni même de ce mot. Il ne s'agit plus d'une caractéristique forte à souligner, ni même à indiquer.

En revanche on apprend que le prochain Windows 8 sera le meilleur compagnon de Office 15, que l'informatique dans les nuages est là (Office est un service de cloud), que le nomadisme et le partage sur plusieurs appareils est prévu (tablettes, smartphones, ordinateurs de bureau) ou que l'aspect réseau social est présent.

Pourtant, le cloud computing peut constituer une prison dorée qu'il est encore plus difficile de quitter car les formats utilisés ne sont pas forcément ouverts.

Sources et liens :
source originale : Le nouveau Microsoft Office est là : et les formats ? (mer.-18-juil.-2012@00h44) (Pour les formats ouverts !)

Déclaration de Paris sur les Ressources éducatives libres

Le siège de l'UNESCO à Paris a accueilli en juin 2012 le Congrès mondial 2012 des Ressources éducatives libres (REL), dont l'un des principaux objectifs était l'adoption de la Déclaration de Paris sur les ressources éducatives libres 2012.

Liens

Merci à Jean-Christophe Becquet

source originale : Déclaration de Paris sur les Ressources éducatives libres (jeu.-12-juil.-2012@09h38) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Panneaux : le numérique continue de remplacer le mécanique

La Gare de Lyon change des panneaux d'affichage

Il y avait déjà eu le changement du grand panneau d'affichage (trains au départ et trains à l'arrivée), de certains panneaux d'information et des affiches publicitaires.

C'est maintenant au tour des panneaux aux pieds des escaliers menant aux quais.

Fin du système mécanique basé sur des éléments physiques mobiles (lettres et chiffres) qui indiquaient l'heure, le numéro du train et sa destination.

Des écrans sont en cours d'installation, qui donneront ces mêmes informations, mais au format numérique. Donc avec des logiciels et des données, chacun ayant un ou des formats plus ou moins ouverts.

La consommation électrique va aussi changer et passer de très faible à plus importante.

Donc en cas de panne électrique ou de problèmes logiciel (voire de difficultés du système d'information), pas de renseignement. Souhaitons au moins que les écrans ne sont dépendants du système central et qu'il sera/serait possible de changer l'un sans changer les autres.

source originale : Panneaux : le numérique continue de remplacer le mécanique (mer.-18-avril-2012@16h32) (Pour les formats ouverts !)

Il faut du clivant et de l'identifiant

Quelques questions à propos du numérique

Il faut cliver et permettre de s'identifier : telle est l'équation (voire le format) à adopter pour les candidats aux élections. Donc se démarquer des autres tout en étant proche de l'électeur.

Comme le numérique est un peu pris en compte, et même le logiciel libre, voici une petite série de questions qui permettent de se forger une partie d'opinion sur le sujet (l'analyse des réponses n'est pas fournie : les conclusions tirées dépendent de son approche !).

  • Vos photos (tracts, affiches) sont-elles retouchées ? Si oui, de manière importante ? Si oui, avec quel logiciel ?
  • Utilisez-vous régulièrement un ordinateur ? Si oui, pour quelles tâches et avec quels outils ?
  • Votre profession de foi a été réalisée avec quel logiciel ?
  • Quelles sont les photos qui ont servi pour vos affiches (lieu du décor, montage) ?
  • Quel est votre jeu video préféré (ou un tiercé) auquel vous jouez/avez joué ? [1]
  • Utilisez-vous des services en ligne : de courriel ? de rédaction de texte ? de calendrier ? autres ? si oui, chez quel prestataire ?

Les mêmes questions peuvent être posées à l'équipe de campagne et la personne en charge du dossier du numérique. (Cela n'est pas le seul élément à prendre en compte, bien sûr).

[1] (Gros risque de politiquement correct...)

source originale : Il faut du clivant et de l'identifiant (mer.-18-avril-2012@14h58) (Pour les formats ouverts !)

Ces électeurs qui peuvent faire peur (aux communicants)

Une tendance qui annihile la communication des candidats

Meeting, petites phrases, photos, reportages radio, émissions télé, analyses diverses : toute la panoplies de la communication politique des candidats (avec ses différents formats) ne sert à rien !

Cette description n'est pas imaginaire mais le fait d'une partie des électeurs. Combien et surtout quel pourcentage ? Mystère.

Toujours est-il que cette approche n'en est pas moins présente : ils changent de chaîne lors des émissions politiques ou des journaux télé, ils n'écoutent pas les émissions ni les reportages et ils ne lisent pas les articles de presse (à propos d'analyses, de petites phrases et autres anecdotes essentielles...).

L'approche ? On peut la résumer ainsi : « Passez-moi la doc, je vais lire à la source. » Et c'est tout.

Les tracts et les professions de foi (au format papier) avec les sites Web et leurs programmes (au format numérique) servent d'outil pour décider. Pas d'image, pas de video, pas mise en scène mais les lignes du programme politique.

(En complément, il y a aussi les archives papier ou numérique des élections précédentes, utiles aussi pour comparer).

source originale : Ces électeurs qui peuvent faire peur (aux communicants) (mer.-18-avril-2012@14h21) (Pour les formats ouverts !)

ACTA, non

  • La question : "Alea ACTA est" ou "Alea ACTA non est" ? Réponse : ACTA non !
  • ACTA : non ! HACKA : oui ! (du verbe hacker qui signifie trouver une solution élégante et intelligente pour résoudre un problème).
  • Le Député, responsable, n'acta pas ACTA. Non à ACTA.
  • Tous les traités ne se valent pas. Non à ACTA.
  • Message de service (aux Services et autres): je serai à la manifestation contre ACTA. Comme ça l'information a une source fiable et ouverte
  • Manifestation le 11 février, donc le 112...Bien sûr ! Le 112 : «Allô, les services d'urgence ? La liberté est menacée ! Agissez ! » NO ACTA
  • En avril 2006, les affiches de «V pour Vendetta» comportaient MSN avec son logo comme partenaire du film ! Microsoft soutient toujours ? ;-)
source originale : ACTA, non (sam.-11-févr.-2012@13h53) (Pour les formats ouverts !)

Disney, Free, la barbe et la cravate

D'un côté, l'Assemblée nationale et Xavier Niel, le patron de Free. De l'autre, la société Disney et ses parcs et employés.

Pour chacun, quel est le point commun du 25 janvier 2012 ? Les formats !

Le premier a été auditionné mais ne portait pas de cravate, ni de costume : une petite entorse au code vestimentaire tacite [1]. La seconde a annoncé que le port de la barbe n'est plus interdit aux employés en contact avec le public à partir de début février : une petite révolution dans les critères physiques officiels [2].

Dans chaque cas on a donc une apparence au format défini (formatée ?). Un format ouvert plus ou moins fort.

Sources et liens :
Autres articles sur FOo :
Le 25 janvier sur Formats-Ouverts.org :
source originale : Disney, Free, la barbe et la cravate (mar.-07-févr.-2012@20h51) (Pour les formats ouverts !)

Migration vers le Libre des lycées, CFA et services de la Région Rhône-Alpes

Le Conseil régional de Rhônes-Alpes lance une consultation pour un marché public dont l'objet est une étude relative à la migration vers les logiciels libres des services informatiques régionaux ainsi que ceux des lycées et des centres de formation d'apprentis (CFA).

Marché référence 12S0091

Date de limite de la remise des plis : 5 mars 2012

Lien :

<https://marchespublics.rhonealpes.f...>

https://marchespublics.rhonealpes.fr/index.php5?page=entreprise.EntrepriseDetailConsultation&refConsultation=3291&orgAcronyme=t5y>

source originale : Migration vers le Libre des lycées, CFA et services de la Région Rhône-Alpes (lun.-06-févr.-2012@19h41) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Avis de décès annoncé : le CITIC 74 va disparaître, c'est décidé.

La Haute-Savoie est unique, notamment en TIC. Mais cela va changer, hélas.

En pointe pour les TIC en général

Le paysage haut-savoyard des TIC est totalement inédit pour les services publics : depuis 1995 (soit plus de 16 ans !) toutes les écoles sont connectées à Internet, comme les collèges, les lycées, les mairies, les bibliothèques, les offices du tourisme, les centres hospitaliers et autres services publics du département. Et cela sur décision du Conseil Général. C'est le CRI 74 (Centre de Ressources Informatiques) qui a assuré cette mission, reprise par le CITIC 74 (Centre de l'Informatique et des Technologies de l'Information et de la Communication) créé en 2007.

C'est une « mission de service public » en tant que « Fournisseur de services internet pour les collectivités » (sic), à laquelle il faut ajouter « Hébergement de sites web et gestion des noms de domaines, Messagerie, Sécurité, Filtrage des spams et des virus, Filtrage des sites web indésirables, Assistance, Développement, Formation, Support et hot-line, Gestion des systèmes d'information scolaires » ! La liste officielle sur la page TIC du site du Conseil Général est impressionnante [1].

Mais fin 2012, ce panorama inédit en France va disparaître. La décision a été officialisée lors de la réunion du Conseil Général des 13 et 14 décembre à propos du budget primitif 2012. L'ordre du jour indique laconiquement : « Dissolution du CITIC 74 au 31 décembre 2012 » (sic) [2]. L'expression est forte. Le point a été traité. La presse locale l'a relaté. C'est acté.

Les écoles, collèges, lycées, mairies, hôpitaux et autres structures publiques connectées vont donc devoir se tourner vers d'autres prestataires, ceux présents dans le département ou ailleurs : fin des services Internet via un service public.

En pointe pour les logiciels libres (et les standards ouverts) en particulier

En Haute-Savoie, l'infrastructure réseau mise en place utilise massivement et délibérément des logiciels libres (et des formats ouverts). L'argent public des financements a donc été investi de manière très importante dans les logiciels libres, avec notamment du développement d'outils propres aux besoins. Ils ont été mis à disposition, comme par exemple le logiciel PingOO, « produit phare du CITIC 74 » (sic). L'action du CITIC pour les logiciels libres a aussi permis d'aider des associations comme Sésamath, Framasoft et quelques autres. Sans oublier des manifestations comme les différentes éditions de LibreEdu qui étaient un rendez-vous important.

Sans le savoir et sans le souligner (hélas), le département est sans doute l'un de ceux en tête des utilisateurs de logiciels libres : tous les habitants de Haute Savoie sont des Monsieur Jourdain du logiciel libre. Ces logiciels ne vont pas disparaître avec le CITIC, y compris ceux développés comme PingOO. Mais leur utilisation n'est pas aussi assurée dans le dispositif qui prendra la suite le 1er janvier 2013. Souhaitons que le grand bébé CITIC ne soit pas jeté avec la neige de son bain.

Merci

Que dire pour finir ? Il ne s'agit pas de remercier pour la décision prise, mais de saluer les personnes du CRI/CITIC qui ont fait vivre ce dispositif totalement à part en France : Cécile Blonay, Directrice de l'actuel CITIC74, Jean-Claude Fernandez, Directeur de l'ancien CRI74, Sébastien Delcroix, Directeur technique du CITIC74, et les équipes de développeurs, de techniciens et d'administratifs. Chapeaux bas et merci !

Le CITIC 74 va mourir, vivent ses logiciels libres : je l'écris avec regret et tristesse.

Sources et liens :
Le 26 janvier sur Formats-Ouverts.org :
source originale : Avis de décès annoncé : le CITIC 74 va disparaître, c'est décidé. (mar.-31-janv.-2012@01h58) (Pour les formats ouverts !)

Publication du livre « Gérer et comprendre l'open source »

Ce billet pour vous présenter le livre Gérer et comprendre l'open source : Une modélisation en termes de régimes de Nordine Benkeltoum qui est paru en cette année 2011. Nous souhaitons vous présenter cet ouvrage pour les nombreuses raisons exposées ci-dessous, et aussi parce que les membres de l'AFUL ont répondu présents pour répondre aux questions du chercheur.

Tout d'abord ce livre constitue une très bonne présentation des logiciels libres, notamment grâce à leur historique présenté dans le contexte de l'évolution de l'informatique et de l'apparition des logiciels fermés ou propriétaires.

On y trouve des explications claires dans un style efficace, notamment les définitions des termes logiciel libre et Open Source selon l'Open Source Initiative avec là encore un historique précis et documenté.

Un point fort de cet ouvrage est de s'appuyer sur de très nombreuses et très riches investigations de terrain réalisées auprès d'acteurs aux divers profils (et dans 26 pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, d'Europe et d'Océanie) qui en font une enquête d'une ampleur à notre connaissance jusque là jamais réalisée sur les logiciels libres. Il y a de nombreuses citations des différents acteurs qui présentent bien les différents points de vue et en font une lecture rafraichissante dans un ouvrage au contenu par ailleurs académique.

Le phénomène de la méritocratie est étudié et des exemples sont donnés, même si le nom méritocratie n'est pas explicitement utilisé.

Le rôle toujours croissant des entreprises dans les communautés des communautés de logiciels libres reçoit quant à lui toute l'emphase nécessaire.

Néanmoins on regrettera les défauts importants suivants sur l'étude sur l'innovation des communautés d'utilisateurs-développeurs qui, en l'état, remettent malheureusement en compte sa validité et son utilité :

  • Pourquoi avoir réduit le champ de l'étude aux communautés d'utilisateurs-développeurs ? En effet il est depuis plusieurs années extrêmement difficile de pouvoir identifier des projets qui sont gérés uniquement par des utilisateurs-développeurs, les entreprises contribuant très souvent aux projets logiciels libres par le biais de développeurs se présentant sous leur nom propre et disposant d'une grande autonomie.
  • Les projets logiciels libres où il n'y a actuellement pas d'entreprises impliquées ne sont pas forcément les plus intéressants et les plus représentatifs de l'état de l'art actuel.
  • Enfin les logiciels libres qui ont été présentés aux experts pour évaluation provenaient uniquement des statistiques des logiciels les plus utilisés de SourceForge et de Freshmeat (devenu depuis Freecode) alors qu'il aurait fallu intégrer les statistiques des logiciels libres composant les distributions GNU-Linux les plus utilisés, comme par exemple le Debian Popularity Contest

Gérer et comprendre l'open source nous parait d'une grande importance pour ses parties sur les modes d'organisation et sur les modèles d'affaire. Cet ouvrage en français viendra compléter utilement la littérature en langue française dans le domaine. L'AFUL, qui assure aussi la promotion et la diffusion de la langue française, aurait néanmoins préféré que l'ouvrage ait pour nom Gérer et comprendre le logiciel libre, ou à défaut Gérer et comprendre le logiciel libre et l'open source. Le terme français logiciel libre, en plus d'être en langue française, a le grand mérite d'éviter toute ambiguïté.

Enfin pour conclure, on devrait maintenant pour chaque lecture de l'essai La cathédrale et le bazar de Eric Raymond, qui s'est fait une place dans la littérature du domaine, recommander la lecture conjointe de Gérer et comprendre l'open source qui corrige certaines interprétations erronées de E. Raymond.

source originale : Publication du livre « Gérer et comprendre l'open source » (jeu.-29-déc.-2011@13h31) (Carnet (blog))

Piwigo version 2.3.2

Piwigo est un logiciel libre de galerie photo pour le web. Facile à utiliser et à personnaliser grâce à ses extensions, sa version 2.3.2 a été livrée le 20 décembre 2011 par l'équipe, française, de développement.

Une démonstration en ligne permet de découvrir ses fonctionnalités ou de changer le thème graphique à la volée.

source originale : Piwigo version 2.3.2 (mer.-21-déc.-2011@16h36) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

PMB version 3.4.10

Nouvelle version 3.4.10 de PMB. De nombreuses nouveautés dans cette nouvelle version mise à disposition depuis le 20 septembre 2010 par PMB Services :

  • Relances : relances en cours accessibles via la fiche de l'emprunteur, historique des relances archivé, recouvrements accessibles par emprunteur et possibilité de changement automatique du statut, par ex. pour interdire le prêt, paramétrage du textes des lettres de relance selon la localisation, envoi des relances par SMS, amélioration des performances de calcul
  • Transformez n'importe quel poste en automate de prêt ! Enregistrement autonome des prêts par l'emprunteur dans son compte OPAC : pour une meilleure traçabilité des prêts quand vous n'êtes pas là.
  • Les lecteurs à portée de mobile avec SmartPhone ou SMS : fonds accessible à partir de n'importe quel SmartPhone, réservation et confirmation de disponibilité par SMS, enregistrement autonome des prêts par l'emprunteur dans son compte, possibilité de sélectionner la bibliothèque la plus proche grâce à la fonction GPS !
  • RFID : toujours plus rapide et une meilleure prise en compte de la gestion de l'antivol ! Refonte de l'ergonomie de gestion des prêts multitags pour un enregistrement accéléré, meilleure prise en compte de la gestion de l'antivol pour éviter les fausses alertes aux portiques.
  • Imprimez vos bibliographies dans n'importe quel format ! Généralisation du système de modèles du bulletin de veille aux impressions, aux exports, aux éditions personnalisées.
  • Extensions des webservices : amélioration des performances, accès aux thésaurus, application directe dans le CMS Drupal.
  • Gérez n'importe quel carnet d'adresses avec PMB ! Nouveau module de gestion de fiches : carnet d'adresses, partenaires, toute l'information non bibliographique a maintenant sa place dans PMB.
  • Des petites choses qui font la différence : association d'un plan de classement à une section, pour que la navigation par cote reste cohérente même en environnement hétérogène ; recherche multi-critères sur les champs personnalisés d'exemplaires.
source originale : PMB version 3.4.10 (ven.-11-nov.-2011@15h10) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

AbulÉdu'Zine 3, le mag' d'AbulÉdu-fr

Livraison cet été du troisième item d'AbulÉdu'Zine. Intéressant, il propose une présentation de Raconte-moi, l'un des derniers-nés des logiciels du Terrier, des trucs et astuces sur le classement des fichiers, l'utilisation d'un réseau AbulÉdu - et spécialement la préparation des changements de comptes à l'occasion de la rentrée scolaire.

C'est aussi une occasion de lire des points de vue "de l'intérieur" sur celles et ceux qui font AbulÉdu, le développement des logiciels du Terrier.

En tout cas bravo et merci à l'équipe !

source originale : AbulÉdu'Zine 3, le mag' d'AbulÉdu-fr (mer.-28-sept.-2011@06h52) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Non aux racketiciels

Nouvelle version du site http://non.aux.racketiciels.info/ mise en ligne aujourd'hui par l'AFUL.

Ce site conseille le consommateur qui souhaite, conformément à la loi, avoir le libre choix d'acheter ou non les logiciels préinstallés par un constructeur sur un ordinateur neuf proposé à la vente.

source originale : Non aux racketiciels (jeu.-08-sept.-2011@06h37) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

PMB version 3.4.8

Et voici une nouvelle version de PMB, SIGB (Système Intégré de Gestion de Bibliothèque) libre.

Numérotée 3.4.8 et livrée le 13 mai 2011, cette dernière version de PMB apporte nouvelles fonctionnalités et corrections d'erreurs.

Merci et bravo à PMB services !

source originale : PMB version 3.4.8 (jeu.-12-mai-2011@20h31) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Nouvelle version WebSite@School annoncée

La nouvelle version de WebSite@School, incluant la langue française [1], sera bientôt disponible, sans doute fin mai 2011, en téléchargement à http://websiteatschool.eu

À propos de Website@School

Website@School est un système de gestion de contenu de sites Web spécialement conçu pour créer, gérer et assurer la maintenance de sites d'écoles de toutes tailles. D'origine néeerlandaise mais disposant d'une interface en anglais, français, allemand, espagnol, néerlandais, chinois…, il est disponible gratuitement et sous licence libre GNU-GPL (GNU General Public license, licence publique générale GNU).

Ses principales fonctionnalités sont celles dont toute école a besoin :

  • Un nombre quelconque de sites ou de réseaux intranet : par exemple le site de l'école, des sites pour des groupes, des commissions, des groupes de travail, des sites individuels d'élèves, ou bien pour l'encadrement, pour le directeur, pour chacun…
  • Les sites peuvent être modifiés, fusionnés ou séparés, permettant une mise à jour aussi aisée que rapide.
  • La création de contenu se fait via une interface graphique semblable à un traitement de texte : inutile d'apprendre une syntaxe obscure avec des barres obliques ou des traits de soulignement.
  • Les groupes peuvent coopérer au sein de projets ou de groupes de travail grâce à une gestion du contrôle d'accès à granularité fine.
  • Les « Bazar Style Stylesheets » (BSS) permettent à l'utilisateur de créer son propre modèle individuel de feuilles de style.
  • Les déficients visuels ou les personnes aveugles peuvent gérer un site Web grâce à un terminal Braille ou un lecteur d'écran.
  • Website@School est également conçu comme un outil d'apprentissage, permettant de préparer les élèves à l'usage futur des TIC : Votre école est pleine de débrouillards ! Ils peuvent explorer, découvrir et apprendre, en sécurité.
  • Et bien plus encore… : consultez le point de vue des concepteurs et la présentation de toutes les fonctionnalités dans le Guide de l'Utilisateur [2], complet et illustré.


[1] Scideralle est partenaire et sponsor de cette solution pour sa traduction française.

[2] Le manuel de l'utilisateur est en cours de traduction en français, mais l'interface du logiciel, déjà complètement traduite, ne présente aucune difficulté de compréhension ou de mise en œuvre.

source originale : Nouvelle version WebSite@School annoncée (mer.-11-mai-2011@16h43) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Mercredi 11 mai 19h Toulouse

Toulibre organise une rencontre autour des Logiciels Libres à Toulouse le mercredi 11 mai 2011, de 19h à 23h au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.

À 20h auront lieu plusieurs mini-présentations sur le libre et
l'éducation. Les thèmes abordés seront les suivants :

  • Le Libre dans l'éducation et LinuxEdu dans l'académie de Toulouse
  • Tangara (pour apprendre la programmation objet en Java pour les enfants)
  • Squeakbot et Arduino
  • OOo4Kids (suite bureautique pour les 7-12 ans)

Le centre Bellegarde sera ouvert à partir de 19h et pendant toute la soirée pour accueillir toute personne désireuse d'échanger ou de trouver de l'aide sur des logiciels libres.

Merci à Rémi Boulle

source originale : Mercredi 11 mai 19h Toulouse (lun.-09-mai-2011@23h33) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Béta-testeurs pour "Raconte-moi"

Appel à béta-testeurs

Appel à béta-testeurs pour une application développée pour AbulÉdu mais dont l'utilisation peut être bien plus
large : Il s'agit de Raconte-moi http://abuledu.org/leterrier/raconte-moi

L'auteur Éric Seigne pense en particulier au module d'export html/web dont
l'idée et le code viennent de http://labs.toolness.com/ff-herdict-preso/ et qu'il a pas mal modifié… Vive le Libre !

En quelques clics de souris vous devriez pouvoir créer vous-même votre présentation, et même l'héberger sur la plate-forme http://raconte-moi.abuledu.org/
Ouverture de compte : http://raconte-moi.abuledu.org/w/login?action=register

Raconte-moi permet de créer des albums qui associent images et sons sur le principe d'un album "tourne-pages". On peut ainsi créer avec Raconte-moi un imagier simple… ou une présentation multimédia.

Raconte-moi comprend un mode auteur et un mode lecteur :

  • L'éditeur permet de créer l'album en sélectionnant les images et en enregistrant les sons à utiliser ;
  • Le lecteur permet de visionner les albums créés.

Ce logiciel est pour l'instant en version 0.9.12 et on aimerait bien pouvoir sortir une version stable 1.0 d'ici peu… d'où cet appel large à tests.

Les retours de bugs sont à faire ici :
https://redmine.ryxeo.com/projects/leterrier-racont/issues et si le cœur vous en dit toute contribution au code sera accueillie avec beaucoup de sympathie :)

Si vous n'aviez rien à faire pendant ce week-end à rallonge, voici de quoi vous occuper !

source originale : Béta-testeurs pour "Raconte-moi" (sam.-23-avril-2011@16h52) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

L'INRIA vous propose de soumettre VOTRE projet logiciel libre et de le développer pendant un an.

Notre institut de recherche propose une initiative rien que pour vous !

En effet, nous sommes très heureux de vous annoncer que l'INRIA a créé le concours "Boost your code", l'opportunité pour vous de présenter votre projet à un jury de scientifiques et de professionnels. Avec à la clé, un contrat d'un an pour développer votre projet au sein de notre Institut : Ce n'est pas une blague !

Le projet présenté sera évalué sur sa valeur technique, son utilité sociale, son originalité et son caractère innovant par un jury composé, entre autres, de l'INRIA, de Roberto Di Cosmo et d'Ubuntu. Le lauréat pourra développer son idée en bénéficiant du soutien de l'institut, dans le cadre d'un CDD de douze mois.

Mais ce n'est pas tout : Les autres candidats dont les projets auront été présélectionnés se verront remettre un Netbook.

  • Si vous désirez en savoir plus, direction notre site : http://www.inria.fr/ section 'boostyourcode'
  • et si vous souhaitez posez des questions, contactez l'adresse mail 'boostyourcode@inria.fr', un être humain vous répondra :-)

Nous avons mis tout notre coeur pour que cette initiative soit une réussite et le jury tiendra compte également de la motivation du candidat exprimée dans le dossier de présentation :
-* Alors passionné par le développement de logiciel libre ? Aucune hésitation... Proposez votre idée !

PS/ Le concours concerne exclusivement les jeunes étudiants de niveau ingénieur ou master 2, diplômés en 2010 ou inscrits en dernière année d'école en 2010-2011.

source originale : L'INRIA vous propose de soumettre VOTRE projet logiciel libre et de le développer pendant un an. (lun.-04-avril-2011@11h15) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

AbulÉdu'Zine numéro 2

Il est sorti il y a tout juste quelques jours, lundi 28 février 2011 !

  • La "Une" relookée ;
  • l'utilisation de la touche "ImpÉcran" ;
  • des usages avec le logiciel Fubuki ;
  • des astuces pratiques
  • et d'autres sujets à découvrir… … dans le numéro 2 du magazine d'AbulÉdu
source originale : AbulÉdu'Zine numéro 2 (jeu.-03-mars-2011@21h24) (SCIDERALLE : Libre et Éducation populaire)

Refonte des statuts de l'AFUL

Suite à l'assemblée générale du 29 janvier 2011, les statuts de l'AFUL ont été totalement réécrits pour être plus en phase avec ce que nous sommes et ce que nous souhaitons réaliser.

La vision d'origine

« La société se numérise et elle n'est pas prête. Les utilisateurs se voient imposer des outils et des services. » Voilà le constat qu'ont fait les membres de l'AFUL il y a plusieurs années. Il est tout aussi actuel aujourd'hui car non seulement les anciens problèmes existent toujours, comme la vente subordonnée de logiciels à l'achat d'un ordinateur et le défaut d'interopérabilité, mais de nouveaux se sont créés. Prenons l'exemple des réseaux sociaux : la pression sociale de l'entourage (amical, familial ou professionnel) est telle qu'il devient presque anormal de ne pas être présent et de ne pas se connecter quotidiennement sur Facebook. Quand on promeut et défend certaines valeurs de liberté, cela choque.

Évolution des champs d'application

Vers les services en ligne

S'il n'est pas vraiment nouveau, un phénomène en pleine expansion, à un rythme faisant pâlir l'industrie traditionnelle, doit être pris en compte : les applications en Software as a Service, basées sur des Platform as a Service tournant sur des Infrastructure as a Service plus connus sous les noms de Cloud Computing ou d'« Informatique dans les Nuages ».

Cette transformation de l'informatique a pour effet de faire disparaître le logiciel des mains de l'utilisateur pour le transformer en commodité. Si cela peut ne pas être gênant en soi pour la grande majorité des gens (pour ceux qui étaient sur une autre planète, nous sommes dans une société de consommation), pour nous, promoteurs des logiciels libres, c'est un grand danger de perdre ce que nous avons à cœur et ce que nous défendons depuis des dizaines d'années : la maîtrise totale de nos logiciels et de nos données. Si à cette perte de la maîtrise, de ce que fait et comment fonctionne le logiciel, on ajoute une grande incertitude sur les traitements (qu'ils soient techniques ou juridiques) que subiront nos données, nous avons un cocktail explosif qui met vent debout tout bon libriste qui se respecte. Du moins, pourrions-nous être pragmatiques et dire « Ok, les applications en SaaS, du moment qu'elles sont libres pourquoi pas, mais alors le Cloud, là, non ! Inacceptable ! »

Le phénomène étant impossible à arrêter (cela reviendrait à souffler contre le vent un jour de tempête), la question se pose donc en ces termes : comment faire en sorte qu'un utilisateur utilisant un logiciel en SaaS sur une infrastructure de Cloud Computing puisse conserver les mêmes libertés que s'il utilisait un logiciel libre sur son propre ordinateur ?

La question trottait dans la tête de bon nombre de membres de l'AFUL et chacun essayait de formaliser la chose, vue au travers de son prisme, jusqu'à la formalisation de la TIO Libre Definition au sein d'un groupe de travail de la FFII auquel participent plusieurs membres de l'AFUL.

Forte de cette formalisation et voyant quelques acteurs commerciaux les mettre en œuvre, l'AFUL en a retiré, du point de vue de l'utilisateur, une définition de ce que nous appelons désormais les services en ligne loyaux.

Sont considérés comme loyaux les services en ligne qui permettent :

  • à leurs utilisateurs de disposer, dans un format ouvert, de l’intégralité de leurs données ainsi que des données et informations liées nécessaires pour l’exploitation de ces données par un autre fournisseur de service en ligne ;
  • à leurs utilisateurs de disposer sous licence libre de tous les logiciels nécessaires pour mettre en œuvre le service en ligne afin de pouvoir bénéficier du même service sur une infrastructure autonome ou exploitée par une tierce partie ;
  • à un concurrent potentiel de proposer un service comparable, excluant tout verrouillage juridique empêchant la possibilité d’offrir le même service ;
  • un usage du service par tous, partout, et sans discrimination aucune vis-à-vis d’un groupe ou d’une personne ;
  • à leurs utilisateurs la garantie du secret absolu et la protection de leurs données, y compris sous forme anonymisée. La fourniture à un tiers de données relatives à l’usage du service ne peut se faire sans un accord préalable explicite de l’utilisateur, au cas par cas.

Depuis sa création l'AFUL a à cœur de promouvoir l'utilisation, de favoriser la création, l'usage et la pérenité des logiciels libres, des ressources libres et des standards ouverts, désormais il faudra ajouter à cette liste les services en ligne loyaux !

L'Éducation, l'Éducation populaire

Dès sa fondation, l'AFUL s'est tournée vers la prochaine génération d'utilisateurs en prenant en compte l'aspect éducatif. Si le logiciel libre est un support merveilleux pour ceux qui veulent apprendre un métier de l'informatique en regardant le code source à des fins d'étude, la simple utilisation de logiciel libre et la compréhension de ce qu'est le Logiciel Libre et des possibilités qu'il offre à ses utilisateurs est également un moyen de faire en sorte que la future génération puisse garder son libre arbitre et son esprit critique. C'est pourquoi, dès 1998, l'AFUL a signé un accord-cadre avec le ministère de l'Éducation nationale et de la recherche et a discrètement mené durant toutes ces années des actions concrètes dans l'éducation formelle.

Si les avancées sont loin d'être négligeables, nous ne contestons pas que cela reste insuffisant et que trop d'acteurs semblent ne pas recevoir notre message. C'est pourquoi l'AFUL a intégré cette année dans ses nouveaux statuts les termes d'Éducation populaire et de formation, d'ores et déjà portés depuis plusieurs années par bon nombre de ses membres et par l'AFUL elle-même, membre co-fondateur, en 2002, de l'association Scideralle qui développe l'usage de logiciels et de ressources libres pour l'Éducation et l'Éducation populaire. Expliciter ce positionnement et faire apparaître ces termes dans les statuts a été une manière de reconnaître l'importance de ce chantier et celle des actions menées par ses membres sur ce terrain.

L'Éducation populaire défend la diffusion de la connaissance auprès de tous et de chacun, pour permettre de s'épanouir et d'occuper pleinement sa place de citoyen. Généralement complémentaire de l'action de l'école publique au travers de l'action d'associations, l'Éducation populaire reconnaît à chacun tant la volonté que la capacité de progresser et de se développer, quelle que soit sa condition et à tout âge de la vie. Ces apprentissages sont l'occasion de développer ses capacités à vivre en société : confronter ses idées, partager une vie de groupe, s'exprimer publiquement, écouter, contribuer à la création collective, etc. Bien sûr, la réelle maîtrise des concepts et des outils de communication, de publication numérique et de travail en réseau y jouent aujourd'hui un rôle de premier plan.

Plus loin que les 4 libertés !

Bien que les ressources libres aient été spécifiquement citées dans les statuts depuis la fondation de l'association, lors de cette refonte, nous avons souhaité les mettre encore plus en avant et réellement cœur de nos préoccupations. Pour cela nous avons choisis de ne plus marquer de différence de nature entre les logiciels et les ressources libres. Faire entrer les ressources libres au même niveau que les logiciels libres nous a donc obligé à repenser et à reformuler les quatres libertés chères aux utilisateurs de logiciels libres que nous sommes, et nos quatre libertés se sont transformées en cinq droits :

Sont considérés comme libres les logiciels et les ressources dont la licence offre à leurs utilisateurs l’ensemble des libertés suivantes :

  • le droit d’exécution ou d’utilisation, sans restriction, pour tout usage ;
  • le droit d’étude du fonctionnement et d’adaptation ;
  • le droit d’en redistribuer des copies ;
  • le droit de modification ;
  • le droit de publication.

On entend par « ressource » toute œuvre de l’esprit, manipulée à travers ses représentations par quelque moyen que ce soit dans n’importe quel système informationnel.

source originale : Refonte des statuts de l'AFUL (mar.-22-févr.-2011@20h46) (Carnet (blog))

Pour des fondations FLOSS

Le CNLL demande la création d'un statut nouveau de Fondation consacrée au Logiciel Libre et Open Source source originale : Pour des fondations FLOSS (ven.-23-juil.-2010@02h45) (Actu du CNLL)

Retour des RMLL 2010

Le CNLL a soutenu l'organisation des RMLL 2010 qui se sont tenues à Bordeaux, et tout particulièrement la thématique consacrée aux entreprises. Les associations du Libre constituant le CNLL sont venues nombreuses, et on activement participé aux conférences. source originale : Retour des RMLL 2010 (ven.-16-juil.-2010@17h23) (Actu du CNLL)

Les RMLL à Bordeaux pour le week-end

La 11e édition quitte le campus universitaire de Pessac et Talence ce vendredi 9 juillet 2010 à 19h.

Le village du Libre s'installe sur les quais (au niveau du skatepark, tram B, arrêt Chartrons). De nombreuses associations comme l'AFUL, l'April, Scideralle, Framasoft, Wikiméida, l'AFUJ, LProd, France Wireless, la Société d'Astronomie de la Côté Basque, OpenOffice.org Education, Framasoft, Hackable Devices, Wikimedia France et bien d'autres vous feront découvrir leurs actions pour l'univers du libre.

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village associatif (campus universitaire cette semaine)

À l'Athénée municipal de Bordeaux, c'est par une performance de théâtre-forum que débutera l'après midi.

À 16h suivra dans le grand amphithéâtre de l'Athénée une conférence débat : Bordeaux, Cité digitale. au cours de laquelle interviendront :

  • Michel Duchêne, adjoint au maire en charge de la Cité digitale, qui nous parlera des réalisations et projets de la ville de Bordeaux et représentera Alain Juppé, maire de Bordeaux.
  • Antoine Bidegain, chargé de mission

Cette présentation de la politique de la ville sera suivie d'une conférence-débat à 16h30 : « HADOPI, Internet, vie privée : Les Anciens contre les Modernes ? » animée, dans un numéro de duettistes qui s'annonce pédagogique mais pas du tout ennuyeux, par :

  • Thierry Stœhr, président de l'AFUL et animateur du site Pour les Formats ouverts !
  • Benjamin Bayart, président de FDN (French Data Network, le plus ancien fournisseur d'accès à Internet en France encore en exercice) et militant pour la neutralité du net, le logiciel libre et la liberté d'expression notamment au travers de la Quadrature du Net.

Au Garage Moderne, des concerts gratuits pour tous les goûts : électro, pop, rock, dub… Toute la programmation musicale est disponible ici.

Sans oublier le théâtre et la danse, au Garage Moderne, à l'Athénée municipal, sur le Village du Libre…

source originale : Les RMLL à Bordeaux pour le week-end (ven.-09-juil.-2010@11h32) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Alerte météo jeudi soir...

Une alerte météo nous contraint à « descendre les voiles » de la scène extérieure de l'ENSEIRB, le spectacle de danse et théâtre se déroulera donc dans le bâtiment de l'Enseirb au sous-sol. Accès depuis le hall où se trouve l'accueil.

edit : Pas de changement pour l'instant (jeudi 19h) en ce qui concerne le Repas du Libre.

source originale : Alerte météo jeudi soir... (jeu.-08-juil.-2010@19h00) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ?

Conférences-débats à l'Athénée municipal de Bordeaux samedi 10 juillet 2010 à partir de 16h

Les Rencontres mondiales du Logiciel Libre sont accueillies à Bordeaux samedi 10 et dimanche 11 juillet 2010. Samedi et dimanche, le Village du Libre est installé quai des Chartrons et les associations du Libre y accueilleront tout le week-end sur les bords de Garonne les visiteurs, curieux ou passionnés.

En parallèle, une conférence débat est proposée samedi 10 juillet 2010 à partir de 16h à l'Athénée municipal.
Place Saint Christoly
33000 BORDEAUX
Tél. : 05 56 51 24 64

« HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ? »

Les modèles basés sur l'accès à la connaissance sont supérieurs à ceux basés sur le contrôle et la fermeture. Mieux vaut un Internet neutre, libre et ouvert qu'un Minitel 2.

Comment permettre aux citoyens de saisir ces enjeux, ceux des processus législatifs qui mettent en danger les libertés individuelles sur Internet, comment nous permettre de participer aux débats ?

Conférence-débat, questions bienvenues !

Intervenants :

— -

Cette conférence-débat est précédée à 16h par une présentation de la politique de la ville de Bordeaux : Bordeaux Cité digitale

source originale : HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ? (mer.-07-juil.-2010@15h40) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Bordeaux, Cité digitale

Conférences-débats à l'Athénée municipal de Bordeaux samedi 10 juillet 2010 à 16h

Les Rencontres mondiales du Logiciel Libre sont accueillies à Bordeaux samedi 10 et dimanche 11 juillet 2010. Samedi et dimanche, le Village du Libre est installé quai des Chartrons et les associations du Libre y accueilleront tout le week-end sur les bords de Garonne les visiteurs, curieux ou passionnés.

En parallèle, une conférence débat est proposée samedi 10 juillet 2010 à partir de 16h à l'Athénée municipal.
Place Saint Christoly
33000 BORDEAUX
Tél. : 05 56 51 24 64

Bordeaux, Cité digitale

La Ville de Bordeaux développe son projet de Cité Digitale : un ensemble de services, d'équipements et de projets d'usages pour et avec les Bordelais qui mobilise conjointement les services municipaux, les acteurs de la scène numérique locale, l'innovation par les particuliers et les associations, mais aussi des partenaires et correspondants européens.

Le projet « Bordeaux, Cité Digitale » comprend le développement de nouveaux e-services pour accompagner le développement urbain de la ville et accroître le confort de ses habitants. Il est porté par Michel Duchène, adjoint au Maire en charge de la Cité Digitale.

Intervenants :

  • Michel Duchêne sous réserve
  • Antoine Bidegain, chargé de mission

La ville de Bordeaux est partenaire des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2010


Cette présentation de la politique de la ville sera suivie d'une conférence-débat : « HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ? » animée par Thierry Stœhr et Benjamin Bayart.

source originale : Bordeaux, Cité digitale (mer.-07-juil.-2010@15h27) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Expériences Collectivités

source originale : Expériences Collectivités (mer.-07-juil.-2010@11h31) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

GpuCV : bibliothèque de traitement d'images sur processeur graphique GPU

Depuis quelques années, les processeurs graphiques (GPU) offrent une puissance de calcul largement supérieure aux processeurs traditionnels (CPU). Leurs champs d'utilisation se sont étendus au delà de l'affichage en 3D et des jeux vidéos afin de conquérir des domaines aussi variés que le calcul scientifique, la simulation boursière, le traitement d'image et de manière générale toute application pouvant se parallèliser massivement. GpuCV est un portage sur GPU de la librairie de traitement d'image et de vision artificielle OpenCV, développé au sein du laboratoire informatique et réseau de TELECOM SudParis à Evry depuis 2005. Ce projet est constitué d'un SDK permettant de faciliter le développement et le déploiement d'opérateurs développés en OpenGL/CUDA/OpenCL, ainsi qu'un ensemble d'opérateurs prêt à l'emploi afin de facilité le portage d'application sur GPU.

source originale : GpuCV : bibliothèque de traitement d'images sur processeur graphique GPU (mer.-07-juil.-2010@11h03) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Échange de clés / key-signing party

Échangeons nos clés GPG !

Rendez-vous mercredi 7 juillet à partir de 18h30 dans l'herbe entre la tente et la buvette en face de la scène de l'ENSEIRB pour échanger nos empreintes (GPG fingerprint).

Il vous faut :

  • une pièce d'identité officielle avec photo pour prouver que vous êtes bien qui vous prétendez être
  • une version papier de votre empreinte GPG que vous donnerez à votre interlocuteur.

contact : Julien Vaubourg +33 671 555 141 / Charles Vinchon +33 686 61 81 52

source originale : Échange de clés / key-signing party (mer.-07-juil.-2010@10h14) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Échange de clés / key-signing party

Échangeons nos clés GPG !

Rendez-vous mercredi 7 juillet à partir de 18h30 dans l'herbe entre la tente et la buvette en face de la scène de l'ENSEIRB pour échanger nos empreintes (GPG fingerprint).

Il vous faut :

  • une pièce d'identité officielle avec photo pour prouver que vous êtes bien qui vous prétendez être
  • une version papier de votre empreinte GPG que vous donnerez à votre interlocuteur.

contact : Julien Vaubourg +33 671 555 141 / Charles Vinchon +33 686 61 81 52

source originale : Échange de clés / key-signing party (mer.-07-juil.-2010@09h46) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Réseau

La configuration du réseau (que ce soit en wifi ou en filaire) est statique et correspond à votre numéro de badge (noté n) :

  • Adresse IP : 109.229.162+n/256.n%256
  • Passerelle : 109.229.160.1
  • Masque Réseau : 255.255.224.0
  • Serveur DNS : 109.229.160.1
  • Serveur SMTP : smtp.bdx.rmll.info

Vous pouvez utiliser la page [http://alioth.wireless-fr.org/rmll2010/] pour calculer automatiquement votre IP à partir du numéro de badge.

source originale : Réseau (mar.-06-juil.-2010@18h58) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Hack in ze box Challenge

HACK IN ZE BOX CHALLENGE
SSH://109.229.160.144

login/pass
CHALLENGE#1:exploitation
amenra1/amenra
CHALLENGE#2:crackmes
mars0/mars
CHALLENGE#3:python/network
nept0/neptune
source originale : Hack in ze box Challenge (mar.-06-juil.-2010@14h20) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Le projet honeynet et les challenges

Présentation du projet honeynet, de ses activités et des challenges qui ont repris au debut de l'année.

source originale : Le projet honeynet et les challenges (lun.-05-juil.-2010@12h27) (11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010)

Cartographie des Entreprises du Libre

Le CNLL qui, au travers des 10 associations qui le composent, réunit déjà plus de 200 entreprises françaises du Logiciel Libre, met à disposition les résultats d'une vaste étude qui offre une cartographie unique d'un écosystème jeune et florissant. source originale : Cartographie des Entreprises du Libre (mer.-02-juin-2010@11h23) (Actu du CNLL)

Communiqué de Presse - Création du CNLL

10 associations d'entreprises du Logiciel Libre, représentant 200 entreprises, se regroupent pour former le Conseil National du Logiciel Libre source originale : Communiqué de Presse - Création du CNLL (jeu.-11-mars-2010@17h52) (Actu du CNLL)

Racketiciel : dynamisme de l'Équipe Accompagnement

Le Groupe de travail Racketiciel publie ce jour un bilan illustré du dynamisme exceptionnel de son Équipe Accompagnement.

L'informatique Grand Public s'est réellement démocratisée, le consommateur moyen est de mieux en mieux informé et connaisseur, sa culture informatique s'est considérablement élargie par rapport à il y a une dizaine d'années. Une partie significative des achats est désormais du renouvellement. Pourtant, le choix du système d'exploitation ne lui est généralement pas proposé.

Aussi, s'appuyant sur l'équipe et sur le Guide du Remboursement publié en mars 2008, des consommateurs de plus en plus nombreux ont l'énergie et la persévérance de porter l'affaire devant la justice. On compte ainsi un total de 18 procès en 2008 et 2009.

Pour en savoir plus : Guide du Remboursement, Équipe Accompagnement et décisions de justice (bilan illustré).

source originale : Racketiciel : dynamisme de l'Équipe Accompagnement (jeu.-28-janv.-2010@23h22) (Carnet (blog))

Mutation des adresses de l'AFUL : passage de www.aful.org à aful.org

Le site Web de l'AFUL simplifie son adresse.

L'adresse, l'URL pour être précis, du site web de l'AFUL passe de http://www.aful.org/ à http://aful.org/.

Tous les anciens URL des pages déjà publiées continuent à fonctionner, ils sont juste redirigés vers leur nouvelle forme, sans les www devant.

Justification du changement

source originale : Mutation des adresses de l'AFUL : passage de www.aful.org à aful.org (jeu.-28-janv.-2010@21h00) (Carnet (blog))

MSI condamné pour la deuxième fois pour racketiciels

En décembre 2008, M. Baratte a acheté un ordinateur de marque MSI, lequel était proposé avec des licences pour le logiciel Windows Vista. Comme d'habitude, il était impossible d'acheter l'ordinateur que M. Baratte souhaitait acquérir sans acquérir ces licences. Toutefois M. Baratte avait la possibilité de refuser le CLUF (Contrat de Licence Utilisateur Final), ce qu'il a fait. Le refus de ce contrat entraînait le remboursement des licences.

Il s'est alors adressé au constructeur pour obtenir ce remboursement conformément aux termes du CLUF. Sauf que bien entendu, MSI a alors refusé de lui rembourser quoi que ce soit, malgré de multiples relances et l'intervention de l'UFC-Que Choisir dans l'espoir de trouver une solution de conciliation. M. Baratte a alors choisi de porter l'affaire en justice.

Et c'est à ce moment-là que MSI lui a tout à coup proposé un chèque de 100€, à savoir 30€ de remboursement pour les licences et 70€ de frais. En somme, le constructeur avait attendu que le consommateur aille jusqu'à l'étape judiciaire pour faire la moindre proposition. Il tablait évidemment sur le découragement de M. Baratte ! En outre, le protocole d'accord prévoyait une clause de confidentialité : interdiction de faire état de l'accord portant sur les 100€. Excédé par cette attitude, M. Baratte a maintenu sa demande devant la juridiction de proximité d'Annecy. Celle-ci vient de lui donner raison en condamnant MSI (lire le jugement) à lui rembourser 114€ au titre du remboursement des licences et 100€ au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Manoeuvre ratée, donc, de la part du constructeur : MSI croyait pouvoir acheter le silence d'un consommateur qui souhaitait seulement faire valoir ses droits mais le constructeur se retrouve finalement condamné pour la seconde fois. Après une première condamnation pour des faits similaires, MSI voit ses manoeuvres, peu respectueuses vis-à-vis de clients qui lui ont fait confiance, à nouveau affichées sur la place publique.

Avec ce premier délibéré en 2010, ce sont plus de vingt affaires similaires qui sont arrivées à leur terme depuis 2006. Bien entendu, ces affaires ne représentent que l'infime partie émergée d'un énorme iceberg de consommateurs mécontents qui voudraient seulement avoir le choix de ne pas payer pour des logiciels qu'ils ne souhaitent pas forcément utiliser lors de l'achat de tout nouvel ordinateur.

Pour en savoir plus : le jugement du 18 janvier à Annecy, tous les jugements, ainsi que nos analyses.

Pour agir : le Guide du remboursement et la campagne des étudiants qui ont déjà une licence Windows.

source originale : MSI condamné pour la deuxième fois pour racketiciels (mar.-26-janv.-2010@10h17) (Carnet (blog))

Questions sur l'interopérabilité

Le 10 septembre dernier, la société Microsoft organisait une table ronde consacrée à l'interopérabilité. Et force est de reconnaître  que les questions qui y ont été posées étaient fort pertinentes. Nous regrettons d'autant plus de ne pas avoir eu l'occasion d'y apporter de vive voix les réponses qui suivent.

1 - L'interopérabilité, une exigence du marché mais une réalité sur le terrain ?

L'état des lieux de l'interopérabilité varie substantiellement selon les domaines. On remarquera que, dans les domaines où les logiciels libres sont significativement présents, la situation est elle aussi significativement meilleure en matière d'interopérabilité.

Si on considère Internet par exemple, dont la nature même est étroitement liée à l'interopérabilité, on constate que l'on a une très bonne interopérabilité dans les couches basses. L'interopérabilité dans la couche applicative est en amélioration, après une période plutôt sombre, parce que l'acteur dominant, Microsoft, qui avait atteint avec Internet Explorer une position de quasi monopole à la fois pour des raisons techniques et grâce à l'installation par défaut du produit sur la plupart des postes, n'avait aucun intérêt à respecter les normes du domaine, au contraire. Ce n'est que parce que les navigateurs concurrents ont démontré des qualités techniques largement supérieures combinées à un respect des normes que la situation a pu évoluer.

Cependant, rien n'est jamais acquis. Dans le domaine de la messagerie par exemple, où l'on trouve normal de pouvoir échanger des courriels avec n'importe quel interlocuteur, les évolutions choisies par Microsoft pour son client de messagerie Outlook vont à l'encontre des principes d'interopérabilité.

2 - La quête d'interopérabilité est-elle bien compatible avec les enjeux concurrentiels du marché ?

L'interopérabilité, quand elle est réelle, constitue un élément clé favorisant une concurrence non biaisée sur un marché. Elle est, à ce titre, toujours souhaitée par l'utilisateur puisqu'elle lui offre un choix plus grand parmi ses fournisseurs potentiels. Pour les fournisseurs, en revanche, il en va différemment, selon la position qu'ils occupent sur le marché. Si un fournisseur a réussi à atteindre une position dominante, voire de quasi monopole sur un marché, il n'aura aucun intérêt à favoriser l'interopérabilité dans ce domaine puisqu'elle tendra à le mettre sur un pied d'égalité avec les autres fournisseurs, ce qui risque mécaniquement de lui faire perdre des clients. S'il subit des incitations externes pour permettre une plus grande interopérabilité sur le marché concerné, l'enjeu pour lui sera alors de réussir à satisfaire à la lettre de ces injonctions, tout en s'assurant que, dans les faits, l'interopérabilité puisse s'installer le moins possible. Cela peut notamment se faire en jouant sur la définition du terme "interopérabilité" ou en faisant un lobbying en amont pour que les textes juridiques tendant à l'imposer soient le moins efficaces possible.

Pour les autres fournisseurs, en revanche, l'interopérabilité n'est pas seulement compatible avec leurs enjeux concurrentiels, elle en est un précieux adjuvant, puisqu'elle permet à leurs solutions de ne pas être a priori pénalisées par rapport à celles de l'acteur dominant.

On voit donc que par rapport à l'interopérabilité, l'affrontement n'est pas du tout entre logiciels libres et logiciels propriétaires, mais entre acteur en position dominante, qui a tout intérêt à verrouiller ses marchés, et l'ensemble des autres acteurs, qui veulent un moyen de faire valoir leurs innovations techniques sur ces marchés.

3 - L'interopérabilité, uniquement une histoire de standards ?

L'interopérabilité est étroitement dépendante de la présence de standards, mais de standards réellement ouverts, qui n'excluent pas une frange d'acteurs. Par exemple, à partir du moment où un standard est couvert par des licences de type RAND, il interdit les modèles économiques basés sur des logiciels libres. C'est d'ailleurs pour cette raison que le W3C a fait évoluer sa politique en matière de propriété intellectuelle.

Ensuite, même dans le cas d'un standard parfaitement ouvert, il n'est qu'un moyen. Au final l'interopérabilité se juge entre les produits, c'est-à-dire entre les implémentations de ce standard. Or, si pour une raison ou une autre, un acteur n'a pas d'intérêt à l'interopérabilité mais subit des pressions pour implémenter le standard, il peut toujours trouver des modalités d'implémentations qui, en pratique, ne permettront qu'une interopérabilité limitée.

L'implémentation d'ODF, et en particulier sa partie tableur par Microsoft en est un très bon exemple. ODF, dans sa version 1.0, présente une lacune en ne spécifiant pas les formules de calcul, c'est-à-dire en en laissant le choix à l'implémenteur. Jusque-là, les différentes implémentations, dont l'objectif était bien l'interopérabilité, faisaient le choix de pallier cette carence de la norme en la prolongeant par le standard de fait, c'est-à-dire l'implémentation la plus répandue. Microsoft a, logiquement, fait le choix opposé.

4 - Concrètement, comment progresser vers plus d'interopérabilité ?

Même si le sujet est désormais largement vulgarisé, il reste sans doute une part d'information à effectuer auprès des utilisateurs et des acteurs entrant sur un marché afin de leur faire mieux cerner les contours définissant une réelle interopérabilité et les avantages qu'il peuvent en tirer.

Ensuite, il faudrait pouvoir mettre en place des moyens pour garantir un fonctionnement serein des instances de normalisation ; malheureusement, c'est le mouvement exactement inverse qui a affecté l'ISO et les instances nationales de standardisation à l'occasion de la standardisation des spécifications MS-OOXML ECMA 376.

Comme évoqué plus haut, il est désormais difficile pour un acteur de s'opposer ouvertement à l'idée de l'interopérabilité, puisque ce serait s'opposer à l'idée d'une concurrence libre et non faussée qui est à la base de l'économie de marché telle que nous la connaissons. Les menaces pesant sur l'interopérabilité ne sont plus frontales, mais plus subtiles, et demandent de la part des utilisateurs comme des instances de régulation de la concurrence une vigilance d'autant plus soutenue.

source originale : Questions sur l'interopérabilité (mar.-12-janv.-2010@11h29) (Carnet (blog))

ACER condamné pour la 5ème fois pour vente liée

ACER a été condamné pour vente liée par la juridiction de proximité de Gonesse le 2 décembre 2009. C'est la cinquième fois que le constructeur est condamné à ce titre en 2 ans.

Une affaire classique au départ...

Un consommateur avait acquis début 2008 un ordinateur portable de marque ACER vendu avec le système d'exploitation Windows Vista. Ne souhaitant pas utiliser celui-ci, il en refuse le contrat de licence au premier démarrage de l'ordinateur puis contacte le fabricant. Visiblement nullement impressionné par son triste bilan en la matière, ACER propose alors à M. Walter sa fameuse procédure de remboursement obligeant ce dernier à envoyer son PC à leur SAV pour se voir proposer un remboursement dérisoire. M. Walter a alors décidé de saisir la justice. Le 19 novembre 2009, le tribunal de proximité de Gonesse lui a donné raison et a condamné ACER à lui verser la somme de 140 € au titre du prix des licences logicielles d'une part, et 150 € au titre de l'art. 700 du code de procédure civile d'autre part. Une condamnation classique du constructeur donc, mais qui le devient beaucoup moins lorsqu'on lit les arguments du juge dénonçant l'attitude d'ACER, et bien plus largement de l'ensemble des constructeurs informatiques pratiquant la vente subordonnée du matériel à celle de logiciels.

...qui se termine en leçon de droit donnée aux constructeurs informatiques

Dans ce jugement est dénoncé un pilier de la vente PC/système d'exploitation qui, depuis le 18 mars 2009, s'avère totalement illégal au regard de la loi Française. Un consommateur qui achète un PC neuf avec les licences logicielles incluses, n'accepte pas les clauses contractuelles relatives à l'utilisation de celles-ci au moment de l'achat. Et pour cause : ces dernières lui sont présentées seulement après l'achat, au premier démarrage de l'ordinateur ! Or, l'article R. 132-1 du code de la consommation promulgué à cette date est extrêmement précis sur ce point. Il y est notamment dit de manière irréfragable (c'est-à-dire sans que cela puisse donner lieu à discussion) :

Constater l'adhésion du non-professionnel ou du consommateur à des clauses qui ne figurent pas dans l'écrit qu'il accepte ou qui sont reprises dans un autre document auquel il n'est pas fait expressément référence lors de la conclusion du contrat et dont il n'a pas eu connaissance avant sa conclusion.

Dans le cas de la vente PC/système d'exploitation, les clauses mentionnées dans le contrat de licence n'étant pas disponibles avant l'achat, celles-ci sont donc abusives sans même qu'il soit nécessaire considérer de leur contenu, à moins que le constructeur puisse prouver que le consommateur en avait eu connaissance avant l'achat. Cela semble difficile à prouver puisque le consommateur en question, au moment de l'achat de tout ordinateur, accepte des conditions générales de vente qui ne mentionnent aucunement les clauses en question ! Le constructeur ACER s'était basé sur ces clauses pour exiger le retour de la machine. Le juge, en se conformant au code de la consommation, les lui a fort justement renvoyées à la figure !


Liens utiles

source originale : ACER condamné pour la 5ème fois pour vente liée (mar.-15-déc.-2009@11h08) (Carnet (blog))

Logiciels imposés : victoire d'un particulier contre ASUS à Ploermel (Morbihan, France)

Monsieur Paré avait acquis son ordinateur de marque ASUS par Internet au mois d'août 2008. Ayant refusé le CLUF et demandé le remboursement au constructeur, il reçoit une procédure de remboursement exigeant le renvoi de l'ordinateur à ses frais (frais estimés à 30 euros pour ce portable) pour obtenir finalement un montant de 40 euros. Considérant cette procédure abusive, il saisit la juridiction de proximité proche de son domicile.

Après l'audience le 16 mars 2009, le jugement a été rendu le 18 mai par la juridiction de proximité de Ploermel (Morbihan, France). Le juge a notamment estimé que la procédure était de nature à décourager le consommateur moyen, et qu'elle viole son droit et sa liberté d'adhérer à tel ou tel système d'exploitation ou d'utiliser d'autres licences que les systèmes et licences préinstallés par ASUS, ce qui vide l'offre de son sens.

Le jugement salue en outre la procédure engagée par le consommateur, soulignant que ce genre d'action est souvent à l'origine de l'assainissement de certains pratiques commerciales abusives ou équivoques, de modifications de clauses contractuelles, de nouvelles réglementations.

Pour ces raisons, la juridiction de proximité de Ploermel a condamné ASUS à verser 80 euros pour les licences logicielles, et 150 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile (frais de justice).

Le groupe Racketiciel de l'AFUL se félicite de ce jugement qui montre une fois de plus la mauvaise foi de certains constructeurs de matériel informatique. L'AFUL demande aux consommateurs de ne pas se laisser décourager par les procédures abusives que certains constructeurs leur opposent lors de leur légitime demande de remboursement des licences logicielles. Concernant la société ASUS, l'AFUL rendra prochainement publique l'issue d'une autre affaire dans laquelle l'acharnement de ce constructeur a atteint son paroxysme et a été fermement sanctionné par la justice.

Pour en savoir plus :

source originale : Logiciels imposés : victoire d'un particulier contre ASUS à Ploermel (Morbihan, France) (ven.-27-nov.-2009@21h32) (Carnet (blog))

Mandriva : Dix ans déjà et un anniversaire très réussi

Tour Eiffel par Tristan Nito avec Logo Mandriva

Réception au premier étage
de la tour Eiffel ...

Il y a dix ans, Netscape libérait les sources de son navigateur, la création de l'AFUL était annoncée au journal officiel et Gaël Duval proposait une distribution Linux RedHat avec KDE sous le doux nom de Mandrake. Dix ans déjà... Les sources de Netscape Navigator sont devenues Mozilla Firefox, l'AFUL est toujours présente et, bien qu'il y ait eu des avancées, nos combats sont toujours d'actualité. Quant à Mandrake, elle est devenue Mandriva. Que de chemin parcouru ces dix dernières années pour chacun d'entre nous !

Nous fêtions donc cet évènement dans un lieu on ne peut plus symbolique de la France au cas où d'aucuns oublieraient que Mandriva, bien qu'étant internationale, est une société française : la tour Eiffel.

Thierry Stœhr et Roberto Di Cosmo

Thierry Stœhr, Président de l'AFUL et
Roberto Di Cosmo, membre fondateur de l'AFUL

Mandriva étant membre entreprise et soutien de l'AFUL, nous étions invités et l'AFUL était bien représentée (six membres du conseil d'administration, deux entreprises membres ainsi qu'un certain nombre de membres physiques).

Cette soirée nous a permis de mieux voir le chemin parcouru par Mandriva depuis ces dix dernières années avec notamment son implantation internationale actuelle importante (avec ses différentes communautés) pas forcément connue du public français. Une présentation et la mise en exposition (on pouvait toucher !) de deux ordinateurs équipés respectivement de la toute première version de Linux-Mandrake 5.1 et la toute dernière Mandriva Powerpack 2008 Spring matérialisait tout ce chemin parcouru. Le succès de la Mandriva Move (l'un des premiers systèmes GNU-Linux sur clé USB), avec l'avancée que cela représente pour les logiciels libres, a lui aussi logiquement été rappelé.

Nous avons également pu découvrir, grâce à différentes présentations des partenaires de Mandriva, le chemin à venir et vers où tend l'éditeur, notamment le projet EDOS (utilisé par exemple pour des services comme le Debian Weather), présenté par Roberto Di Cosmo ainsi que l'offensive de Mandriva sur le marché des ordinateurs ultra-portables avec les ultra-portables Gdium.

Cette chaleureuse soirée a été riche en contacts divers et variés, que ce soit auprès d'entreprises, des utilisateurs et contributeurs Mandriva ainsi qu'auprès de grandes figures du Logiciel Libre en France.

source originale : Mandriva : Dix ans déjà et un anniversaire très réussi (jeu.-05-nov.-2009@11h14) (Carnet (blog))

L'AFUL en deuil

In Memoriam - Pierre GuiraudLundi 3 août 2009, Pierre Guiraud, 48 ans, médecin, dirigeant fondateur de Contingences, membre des conseils d'administration de Libertis et de l'AFUL, nous a subitement quittés.

Au confluent des sciences humaines et des technologies numériques, sa vision sur l’incidence de l’avènement des réseaux numériques sur la société, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation populaire, nous manquera.

Mais, avant tout, nous perdons un ami.

Devant ce douloureux coup du sort, l'ensemble des membres de l'AFUL sont à la fois tristes et décontenancés ; ils présentent leurs plus sincères condoléances à la famille de Pierre ainsi qu'à ses proches.

source originale : L'AFUL en deuil (mer.-05-août-2009@21h28) (Carnet (blog))

MoodleMoot 2009

En cette semaine du 22 juin, et pendant 3 jours, s'est tenu le 5ème MoodleMoot francophone.

Ce séminaire est LA rencontre des usagers et développeurs francophones de la plateforme de formation open-source la plus utilisée dans le monde : MOODLE.

L'AFUL y était présente par l'intermédiaire de Jean-Yves JEANNAS, expert dans le domaine de la Formation à Distance et dans le e-Learning.

Une caractéristique de la session de cette année a été l'importance et la volonté de marquer l'appartenance de la communauté Moodle au monde de l'Open-Source. Cette importance a été portée jusque dans le salon de réception de la mairie de Lyon, ou le représentant de la communauté francophone MOODLE, Nicolas MARTIGNONI, a insisté sur ce point devant le représentant de M COLLOMB, maire de Lyon, lors de son discours.

Pour marquer son soutien aux Logiciels Libres, il a décidé de mettre une bannière AFUL sur le site de la communauté, dans la colonne de droite du site. Vous pouvez trouver ce site à : http://moodle.org/course/view.php?id=20, cliquez sur le mode invité (ou créez un compte ;-)).

source originale : MoodleMoot 2009 (mer.-08-juil.-2009@22h31) (Carnet (blog))

Congrès des maires du Nord

Ce jeudi 28 mai 2009, le CLX (Club Linux Nord-Pas de Calais), sous les bannières de l'AFUL, de l'ADULLACT et de SCIDERALLE, est allé à la rencontre des maires du Nord.

Leur congrès proposait en effet aux associations de tenir un stand.

Nous avons donc proposé, en plus des traditionnels goodies de l'AFUL, des informations et de la documentations sur les Logiciels Libres, tant au niveau de la bureautique que des logiciels spécifiques aux collectivités ou aux écoles élémentaires (qui en dépendent).

L'accueil a été particulièrement sympathique, et a montré tout le travail d'information qu'il reste à faire dans ce secteur.

Le CLX et l'Association des Maires du Nord (le département du nord compte environ 600 communes) ont confirmé lors de cet évènement leur volonté de travailler ensemble, notamment pour l'information des élus des petites communes dans des domaines comme l'interopérabilité et la pérennité, ainsi que pour montrer l'intérêt des Logiciels Libres pour une petite collectivité territoriale.

source originale : Congrès des maires du Nord (ven.-05-juin-2009@11h21) (Carnet (blog))

Salon Informatique de Maubeuge

Comme chaque année, en partenariat avec le CLX (Club Linux Nord-Pas de Calais), l'AFUL sera présente au Salon Informatique de Maubeuge.

Ce salon propose au grand public des ateliers et des démonstrations, et nous y serons présents pour présenter nos activités de promotion des Logiciels Libres et des standards ouverts.

En parallèle, se déroule le challenge des IUT de France et le challenge de la sécurité informatique.

source originale : Salon Informatique de Maubeuge (ven.-05-juin-2009@11h16) (Carnet (blog))

Soutien à In Libro Veritas

In Libro Veritas, entreprise fondée et gérée par Mathieu Pasquini, bien connu du monde du logiciel libre, a récemment lancé un appel afin de garantir sa pérennité et financer ses besoins de développement.

L'AFUL a souhaité répondre à cet appel, en s'affichant sur Le mur d'In Libro Veritas afin non seulement d'apporter un soutien financier mais surtout pour afficher son attachement à la vision et aux réalisations de cette entreprise, qui se qualifie elle-même d'éditeur militant avec, en axe majeur de l'approche de l'édition, la liberté.

Depuis sa création, l'AFUL fait de la diffusion de ressources libres (au sens large du terme) une de ses priorités, et c'est pourquoi il nous semble important de soutenir et d'appeler à soutenir une entreprise qui :

  • partage les valeurs de l'AFUL et fait la promotion des licences libres (et apparentées) pour les œuvres écrites ;
  • permet à bon nombre d'auteurs d'œuvres sous licences libres (dont plusieurs membres de l'AFUL) d'être édités ;
  • propose dans sa bibliothèque des livres numériques, à lire sur le Web ou à télécharger, basés sur des standards ouverts, sans mesures techniques de protection ;
  • n'imprime des versions papier de ces œuvres que sur demande, et depuis récemment sur papier recyclé.

Bref, bravo et merci à In Libro Veritas d'exister et, comme les ruisseaux font les grandes rivières, l'AFUL appelle chacun à soutenir cette entreprise en s'affichant sur Le mur d'In Libro Veritas

source originale : Soutien à In Libro Veritas (mer.-08-avril-2009@21h02) (Carnet (blog))

HP rembourse Windows

HP a remboursé 600 CHF (soit environ 400 euros) à un particulier, Jonathan Ernst, pour le système d'exploitation pré-installé et les logiciels de deux ordinateurs portables. Jonathan Ernst avait poursuivi la société ainsi que ses gérants. Il a reçu le remboursement et aussitôt retiré sa plainte.

Tout comme Dell, le constructeur HP prétend refuser tout remboursement des logiciels pré-installés sauf à renoncer à l'ordinateur lui-même. Cette fois-ci, le constructeur n'a pas rédigé une clause des conditions générales de vente (clause 7.3 des CGV de Dell), mais plutôt une clause du contrat de licence (CLUF de HP : préambule, alinéa 2).

En France, l'équipe Accompagnement du Groupe de travail Racketiciels a été contactée par une dizaine de particuliers qui ont demandé à HP le remboursement du système d'exploitation. Comme pour Dell, quelques-unes de ces personnes sont sur le point de porter l'affaire devant la justice.

Jusqu'à quand les constructeurs feindront-ils d'ignorer que les clients veulent du choix ? Dell a été condamnée à une amende délictuelle de 50 000 euros mais n'a pas encore changé d'attitude. Si certains des constructeurs facilitent le remboursement, quoique pour un montant encore insuffisant (à ce jour Asus, Fujitsu-Siemens, voir la liste des bons et mauvais constructeurs), aucun des grands constructeurs ne propose encore une véritable optionnalité dès l'achat.

source originale : HP rembourse Windows (mer.-11-mars-2009@13h40) (Carnet (blog))

Hadopi, appel au black-out

HADOPI - Le Net en France : black-outMercredi 25 février, le collectif de citoyen La Quadrature du Net a lancé un appel au black-out de sites Web afin de protester contre le projet de loi français Création et Internet.

Ce projet de loi, de son nom réel Loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet, sous couvert de protéger les droits des œuvres payantes, se veut être l'arme ultime contre le téléchargement illégal en proposant la création d'une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet chargée d'ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés, de leurs ayants droit, des sociétés de perception et de répartition des droits [...] ou des organismes de défense professionnelle [...], toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin en lieu et en place d'une autorité judiciaire ;

Plusieurs dispositions et méthodologies prévues dans ce projet loi inquiètent l'AFUL pour ce qui concerne les logiciels libres :

  • L'obligation pour les internautes de protéger leur connexion Internet à l'aide de moyens agréés par la haute autorité, afin de prévenir les téléchargements illégaux. Quelle place pour les logiciels et systèmes d'exploitations libres ? Rien dans le texte de loi ne permet de rassurer les utilisateurs français de systèmes d'exploitation libre quant à la disponibilité de ces moyens sur leur plateforme. Comment vont faire les 576 députés (un seul étant revenu à Windows™) utilisant un système d'exploitation libre ?
  • L'injonction, par la haute autorité, à un propriétaire de connexion Internet d'installer un logiciel de sécurisation contre le téléchargement illégal. Quelle place pour les logiciels et systèmes d'exploitations libres ? Rien dans le texte de loi ne permet de rassurer les utilisateurs français de systèmes d'exploitation libre quant à la disponibilité de ces moyens sur leur plateforme.
  • La mission d'encouragement de l'offre légale, assignée à la haute autorité, ne prévoit aucunement la mise en valeur et la diffusion des contenus et œuvres sous licences libres ;

et plus généralement :

  • Donner carte blanche aux ayants droit et aux sociétés de perception pour surveiller les activités des internautes français afin de repérer les contrefacteurs. Ceci est une grave atteinte à la vie privée et au secret de la correspondance, chers à l'AFUL ;
  • Rien dans le projet de loi n'indique que les ayants droit et sociétés de perception, portant à la connaissance de la haute autorité un acte illégal d'un internaute, doivent prouver ou motiver la réalité de l'illégalité de l'acte. Ceci est d'autant plus inquiétant que nulle technique de filtrage ne permet de détecter les infractions sans donner nécessairement une proportion substantielle de faux positifs, alors qu'il n'est prévu aucune possibilité pour les personnes concernées de contester les infractions qui leur sont reprochées.

Au vu des dangers pour les utilisateurs de logiciels libres, et pour les libertés des citoyens en général, le frein qu'une telle loi peut avoir sur la dynamique positive de ces dernières années vers une meilleure interopérabilité, et le risque que les gouvernements des autres pays, notamment francophones, s'alignent sur la position de la France sur cette question, l'AFUL soutient l'appel de La Quadrature du Net.

source originale : Hadopi, appel au black-out (ven.-06-mars-2009@10h16) (Carnet (blog))

Vente liée : mise à jour des tarifs de remboursement

bons-constructeurs-ordinateurs.info le site web pour comparer
les pratiques des constructeurs d'ordinateurs

Sur sa page dédiée aux bons et mauvais constructeurs informatiques en matière de vente liée matériel/logiciels, l'AFUL vient de mettre à jour les conditions (optionnalité ou remboursement) et les tarifs proposés par les différents constructeurs.

Rappelons l'importance de ces conditions et tarifs, alors qu'une étude du CREDOC montre que deux tiers des acheteurs potentiels d’ordinateurs aimeraient qu’on leur propose le choix entre plusieurs systèmes d’exploitation. Aujourd'hui, une solution technique de la société Nexedi permet de mettre en oeuvre l'activation au premier démarrage et donc de rétablir l'optionnalité souhaitée par les consommateurs.

L'AFUL appelle les consommateurs à réclamer aux vendeurs de leur magasin habituel et au constructeur de leur ordinateur un tel choix au premier démarrage. Elle appelle aussi les plus persévérants à débuter une procédure de remboursement du système d'exploitation de leur ordinateur récemment acquis, s'ils n'en ont pas l'usage.

source originale : Vente liée : mise à jour des tarifs de remboursement (mar.-03-févr.-2009@23h58) (Carnet (blog))

Assemblée générale 2009 (fin d'exercice 2008)

Les samedi 31 janvier et dimanche 1er février, les membres de l'AFUL se sont réunis à l'UFJ de Lille pour l'assemblée générale 2009 (fin d'exercice 2008).

Le samedi 31, les membres ont pu s'exprimer puis voter sur les rapports moral et financier de l'association. Plusieurs modifications des statuts et du règlement intérieur ont également été votées.

AFUL ne signifie plus Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres mais désormais, et depuis la fin d'après-midi du samedi 31 janvier 2009, Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres.

Cette assemblée générale a également été l'occasion d'élire de nouveaux administrateurs mais également d'échanger et de débattre de vive voix, entre membres, sur les orientations stratégiques de l'association pour les années à venir.

De nombreuses conférences de membres ont également été présentées lors de cette AG :

  • Explication et point de situation sur l'OLPC et les missions de l'association OLPC-France par Bastien Guerry
  • Point de situation des logiciels libres dans le domaine de la santé, ainsi qu'à propos du dossier médical informatisé, par Pierre Guiraud
  • Présentation du projet OpenOffice.org Éducation et de l'association EducOOo, par Éric Bachard (support de présentation)
  • Explication, point de situation et démonstration du projet AbulÉdu, quelques éléments sur le rôle de Scideralle, par Jean Peyratout
  • Présentation de SSHFS, par Dimitri Robert
  • Sensibilisation à la sécurité et sécurisation pour l'utilisateur, par Marc-Aurèle Darche
source originale : Assemblée générale 2009 (fin d'exercice 2008) (mar.-03-févr.-2009@23h36) (Carnet (blog))

L'AFUL à l'Open World Forum les 1er et 2 décembre 2008

Bannière OWF Ces deux premiers jours de décembre, à la Maison de la Chimie à Paris, on été la première édition de l'Open World Forum (Forum Mondial du Libre en français) mis cette année sous le signe du Brésil. L'AFUL étant un des partenaires de l'organisation de cet événement se félicite du succès du forum qui a su attirer de nombreuses entreprises, intervenants, et visiteurs.

L'AFUL était bien évidemment présente lors de ces deux journées, que ce soit via un stand permettant de nous rencontrer et de discuter des actions de l'association, mais également indirectement par quelques uns de ses membres, intervenants chacun dans leurs domaines d'expertises. On peut citer, par exemple, par ordre alphabétique :

  • Éric Bachard, président de l'association EducOOo, Lead Projet OpenOffice.org Education, professeur à l'UTBM :
    • Participation à la session plénière sur le Curriculum Open Source pour l'Enseignement Supérieur le 1er au matin, organisée par Roberto Di Cosmo
  • Participation à la conférence associée sur la définition du Curriculum Open Source pour l'Enseignement Supérieur le 1er après midi, organisée par Roberto Di Cosmo
  • Présentation du projet OpenOffice.org et d'EducOOo dans le cadre de la session Enseignement, Logiciel libre et contenu pour l'enseignement, organisée par Jean-Pierre Archambault
  • Organisateur session plénière sur le Curriculum Open Source pour l'Enseignement Supérieur le 1er au matin
  • Organisateur conférence associée sur la définition du Curriculum Open Source pour l'Enseignement Supérieur le 1er après midi
  • François Elie, en tant que président de l'ADULLACT et expert forges auprès d'IDABC : l'avenir des forges au sein du track QUALIPSO-OSOR et participation à la rédaction de la feuille de route de Open World Observatory
  • Stefane Fermigier, PDG de Nuxeo : The Nuxeo Way: leveraging open source to build a world-class ECM platform
  • "How can one create and deliver enterprise-class software, worth tens of years of R&D, with minimal capital investment? Open source can help, as well as the right context and ecosystem. This first talk will highlight the experience gained in the 8 first years of Nuxeo, and how they were applied to the latest iteration of the Nuxeo Platform." Retrouvez l'ensemble des présentations
La présentation a eu lieu dans le cadre du premier Nuxeo Developer Day
  • Bastien Guerry, membre de l'équipe Éducation d'OLPC (learning team), et volontaire dans l'association OLPC France : Participation à la table ronde Netbook et éducation
  • Jean-Marie Micaleff, en tant que président de Libertis et PDG de la société Phidias : présentation des différences de comportement d'un intégrateur en ERP propriétaire et d'un intégrateur en ERP Libre.
  • Patrick Sinz, Mandriva : Le futur des netbooks
  • Jean-Paul Smets, PDG de Nexedi : ERP5 World Forum
  • "20 PME ont été formées gratuitement à ERP5 Express au cours du forum mondial ERP5 et peuvent désormais gérer leur comptabilité, leur relation avec leurs clients et leur gestion commerciale avec une solution libre, hébergée et gratuite"
  • "Le forum mondial ERP5 a permis de réunir des entreprises et des scientifiques pour innover avec 3 nouvelles approches de gestion la gestion d'entreprise: la comptabilité probabiliste pour la gestion du risque en entreprise, l'utilisation d'estimateurs temporels pour la prévision des stocks et l'utilisation du data mining pour la classification des demandes des clients".
  • Jean-Paul, en temps qu'entrepreneur membre de l'AFUL, a souhaité ajouter ce message : L'AFUL par ses positions fondées sur des arguments économiques modernes a contribué de façon significative aux progrès du logiciel libre en entreprise.
source originale : L'AFUL à l'Open World Forum les 1er et 2 décembre 2008 (mar.-30-déc.-2008@16h45) (Carnet (blog))

L'AFUL à l'Ubuntu-Party les 29 et 30 novembre 2008

Ce week-end, au carrefour numérique de la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette à Paris, régnait une activité trépidante. Une Ubuntu-Party rassemblait de nombreux acteurs du Libre. Les particuliers se pressaient pour recevoir des conseils, installer une distribution GNU/Linux sur leur ordinateur et écouter des conférences. De nombreux jeunes, enthousiastes, découvraient à quoi ressemble un environnement logiciel libre. Enfin, la jeune OxyRadio était même présente en direct tout au long du week-end et diffusait des interviews des conférenciers.

L'AFUL était présente sur cet événement, notamment à travers deux conférences.

Thierry Stoehr (AFUL, Formats-Ouverts.org) a expliqué comment Notre vie numérique est menacée : le comprendre et l'éviter. Les formats, a-t-il montré, sont le levier sur lequel nous pouvons agir pour déjouer les tentacules féodales du monde numérique. Il s'est ensuite exprimé sur OxyRadio : à réécouter de préférence au format ouvert ogg-vorbis (36Mo) plutôt qu'au format propriétaire mp3 (55Mo) !

Alain Coulais (AFUL, Racketiciel) a ensuite parlé de Vente liée / Racketiciel. Il s'agit de la vente forcée des logiciels avec les ordinateurs neufs, qui entrave la concurrence, notamment les logiciels libres. Il a exposé la situation et a expliqué l'évolution actuelle du positionnement des différents constructeurs sous la pression des demandes de remboursement toujours plus nombreuses. À l'issue de la conférence, Cyprien Gay (AFUL, Racketiciel) a répondu aux questions de OxyRadio (ogg-vorbis 11Mo ou mp3 17Mo).

L'AFUL remercie les organisateurs de l'Ubuntu-Party, et bien sûr OxyRadio !

source originale : L'AFUL à l'Ubuntu-Party les 29 et 30 novembre 2008 (mar.-30-déc.-2008@16h44) (Carnet (blog))

Conférence Racketiciels à Parinux le 9 décembre 2008

Mardi 9 décembre, Parinux a accueilli le groupe de travail Racketiciels de l'AFUL pour une conférence à l'Espace Loisirs et Multimédia du 105 avenue de la Bourdonnais à Paris.

Cyprien Gay sur scène, et Alain Coulais infiltré parmi les auditeurs, ont présenté la problématique et les enjeux de la vente liée, les distinctions importantes (remboursement a posteriori ou optionnalité ? ordinateurs nus ou pré-installés ?), l'historique du groupe Racketiciels (ex-détaxe), la mise en route des procès et leur multiplication actuelle grâce au Guide du remboursement, les positions politiques récentes, et l'évolution des constructeurs concernant les procédures de remboursement. Les auditeurs ont vite copieusement interrompu les orateurs par des questions passionnées concernant notamment l'attitude des constructeurs et des vendeurs.

L'AFUL, via son groupe de travail Racketiciels, remercie Parinux et les organisateurs de la conférence, en particulier Julia Jumeau.

La présentation est disponible sur le site racketiciel.info sous licence CC-by-sa.

source originale : Conférence Racketiciels à Parinux le 9 décembre 2008 (mar.-30-déc.-2008@16h44) (Carnet (blog))

Logiciels imposés avec l'ordinateur : Dell rembourse 180 euros

Clément Hengy ne voulait pas utiliser Windows ni les autres logiciels pré-installés sur son nouvel ordinateur : il a reçu de Dell un virement de 180 euros.

Le contexte est classique : si vous êtes étudiant (Accord cadre Microsoft-Éducation Nationale du 18 décembre 2003 et avenants, programme MSDNA), ou si votre employeur a négocié un accord similaire, vous possédez d'ores et déjà une licence d'utilisation en bonne et due forme pour Microsoft Windows dans vos achats privés. Dans un tel cas, vous n'avez strictement aucune raison de devoir payer de nouveau lors de l'achat de votre ordinateur (a fortiori, bien sûr, si vous êtes de ceux qui ont déjà opté pour les logiciels libres). Et pourtant, une fois votre choix arrêté sur un modèle d'ordinateur qui vous convient, vous êtes très souvent obligé de payer le système Windows quoi qu'il en soit, ainsi que d'autres logiciels.

En février 2008, Clément Hengy achète un portable de marque Dell. Le modèle qui l'intéressait n'était pas proposé sans logiciels sur le site de Dell et comportait le système d'exploitation Microsoft Windows Vista pré-installé ainsi que d'autres logiciels dont il n'avait pas l'usage. En suivant les recommandations du Guide du remboursement, il refuse les contrats de licences correspondant à ces logiciels.

Commence alors une saga de plusieurs mois. Deux semaines après une première lettre avec accusé de réception, Dell lui propose oralement 101 euros. Le lendemain, Dell se rétracte sur la base d'une clause de leurs CGV qui stipule uniquement un remboursement complet (logiciels+matériel). Clément Hengy envoie alors une mise en demeure assortie d'un délai de quinze jours. Dix jours plus tard, il signale son dossier à la DRCCRF de l'Hérault. Une semaine plus tard, nouveau refus de Dell, et un peu plus tard Dell propose de reprendre le tout. Clément Hengy va voir le conciliateur de justice, celui-ci conclut que les deux parties sont irréconciliables. Un mois et demi plus tard (le 5 juillet), la DRCCRF répond que des infractions ont en effet été constatées et que l'affaire a été audiencée (le jugement devant être rendu plus tard). Clément Hengy décide de rencontrer une association de consommateurs. Il se rend à l'UFC-Que-Choisir du Bas-Rhin. Comme naguère une autre association locale de la même Fédération, la juriste accepte de s'occuper de son dossier, et écrit à Dell quinze jours plus tard. Un mois plus tard, sans réponse, l'UFC écrit une deuxième fois.

Il semble que la lettre de l'UFC-Que-Choisir fasse effet, à moins que ce ne soit l'audience au tribunal du fait de la DRCCRF. En tout cas, Dell envoie à Clément Hengy une proposition de remboursement de 100 euros, à titre de geste commercial (il ne faudrait pas que l'on dise qu'il puisse s'agir du remboursement d'une licence logicielle). Quelques jours plus tard, il répond à Dell par courrier électronique avec une contre-proposition à 180 euros pour couvrir en outre les divers frais engagés (courriers recommandés, adhésion à l'UFC, frais réclamés par l'UFC à l'ouverture du dossier). Le surlendemain, Dell accepte la contre-proposition, et le 3 septembre, Clément Hengy reçoit le virement prévu, de 180 euros.

Ce résultat marque peut-être un tournant, après les positions très fermes de la DGCCRF et du Gouvernement cet été : en France, les remboursements récents n'ont été obtenus qu'ordonnés par un jugement d'un Tribunal de Proximité. Aujourd'hui, un grand constructeur propose un remboursement amiable pour un montant acceptable. Cela deviendrait-il plus intéressant pour les constructeurs de procéder ainsi ? Il faut dire qu'un procès leur coûte nettement plus cher qu'un remboursement, et surtout qu'il leur fait une bien mauvaise publicité. L'optionnalité des logiciels serait tellement plus simple pour eux !

À cet égard, la société Dell devrait d'ailleurs être à la pointe de la satisfaction du consommateur puisqu'elle fabrique ses machines en grande partie à la demande.

Pour contacter l'équipe Racketiciel

source originale : Logiciels imposés avec l'ordinateur : Dell rembourse 180 euros (lun.-08-déc.-2008@07h45) (Carnet (blog))

La finance, les bulles et les brevets

Il n'y a pas que la finance qui fait des bulles ... il n'y a pas de raison de penser que la démission du pouvoir politique devant le pouvoir économique devrait se limiter (telle un nuage de Tchernobyl) à la seule sphère de l'économie irréelle (puisqu'on lui oppose l'autre en l'appelant l'économie réelle).

En ce qui concerne le brevet, je me souviens de ce que la conférence diplomatique de 2000 remarquait dans ses conclusions un manque de contrôle politique de l'office européen des brevets (OEB).

Le brevet en général, et le brevet logiciel en particulier, est un autre secteur où l'on se dispense de contrôler l'utilité des choses et de limiter leur inflation démesurée (c'est d'ailleurs aussi vrai pour le droit d'auteur).

Tout cela ne concerne pas que l'univers des logiciels libres. Mais cela le concerne aussi.

Bon, ce n'est pas moi qui publie des brûlots, mais le Centre d'analyse stratégique (ex Commissariat Général du plan), et même l'OEB au travers des 3 rapports suivants :

Le dernier rapport a en page 6 un superbe encadré sur les rançonneurs de brevets (patent trolls) ou encore page 7 : un document de prospective de l'OEB s'inquiète de l'éclosion d'une « bulle de brevets » (European Patent Office, 2007).

Cela se trouve aux pages 45 et 90 document OEB en question, le rapport Scenarios for the future, disponible sur le site de l'OEB (PDF, 6Mo). Sur la page web consacrée à cette enquête on trouve également divers documents annexes dont te texte des auditions (bas de page) et les instructions pour commander le rapport imprimé accompagné d'un CD contenant le tout.

Attention, une bonne partie de ce document est constituée de scénarios. Ce n'est donc pas toujours de l'information factuelle surtout quand elle est datée de 2016. Mais cela indique des risques évalués par les auteurs.

L'idée n'est d'ailleurs pas nouvelle, cf. The Patent Bubble. Et plus récemment un article de Brian Kahin The Patent Bubble... Still Growing.

Bonne lecture ...

Encore un truc qui va aider la bourse à remonter, les bulles, ça flotte, c'est bien connu.

source originale : La finance, les bulles et les brevets (mar.-28-oct.-2008@23h07) (Carnet (blog))

Braderie et Fête

La rentrée de septembre a été chargée en événements pour l'AFUL.

Le 6 nous tenions un stand à la braderie de Lille, faisant suite à l'invitation du GUL lillois Chtinux qui organise un stand "logiciels libres" que plusieurs associations se partagent. Les 13 et 14 c'était la fête de l'humanité, où nous étions invités, ainsi que d'autres associations ou acteurs du monde du libre, par le PCF qui propose un stand logiciels libres dans la tente du multimédia. Thierry Stœhr (président de l'AFUL) a animé aux côtés de Jérome Relinger (Responsable TIC au PCF) et Benoit Sibaud (président de l'April) un débat autour de l'interopérabilité.

Ces deux événements sont intéressants à plusieurs titres. Non seulement ils nous permettent de faire découvrir l'existence ou de mieux expliquer ce qu'est un logiciel libre à un public non averti, mais cela nous permet également de parler de nos actions.
Le seul point noir, est que Thierry Stœhr, s'est fait volé un sac contenant son ordinateur portable.

source originale : Braderie et Fête (mer.-17-sept.-2008@20h51) (Carnet (blog))

Channel IRC #aful

Depuis quelques jours, l'AFUL dispose de son salon (en anglais : channel) IRC sur le réseau de GeekNode qui partage avec l'AFUL la promotion de l'utilisation de logiciels libres. Merci au staff de GeekNode, de nous avoir fait une petite place, pour l'accueil chaleureux et l'aide pour la mise en place du salon.

Ce salon se veut convivial et un point de rencontre en temps réel entre les membres de l'association mais reste ouvert à tous, que l'on soit membre de l'AFUL ou non. N'hésitez donc pas à vous connecter sur #aful.

source originale : Channel IRC #aful (lun.-14-juil.-2008@21h53) (Carnet (blog))

Conférence modèles économiques liés aux logiciels libres

Lundi 16 juin, accompagné de Thierry Stœhr, j'ai eu le plaisir de faire une conférence Modèles économiques liés aux logiciels libres lors d'un dîner organisé par un club MOA composé de DSI de banques et grandes administrations à l'Aéroclub de France.

Au delà de la présentation des divers modèles, la partie questions/débats à été très riche d'idées et de questions précises portant sur le capital, la valeur ajoutée, certains points juridiques, voire même des questions plus pragmatiques à propos de la rédaction des spécifications.

Je traiterais également du sujet lors de ma conférence du mardi 1er juillet à 16h30 dans les locaux de la CCI de Mont-de-Marsan à l'occasion des RMLL 2008.

source originale : Conférence modèles économiques liés aux logiciels libres (mar.-17-juin-2008@23h44) (Carnet (blog))

Nouveaux moyens de règlement pour la cotisation

tirelire

Depuis le 2 juin 2008, les adhérents de l'AFUL (pourquoi adhérer ?) disposent de nouveaux moyens de paiement pour régler leur cotisation : la carte bancaire (Visa, MasterCard) et PayPal. Ces moyens de paiement viennent s'ajouter à ceux déjà disponibles : chèque bancaire, virement et paiement en liquide.

Nous espérons que cette facilité accrue pour régler la cotisation (et pour faire des dons) va permettre une plus grande rapidité des règlements et que celle-ci compensera les frais prélevés par l'intermédiaire. Par exemple, le renouvellement des cotisations pourrait être plus rapide et donc la période des appels à cotisation pourrait en être raccourcie.

Les adhésions des personnes hors zone Euro se trouvent, elles aussi, facilitées par ces nouveaux moyens de paiement.

Le temps nécessaire à une adhésion initiale pourrait ainsi être plus raccourci. La possibilité de régler immédiatement sa cotisation sans avoir à chercher son chéquier, une enveloppe et un timbre pourrait même faciliter les adhésions. En tous cas, nous l'espérons.

C'est donc le moment de (re?)contacter toutes vos connaissances (amis, famille, collègues, etc.) intéressées par les actions de l'AFUL afin qu'ils adhérent à l'association. Vous êtes tous les meilleurs ambassadeurs de l'AFUL. Nous avons besoin de nouveaux adhérents pour financer les projets de l'association. Merci à tous de votre soutien !

source originale : Nouveaux moyens de règlement pour la cotisation (mar.-03-juin-2008@22h09) (Carnet (blog))

Les 10 ans de l'AFUL sont atteints

Premier Logo de l'AFUL

Le premier logo de l'AFUL, 1998
Liberté Stabilité Pérennité

Le 5 ou le 30 ? Voire le 31 ou le 1er ? Telles pourraient être les questions.

En avril, il y eut la première réunion. Le 5 mai, ce fut le dépôt des statuts en préfecture. Et le 30 mai, ce fut la parution au Journal officiel de la République française ; avec les 24 ou 48 heures pour diffusion de la version papier sur le territoire, cela donne la date du 31 mai ou du 1er juin.

C'était en 1998 et c'était à propos de la création de l'AFUL.

Donc en ce 2 juin révolu, les 10 ans de l'AFUL sont bien officiellement atteints et même dépassés. Joyeux anniversaire à l'association et à ses membres ! Avec un salut particulier au premier Bureau de l'association, avec Stéfane Fermigier, le premier président (qui le fut pendant cinq ans et demi), Jean-Pierre Laisné, Bernard Lang et Nat Makarévitch.

Avant le rendez-vous de mai 2018 pour la prochaine dizaine, des tombereaux de gigaoctects auront coulé dans les câbles, et sans doute plus encore que lors de ces 10 premières années.

source originale : Les 10 ans de l'AFUL sont atteints (mar.-03-juin-2008@18h44) (Carnet (blog))

Rencontres Bretonnes du Logiciel Libre

Le week-end dernier ont eu lieu les premières RBLL organisées par le GUL Briochin BreizhTux où l'AFUL a été cordialement invitée.

L'AFUL y a tenu deux conférences, une sur les modèles économiques le samedi en début d'après-midi et une sur les formats ouverts (ou pas) le dimanche.

Ces deux jours, nous ont permis de mieux faire connaître les actions de l'AFUL que ce soit dans le cadre de la détaxe, de l'interopérabilité, de l'éducation ou des droits d'auteurs mais également resserrer les liens avec les autres participants (BreizhTux, Finix, P:L:O:U:G, Infothéma, etc.)

Cette manifestation, au delà de faire connaître les logiciels libres et Linux aura également servi de mini-install party car 17 systèmes GNU-Linux ont été installés sur les ordinateurs apportés par des visiteurs. Pour les autres, des démonstrations (très bien faites et surtout très concrètes pour le grand public) de Ubuntu et de Mandriva ont eu lieu durant ces deux jours. Les visiteurs ont également pu découvrir la MAO sous Linux.

Bref, merci à Quentin (président de BreizhTux) de nous avoir invité, j'ai passé deux jours fatigants mais très intéressants. Si pour l'AFUL l'investissement financier (et humain) n'a pas été négligeable (impression support papier, déplacement, hébergement) le fait de parler, d'inciter et de convaincre toujours plus de personnes à utiliser le libre et les standards ouverts le valait bien. Pendant ces deux jours plusieurs visiteurs ont souhaité rejoindre et soutenir l'AFUL en adhérant, nous leur souhaitons la bienvenue et à très bientôt dans la liste réservée aux membres. source originale : Rencontres Bretonnes du Logiciel Libre (mar.-22-avril-2008@16h31) (Carnet (blog))

L'AFUL soutient la pétition Open Parliament

L'AFUL à souhaité soutenir dès sa publication, la pétition Open Parliament qui, nous l'espérons, permettra de faire ouvrir le parlement Européen à plus d'intéropérabilité par l'utilisation de standards ouverts et ouvrir à une réelle concurrence les contrats passés par le parlement, notamment pour les acteurs du logiciels libre

C'est pourquoi l'AFUL vous invite à signer cette pétition individuellement

source originale : L'AFUL soutient la pétition Open Parliament (lun.-31-mars-2008@10h22) (Carnet (blog))

Compatibilité Linux et Ogg Vorbis dans 60 millions de consommateurs

Le magazine 60 millions consommateurs, dans son numéro 425 de mars 2008, présente les résultats de leurs essais sur les lecteurs multimédias haute définition. Il s'agit d'appareils de salon avec télécommande destinés à la l'écoute et la vision de vidéos, de films, de photos et de musique.

La bonne nouvelle est que 60 millions consommateurs prend en compte dans ses tests la compatibilité Linux ainsi que le support du format ouvert audio Ogg Vorbis comme on peut le voir sur cette copie d'une page du magazine avec mentions compatibilité Linux et Ogg Vorbis soulignées par l'AFUL.

60 millions consommateurs se préoccupe donc de l'interopérabilité pour les consommateurs concrètement dans ses tests.

Le format ouvert multimédia Ogg Vorbis est le format audio compressé, alternative libre au format MP3. Ogg Vorbis est plus performant en terme de qualité et taux de compression que le format MP3, mais malheureusement il est moins populaire que ce dernier. C'est pourquoi le fait que 60 millions consommateurs le mentionne dans son comparatif grand public est à remarquer et à encourager.

Maintenant penchons-nous du côté des constructeurs de matériel (encore une fois). Il est étonnant, qu'une grande part des lecteurs multimédia de salon, comme on peut le lire dans le numéro 425 de mars 2008 du magazine, comprennent le format audio Ogg Vorbis et sachent le jouer, alors qu'aucun lecteurs/graveurs de DVD de salon des grandes marques actuelles ne savent le faire. Comment expliquer ce décalage ?

source originale : Compatibilité Linux et Ogg Vorbis dans 60 millions de consommateurs (lun.-31-mars-2008@10h21) (Carnet (blog))

Journée numérique à Paris V

Hier c'était la journée numérique à l'université René Descartes - Paris V. L'AFUL y tenait un stand et intervenait à différentes occasions.

  • Thierry Stœhr, président de l'AFUL et rédacteur en chef du site Formats-Ouverts.org, y a bien évidemment parlé de formats avec des transparents opaques ;-)  ;
  • Bernard Lang, vice-président de l'AFUL et directeur de recherche à l'INRIA, y a parlé de contenus numériques (et leur contrôle)
  • Tristan Nitot, président de Mozilla Europe ainsi que Roberto Di Cosmo, professeur à l'université Paris Diderot et président du groupe thématique logiciels libres du pôle de compétitivité SYSTEM@TIC, tous deux membres de l'AFUL, y ont parlé de l'importance des logiciels libres dans les systèmes universitaires et plus largement dans les TICE ainsi que de l'importance des formats pour accéder aux contenus.
Pendant ce temps là, au stand de l'AFUL, de nombreux contacts avec des professeurs, des étudiants, des chercheurs, des administratifs et même des professionnels exposant venus nous voir.

Ayant usé mes fonds de culotte il y a quelques années à l'UFR de Math-Info de cette université, j'ai été heureux de revoir mes anciens professeurs et de leur parler des actions de l'AFUL, quelles soient dans le cadre du groupe de travail Éduc ou Pros.

J'ai par contre été assez surpris de voir qu'encore trop de gens, quel que soit leur âge ou leur cursus de formation, ne connaissent pas du tout les logiciels libres ou pensent qu'ils n'ont aucune viabilité économique dans le monde professionnel. Étant venu parler de l'AFUL et de ses actions, j'ai parfois été désarçonné par des questions ou des réflexions à propos de sujets que je croyais réglés ; un petit florilège de ce qui me revient en mémoire :
  • Si linux c'était si bien il serait vendu avec les ordinateurs neufs non ?
  • Ouais c'est bien beau tout ça (nda : les logiciels libres) mais bon ce n'est pas très professionnel et ça reste de la bidouille quand même.
  • Si tout le monde utilise les logiciels de Microsoft (nda : Windows et MS-Office) c'est que c'est quand même mieux non ?
  • Ouais bof, pourquoi j'irais changer alors que ça me suffit ?
  • De toute façon, si c'était si bien que ça (nda : Linux et les logiciels libres), ils le vendraient au lieu de les donner gratuitement.
C'est lors d'événements comme celui là, qui sort de notre communauté de convaincus du libre, que nous pouvons réellement "tâter" le pouls du grand public et prendre toute la mesure du chantier qu'il nous reste à accomplir, que ce soit en terme d'information ou d'adoption.
Par contre, là où chacun était d'accord, c'était sur le dossier de la détaxe avec l'effet "Whoua" Vista où les gens se rendent enfin compte qu'on leur vend de force un système d'exploitation qu'ils ne veulent pas forcément.

Il y avait tout de même quelques convaincus, heureux de trouver ou découvrir l'AFUL lors de cette journée, dont quelques uns ont souhaités nous soutenir et rejoindre l'AFUL. source originale : Journée numérique à Paris V (lun.-31-mars-2008@10h20) (Carnet (blog))