J'ai le plaisir de poser quelques questions à Loïc Mathaud, l'un des organisateurs (en l'occurrence président) de Sud-Web, un événement qu'il est tellement bon que Mozilla a décidé de le sponsoriser
[1]
Tristan : Bonjour Loïc, peux-tu nous expliquer ce qu'est Sud-Web ?
Loïc : Sud Web est une conférence pour tous les professionnels du web (développeurs, designers, experts accessibilité...) qui veulent profiter de l’expérience des autres. Pour construire un web de qualité, nous devons travailler ensemble. Nous ne devons donc pas hésiter à nous questionner constamment et à apprendre des autres. Sud Web permet d’ouvrir sa perception du web et de s’améliorer dans sa pratique via le partage d’expériences concrètes.
Tristan : Comment est née l'aventure ?
Loïc : Sud Web découle de Paris Web. Une partie de l’équipe s’y rend chaque année depuis la première édition et très tôt des discussions ont eu lieu sur la création d'un évènement de ce type en dehors de Paris et à une autre époque de l'année. Longtemps resté au stade d'idée vague, Sud Web a réellement pris forme lors de Paris Web 2010. Après de nouvelles discussions à ce sujet durant le trajet en voiture - grève oblige - menant un petit groupe vers Paris, il s'avère que le staff de Paris Web m'a permis de monter sur scène pour lancer publiquement l'idée d'un Sud Web.
Quelques minutes plus tard, quelques-uns de mes futurs compagnons venaient déjà me voir pour participer à l'aventure. Quelques jours plus tard, le groupe se constituait et commençait à s'organiser. Quelques semaines plus tard, l'association Sud-Web voyait le jour. Et enfin 6 mois plus tard, après un très gros travail de la part du staff, Sud Web 2011 avait lieu à Nîmes, sous le joli soleil du mois de mai !
Tristan : En venant à Sud-Web, avec quoi vont repartir les participants ?
Loïc : Sud Web 2012 a lieu à Toulouse les 25 et 26 mai prochains et cette année nous avons décidé de proposer deux journées différentes mais complémentaires.
Une première journée de conférences où l’on mise sur la transmission de retours d’expériences de la part des orateurs, suivant un programme concocté par notre équipe. Le tout conclu par une séance de questions à l’ombre où participants et orateurs pourront se rencontrer de manière plus informelle au sein d’une cour intérieure.
La deuxième journée sera participative. Nous l’avons appelé l’Élaboratoire. Elle se situe à mi-chemin entre les BarCamp et les CodingDojo. Notre objectif sera de favoriser les échanges inter-participants en mettant en avant des débats. Le lieu le permettant, chacun sera libre d’utiliser une des salles à disposition pour 1 ou 2 heures afin de s’y retrouver en petit groupe pour échanger, tester, apprendre sur le thème de leur choix. À titre d'exemple, vous aurez l'opportunité de débattre avec Bert Bos, un des co-inventeurs des CSS.
Tristan : Excellent ! Avec quoi vous, organisateurs, allez repartir de Sud Web ?
Loïc : Avec des nouvelles idées et points de vues, des choses à tester une fois de retour au travail afin d'améliorer vos projets, des rencontres riches avec des passionnés du Web, et, on l’espère, un immense sourire suite à ces 2 jours passés tous ensemble avec une équipe de bénévoles qui n'aura pour objectif que votre bien-être.
Tristan : Merci Loïc pour ces précisions, et bonne chance pour l'organisation de Sud-Web !
[1] Merci à l'excellent Anthony Ricaud pour son aide lors de cette interview.
En vrac de retour de Londres ↑
Website@School version 0.90.4 ↑
L'équipe de Website@School est fière de présenter la version 0.90.4 de Website@School, un système de gestion de contenu destiné à la création d'un site Web scolaire.
Téléchargement :
http://joinup.ec.europa.eu/software...
[1]
Les nouveautés de cette version :
Voir le fichier CHANGES.txt dans le répertoire program pour les détails complets.
Merci à Peter Fokker et Dirk Schouten
[1] Note that we had to abandon our previous download location for political reasons. See http://manual.websiteatschool.eu/en...


Guide juridique Logiciels libres ↑
Aquitaine Europe Communication édite sous licence CC BY-NC-SA un guide juridique des logiciels libres rédigé par Cédric Favre.
Il s'agit d'un guide pratique tout public qui explique le contexte juridique et culturel du Libre puis présente les principales licences de logiciels libres et se conclut par une fiche pratique "Comment choisir une licence libre et l'appliquer".
Panneaux : le numérique continue de remplacer le mécanique ↑
Il y avait déjà eu le changement du grand panneau d'affichage (trains au départ et trains à l'arrivée), de certains panneaux d'information et des affiches publicitaires.
C'est maintenant au tour des panneaux aux pieds des escaliers menant aux quais.
Fin du système mécanique basé sur des éléments physiques mobiles (lettres et chiffres) qui indiquaient l'heure, le numéro du train et sa destination.
Des écrans sont en cours d'installation, qui donneront ces mêmes informations, mais au format numérique. Donc avec des logiciels et des données, chacun ayant un ou des formats plus ou moins ouverts.
La consommation électrique va aussi changer et passer de très faible à plus importante.
Donc en cas de panne électrique ou de problèmes logiciel (voire de difficultés du système d'information), pas de renseignement. Souhaitons au moins que les écrans ne sont dépendants du système central et qu'il sera/serait possible de changer l'un sans changer les autres.
source originale : Panneaux : le numérique continue de remplacer le mécanique (mer.-18-avril-2012@16h32) (Pour les formats ouverts !)Il faut du clivant et de l'identifiant ↑
Il faut cliver et permettre de s'identifier : telle est l'équation (voire le format) à adopter pour les candidats aux élections. Donc se démarquer des autres tout en étant proche de l'électeur.
Comme le numérique est un peu pris en compte, et même le logiciel libre, voici une petite série de questions qui permettent de se forger une partie d'opinion sur le sujet (l'analyse des réponses n'est pas fournie : les conclusions tirées dépendent de son approche !).
Les mêmes questions peuvent être posées à l'équipe de campagne et la personne en charge du dossier du numérique. (Cela n'est pas le seul élément à prendre en compte, bien sûr).
[1] (Gros risque de politiquement correct...)
source originale : Il faut du clivant et de l'identifiant (mer.-18-avril-2012@14h58) (Pour les formats ouverts !)Ces électeurs qui peuvent faire peur (aux communicants) ↑
Meeting, petites phrases, photos, reportages radio, émissions télé, analyses diverses : toute la panoplies de la communication politique des candidats (avec ses différents formats) ne sert à rien !
Cette description n'est pas imaginaire mais le fait d'une partie des électeurs. Combien et surtout quel pourcentage ? Mystère.
Toujours est-il que cette approche n'en est pas moins présente : ils changent de chaîne lors des émissions politiques ou des journaux télé, ils n'écoutent pas les émissions ni les reportages et ils ne lisent pas les articles de presse (à propos d'analyses, de petites phrases et autres anecdotes essentielles...).
L'approche ? On peut la résumer ainsi : « Passez-moi la doc, je vais lire à la source. » Et c'est tout.
Les tracts et les professions de foi (au format papier) avec les sites Web et leurs programmes (au format numérique) servent d'outil pour décider. Pas d'image, pas de video, pas mise en scène mais les lignes du programme politique.
(En complément, il y a aussi les archives papier ou numérique des élections précédentes, utiles aussi pour comparer).
source originale : Ces électeurs qui peuvent faire peur (aux communicants) (mer.-18-avril-2012@14h21) (Pour les formats ouverts !)Promouvoir une société numérique libre ↑
Jeudi dernier, j'ai eu l'honneur de recevoir le prix 2012 du "promoteur de la société numérique" dans le cadre du Prix des Technologies Numériques organisé par Telecom ParisTech et l'associations des anciens Telecom ParisTech Alumni. Les autres lauréats sont Eric Carreel (serial entrepreneur) et Jean-Paul Bailly (PDG du groupe La Poste). J'ai bien sûr pris des photos à cette occasion. Voici les notes du discours prononcé à cette occasion.
La cérémonie, vue depuis la scène
Bonsoir,
Me voilà donc distingué par le prix de "Promoteur de la Société Numérique". Je tiens à remercier tout particulièrement Telecom ParisTech et son association de diplômés pour avoir ajouté mon nom à une liste prestigieuse, où l'on trouve Tariq Krim, Jean-François Abramatic, Daniel Kaplan ou plus récemment Jean-Michel Billaut.
Si j'en crois les organisateurs - je le rappelle pour ceux qui sont venus juste pour le cocktail - "le Prix du Promoteur de la Société Numérique est décerné à une personnalité ayant contribué à l’essor de la Société Numérique par son action personnelle ou ses travaux".
Les sentiments que j'éprouve à cet instant tiennent à la fois de l'évidence, de l'étonnement et de l'embarras. Permettez-moi de m'en expliquer.
L'évidence, parce que j'ai toujours été à la fois un promoteur de tout ce qui m'intéresse et un enfant du numérique. En substance, comme Obélix, je suis tombé dans ces deux marmites quand j'étais petit. Je peux vous parler d'Internet, de Web, et de logiciels Libres sans jamais m'arrêter. Et je peux aussi vous parler de moto et de photo avec le même enthousiasme, et ce depuis que je m'intéresse à ces sujets. Je vous encourage à en parler à ma maman, présente dans la salle, ou à mon épouse, elle vous le confirmeront : il a toujours été difficile de décoller de mon écran d'ordinateur, de mon appareil photo ou de ma moto, trois passions qu'elles qualifieront sans aucun doute d'envahissantes. Je suis un passionné, c'est dans mes gênes, et je partage mes passions... avec passion !
Le deuxième sentiment, c'est l'étonnement. L'étonnement que cette passion soit ici reconnue. Je me qualifie comme étant un vieux natif du numérique, un des premiers "digital natives". J'ai eu la chance d'avoir accès à un ordinateur depuis tout petit, en 1980, je crois. Cela fait donc 32 ans que je suis "scotché" à la micro-informatique et aux réseaux. 32 ans que je réfléchis aux possibilités de ces outils, que j'agis et que je discute sur les changements de la société provoqués par l'informatique et les réseaux.
Le 3eme sentiment, c'est l'embarras. Accepter ce prix à titre personnel serait source d'embarras, et peut-être même une imposture, car il m'est impossible de mentionner ces 14 dernières années passées à promouvoir la société de l'information sans parler d'une projet que vous connaissez tous : Mozilla.
Il y a 14 ans et une semaine, le projet Mozilla était annoncé, et je commençais à en faire la promotion en Europe puis dans le monde. Mais ne nous méprenons pas. Ca n'est pas l'individu que je suis qui importe, mais le projet que je promeus, Mozilla.
Cela fait une vingtaine d'années que le Web existe, 42 ans[1] que les premiers données ont été transférées sur Internet. Et pourtant, nous n'en sommes qu'au tout début. Cela pose la question de la société numérique que nous voulons construire.
Alors voilà, même si je suis devant vous ce soir pour accepter ce prix, je pense que c'est à Mozilla qu'il devrait être attribué, à ces milliers de bénévoles qui oeuvrent dans l'ombre pour que la technologie soit au service du citoyen et pas le contraire.
Il faut dire que les défis sont nombreux. Le Web était initialement un outil de communication et de partage de la connaissance, mais par certains aspects comme la surveillance, le filtrage, et les menaces de déconnexion, il connait une dérive sécuritaire à la "1984" qui est inquiétante. Ne nous voilons pas la face, dans ce domaine la France rivalise avec les leaders mondiaux que sont Chine, la Tunisie de Ben Ali et la Corée du Nord.
Le problème n'est pas franco-français, ni même européen. Notre identité en ligne n'est plus garantie par nos gouvernements mais par des sociétés privées américaines. Quiconque ayant eu son compte Google ou Facebook clôturé par erreur - et il y en a sûrement dans cette salle - saura vous expliquer à quel point il est douloureux de se voir confisquer sa vie numérique par une entreprise sans visage.
Le téléphone mobile, interface de tous les instants entre l'individu et sa vie numérique, ses amis, ses sources d'information, son travail, n'est pas sous contrôle des utilisateurs. Certains Appstores monopolistiques offrent une pléthore d'applications, mais ils décident pour nous, utilisateurs, ce qu'on a le droit d'installer comme logiciel sur nos smartphones, avec toutes les dérives que cela implique en terme de liberté.
Les livres numériques sont un formidable moyen d'accéder au savoir et de transporter avec soi toute une bibliothèque, mais il est toujours impossible de prêter un livre numérique à un ami.
L'apparente gratuité des services sur Internet est trop souvent un marché de dupe où l'utilisateur échange des données personnelles - sur lesquelles il et impossible de mettre un prix - contre un service qui ne coûte presque rien à faire tourner. Ceci est bien résumé par cette phrase à laquelle je vous invite à méditer : "si vous ne payez pas un service Web, vous n'êtes pas le client, vous êtes le produit qui est vendu".
Tous ces défis peuvent être relevés pour construire la société numérique dans laquelle nous voulons voir vivre nos enfants. C'est pourquoi je fais appel à vous, personnalités du numérique, pour que dans nos efforts au quotidien, nous construisions un avenir dont nous pourrons être fiers.
Je considère qu'Internet est une promesse faite à l'humanité, et il ne tient qu'à chacun de nous pour qu'elle se réalise de la meilleure façon possible. Comptez sur moi pour que Mozilla, comme d'autres associations, mais aussi certaines entreprises (les vôtres ?), soit à la hauteur de cette tache qui nous attend.
Merci.
[1] Forcément.
À Libre ouvert : « Les outils du photographe amateur », 14 avril 2012 à Pessac ↑
Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac samedi 14 avril 2012 de 10h à 13h avec l'ABUL et Scideralle.
Thème du jour : Les outils - libres - du photographe amateur
Intervenants : Fabrice Clerc, Karine Delvare et bénévoles ABUL, Scideralle, Giroll…
La présentation et les ateliers seront centrés sur les manipulations de base de la photographie numérique amateur avec des outils libres et mutiplates-formes comme GIMP : gestion des fichiers (pivoter, redimensionner, renommer…), recadrage, réglage de la lumière, amélioration de la netteté, mise en valeur (pour un scrapbook par exemple), classement, envoi…
est une extension logicielle [1] écrite par Marie-Pierre Brungard qui permet, dans le module Writer de traitement de texte des logiciels OpenOffice.org, LibreOffice, OOo4Kids ou OOoLight, de colorier tous les graphèmes (écriture) d'un même phonème (son) d'une même couleur, pour un mot, un groupe de mots ou la totalité des mots d'un texte selon les besoins.
Le choix de la mise en couleur se fait via une barre d'outils additionnelle qui propose de :


L'apprenti lecteur est ainsi aidé pour distinguer les différents sons auxquels une même lettre ou groupe de lettres correspond. Est-ce que ls deux lettres an dans balançoire se prononcent comme dans banane ou comme dans blanc ?

Liens utiles
[1] Écrite en Python, l'extension LireCouleur est placée sous licence libre LGPL.
L'INRIA propose une initiative rien que pour vous !
En effet, nous sommes très heureux de vous annoncer que l'INRIA (avec l'aide de Specif et CDEFI) a créé le concours "Boost your code", l'opportunité pour vous de présenter votre projet à un jury de scientifiques et de professionnels.
Avec à la clé, un contrat d'un an pour développer votre projet au sein de notre Institut. Ce n'est pas une blague !
Le projet présenté sera évalué sur sa valeur technique, son utilité sociale, son originalité et son caractère innovant par un jury composé, entre autres, de l'INRIA, de Roberto Di Cosmo et d'Ubuntu. Le lauréat pourra développer son idée en bénéficiant du soutien de l'institut dans le cadre d'un CDD de douze mois.
Mais ce n'est pas tout : Les autres candidats dont les projets auront été présélectionnés se verront remettre une tablette.
Nous avons mis tout notre cœur pour que cette initiative soit une réussite et le jury tiendra compte également de la motivation du candidat exprimée dans le dossier de présentation :
Le concours concerne exclusivement les jeunes étudiants de niveau ingénieur ou master 2, diplômés en 2011 ou inscrits en dernière année d'école en 2011-2012.

Discours de remise des diplômes Mastère Spécialisés ESCP Europe ↑
Hier soir, en tant que parrain de la promo 2011 des mastères spécialisés de l'ESCP Europe, j'ai été invité à prononcer un discours dans le cadre de la cérémonie de remise des diplômes. Le texte ci-dessous est une retranscription des notes que j'ai utilisées pour ce discours.
Remise des diplômes Mastères Spécialisés ESCP Europe
Bonjour, et toutes mes félicitations pour ce grand jour.
C'est un honneur d'être ici. Je suis prêt à prendre le pari que si on avait demandé aux professeurs de mon mastère, en 1989, de choisir dans la promo celui qui ferait le discours de mars 2012, je n'aurais pas été choisi, parce que mon diplôme, je ne l'ai pas eu avec les félicitations du jury, mais plutôt avec la consternation du jury. Et pourtant c'est moi qui suis sur scène ce soir.
En 2010, j'ai donné une conférence dans le cadre de l'ESCP, où j'affirmais dans l'introduction que j'étais un raté. La moitié de la salle a souri, mais l'autre moitié ne semblait pas comprendre. Bien sûr, c'était de la provocation. Je comparais la notion d'école de commerce - qui fait donc des "commerciaux" - au fait que j'ai monté une organisation à but non-lucratif. Apparemment, ça n'a pas suffi à convaincre la direction de l'école pour éviter de m'inviter ici ce soir.
Du coup, j'ai réfléchi à ce dont je voulais vous parler aujourd'hui. J'avais sélectionné trois thèmes à aborder. Et puis j'ai à nouveau regardé cette vidéo de Steve Jobs, un discours qu'il a donné à l'université de Stanford en 2005, alors qu'il vivait une rémission de son cancer. Je vous encourage à aller la voir sur Youtube. C'est là que j'ai réalisé que j'avais à peu de chose près choisi les trois thèmes que Steve Jobs aborde !
Alors là, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Si j'étais pessimiste, je dirais que l'intervention de Steve Jobs est meilleure que la mienne, qu'il a eu un parcours inouï, que c'est un show man d'exception, et qu'en plus, ça permet de pratiquer son anglais !
Mais je suis un indécrottable optimiste, et du coup je vois que d'une part mon intervention est en français, ce qui rend les choses plus faciles, et d'autre part qu'on est beaucoup mieux ici qu'au cimetière…
Plus sérieusement, revenons au trois thèmes que je voulais aborder avec vous. Trois conseils sur la notion de réussite :
1 - Organisez-vous. Apprenez à vous organiser. On trouve plein de méthodes pour cela, par exemple le livre de David Allen "Getting Things Done" / "S'organiser pour réussir" (chez Amazon). S'il y a une chose qu'on néglige trop souvent en France, c'est l'importance de l'exécution. On a souvent tendance, dans notre beau pays, à valoriser les grandes idées et à négliger les choses concrètes souvent moins valorisantes mais absolument nécessaires pour qu'un projet fonctionne, quel que soit sa taille. Ce sont elles qui font la différence entre un projet qui réussit et un qui échoue.
2 - Choisissez bien votre job. Un job idéal a deux attributs:
En substance, trouvez ce que vous aimez faire d'une part et trouvez ce en quoi vous excellez. Une fois que vous avez trouvé cela, et que vous avez appris à vous organiser dans la vie, alors vous êtes tirés d'affaire. Non seulement vous avez une valeur sur le marché, mais en plus vous allez vous amuser.
3 - Vivez votre vie à vous. Faites vos propres choix de carrière. Ne cherchez pas à vous couler dans le moule défini par ceux qui vous entourent.
Je vais vous raconter une petite anecdote à ce sujet, et comme toutes les bonnes anecdotes, elle est embarrassante pour celui qui l'a vécue. Je sortais de mon service militaire, et donc je cherchais un travail. Je faisais les petites annonces, j'envoyais des CV accompagnés de lettres de motivation. C'est là que je suis tombé sur un grand groupe de l'industrie agro-alimentaire. Je suis convoqué à un entretien. Ca se passe très bien. Très très bien. On m'a sorti un discours qui vous entendrez probablement. "Ah, monsieur Nitot, vous avez un très beau CV. Double formation ingénieur / école de commerce, c'est très bon, ça. Le groupe voit en vous un fort potentiel, et donc on voudrait vous traiter comme tel. On vous propose la voie royale chez nous : celle de l'audit. Vous ferez un tour de toutes les filiales, vous comprendrez tous les processus, vous aborderez tous les métiers à cette occasion. C'est le genre de carrière qui mène directement à la Direction Générale." J'étais ravi. C'était très bon pour l'égo, tout ça ! Pour moi, jeune chômeur qui ne savais pas trop quoi faire plus tard, c'était une aubaine. A moi la voiture de fonction et le titre ronflant, et la carrière de manager d'élite ! Mes parents allaient être contents ! Le rendez-vous s'est très bien passé. On arrivait à la fin. Le recruteur était en mode "séduction outrageuse". J'étais sous le charme. On allait se séparer, tous deux des étoiles dans les yeux. Et puis il y a eu ce dernier échange :
On s'est séparé la dessus. Curieusement, je n'ai plus eu de nouvelles d'eux ! Pas un coup de fil, pas une carte postale, rien !
Evidemment, je n'ai pas tardé à réaliser que j'avais commis une bourde qui avait brutalement mis fin au processus de recrutement. Mais ce n'est que bien des années après que j'ai réalisé que mon subconscient avait juste tiré le signal d'alarme pour éviter d'aller dans une direction qui ne me convenait pas du tout. La bourde aurait sûrement été d'embrasser une carrière qui ne me convenait pas du tout.
Vingt ans plus tard, j'ai un travail, très souvent public, dont le titre est Principal Evangelist. Je prône le partage du savoir et du code informatique, j'invite les gens à fabriquer un avenir numérique meilleur. Je fais rire, je fais réfléchir mes interlocuteurs. Et ce soir, je me tiens devant vous, dans un rôle qui tient à la fois du clown et du curé !
Je vous remercie de votre attention, et sachez que tous mes voeux de réussite - tant professionnels que personnels - vous accompagnent !
source originale : Discours de remise des diplômes Mastère Spécialisés ESCP Europe (mar.-27-mars-2012@14h49) (Standblog)En vrac, de retour de New York ↑

Gradignan, 28/03/12 : Réseaux sociaux et confidentialité sur Internet ↑
Dans le cadre de la Fête de l'Internet du 27 au 31 mars sur le thème « Net ou pas net, Internet et ses dérives », la médiathèque de Gradignan en Gironde organise une conférence-débat :
Mercredi 18 mars 2012 de 15h à 17h
à l'auditorium de la médiathèque
Médiathèque de Gradignan
32 route de Léognan
33170 GRADIGNAN
Tél. 05 57 12 18 90
Intervenant : Jean Peyratout
Entrée libre
Allez, hop, un peu de lecture pour le week-end !
[1] Genre avocat et/ou lobbyiste pour les brevets logiciels 
Mon nouveau boulot à moi que j'ai chez Mozilla ↑
Peu de gens ont réalisé que Mozilla Europe n'existe plus. Dans un sens, c'est tant mieux, parce que ça ne change pas grand-chose. En gros, les activités de Mozilla Europe - qui était une organisation à but non-lucratif de droit français - ont été transférées à une filiale de Mozilla Foundation dont je suis un des directeurs. Ces derniers mois, mon temps était occupé par cette transition. Prendre la décision, faire un plan de transition, l'exécuter, et aussi mener à bien ce qui est une de mes plus grandes fiertés récentes : faire des dons à des organisations à but non-lucratif pour promouvoir le logiciel Libre et le Web ouvert en Europe. Parmi les heureux destinataires, on trouve :
Et maintenant que Mozilla Europe n'existe plus ? Je suis toujours directeur du bureau de Mozilla à Paris, mais j'avais envie de faire quelque chose qui corresponde vraiment à ma nature et à mes envies. Alors j'ai proposé de faire la promotion de la mission de Mozilla au niveau mondial, et ça a été accepté. J'imagine que la passion que j'éprouve pour le sujet a aidé 
Pour commencer, j'ai ouvert un blog intitulé Beyond the Code. L'idée est de mettre en perspective ce que fait Mozilla (produits, code, spécifications, campagnes marketing, animations de communauté) avec la mission. Comme l'indique mon premier billet, je trouve que trop souvent les utilisateurs considèrent Mozilla comme une organisation commerciale concurrente de Microsoft, Google et Apple. Pourtant, notre structure non lucrative change beaucoup de choses quant à notre approche. Notre vocation n'est pas de maximiser les profits pour rémunérer un actionnaire (Mozilla Foundation n'en a pas) mais de mener à bien la mission de Mozilla, telle que décrite dans notre manifesto. L'objectif de Beyond the Code est de faire passer ce message-là et d'illustrer comment la mission de Mozilla a un impact sur ce que nous produisons (logiciels, documentations, événements, spécifications).
Pour l'instant, Beyond the Code est uniquement en anglais, mais j'espère bien à terme le rendre disponible en plusieurs langues (dont le français, bien sûr). En attendant, si vous avez des questions, des sujets que vous voudriez me voir aborder, n'hésitez pas à me contacter pour me les suggérer !
[1] Si vous connaissez quelqu'un susceptible de postuler pour ce travail, faites tourner l'URL !

Boot To Gecko (B2G) : the home screen
Je le disais vendredi dernier, c'est une grosse période de nouveautés pour Mozilla, et le travail entamé ces 12 ou 18 derniers mois commence à être plus visible. Voici quelques pointeurs sur le sujet :
En attendant un billet en français pour parler de mon nouveau boulot, quelques infos en vrac :
Je suis impressionné par l'activité qui règne chez Mozilla, avec plein d'annonces qui sont faites presque en même temps. Le travail résultant de nouvelles priorités décidées à la suite de la sortie de Firefox 4 commence à voir le jour, et ça n'est qu'un début (la semaine prochaine, c'est le Mobile World Congress à Barcelone) !
Alors que nous continuons à améliorer Firefox sur Windows, Mac et Linux, une version entièrement nouvelle de Firefox pour Android est dans les tuyaux (en deux mots : rapidité et fluidité). Mais surtout, de nouvelles initiatives :
Quelques articles et annonces :
Avec, pour finir en beauté, une citation de TechCrunch :
Rather than squabbling and pointing fingers at competitors saying “but they do it”, the tech giant should see Mozilla as a role model. It didn’t wait until public pressure mounted and the government forced its hand. Mozilla stepped up and heeded the FTC’s request for a way to give control back to the citizens of the web. Maybe we need some sort of Presidential Medal of Internet Freedom to honor and encourage these kinds of contributions.
(version française traduite à l'arrache par votre serviteur) :
source originale : Grosse actu Mozilla (ven.-24-févr.-2012@21h24) (Standblog)Plutôt que se montrer du doigt mutuellement et de se quereller, les géants de la technologie devraient prendre Mozilla comme exemple. Mozilla n'a pas attendu que le public mette la pression ni que le gouvernement lui force la main. Mozilla a écouté l'appel de la FTC demandant de redonner le contrôle à l'utilisateur et s'est engagé à ce sujet. Peut-être faudrait-il qu'on crée un genre de médaille d'ordre national du mérite et de la liberté d'Internet de façon à honorer et encourager ce genre d'attitude et de contributions.
Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) sont depuis juillet 2000 un cycle de conférences, d'ateliers et de tables rondes autour du Libre et de ses usages, dans une ambiance conviviale et non commerciale. La participation est comme toujours gratuite et libre d'accès pour toutes et tous, et bien sûr Scideralle participe au thème « Sciences, Enseignement, Éducation populaire »
Rassemblant plusieurs milliers de personnes chaque année dans une ville différente, la 13e édition des RMLL se tiendra du 7 au 12 juillet 2012, pour la première fois en Suisse, à Genève.
L'appel à conférences est lancé et court jusqu'au 31 mars 2012. La liste des présentations acceptées sera communiquée le 15 avril 2012.
Vous pouvez saisir votre proposition par une interface en ligne à http://call.rmll.info/talk/new. Dépêchez-vous !
Préambule : difficile de trouver des sons libres... et pourtant il y en a beaucoup, disponibles sur Internet. Ce qui suit est utilisable dans un contexte éducatif, mais pas toujours libre, dommage. Lisez bien les conditions d'utilisation des sons, privilégiez les licences libres et les sites participatifs.
Voir aussi banques d'images

Samedis du Libre : Photographie et logiciels libres samedi 11 février 2012 à Mérignac ↑
Samedi 11 février 2012 de 10h à 12h aura lieu la conférence « Samedis du Libre » qu'organise la médiathèque de Mérignac (Gironde) en partenariat avec l'ABUL et SCIDERALLE.
Titre : Photographie et logiciels libres
Intervenant : Fabrice Clerc
Disney, Free, la barbe et la cravate ↑
D'un côté, l'Assemblée nationale et Xavier Niel, le patron de Free. De l'autre, la société Disney et ses parcs et employés.
Pour chacun, quel est le point commun du 25 janvier 2012 ? Les formats !
Le premier a été auditionné mais ne portait pas de cravate, ni de costume : une petite entorse au code vestimentaire tacite [1]. La seconde a annoncé que le port de la barbe n'est plus interdit aux employés en contact avec le public à partir de début février : une petite révolution dans les critères physiques officiels [2].
Dans chaque cas on a donc une apparence au format défini (formatée ?). Un format ouvert plus ou moins fort.
Migration vers le Libre des lycées, CFA et services de la Région Rhône-Alpes ↑
Le Conseil régional de Rhônes-Alpes lance une consultation pour un marché public dont l'objet est une étude relative à la migration vers les logiciels libres des services informatiques régionaux ainsi que ceux des lycées et des centres de formation d'apprentis (CFA).
Marché référence 12S0091
Date de limite de la remise des plis : 5 mars 2012
À Libre ouvert : « Utilitaires : petits mais costauds ! », 11 février 2012 à Pessac ↑
Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac samedi 11 février 2012 de 10h à 13h avec l'ABUL et Scideralle.
Thème du jour : Utilitaires : petits mais costauds !
Intervenants : Christophe Catarina et bénévoles ABUL, Scideralle, Giroll…
Au-delà de la poignée d'applications d'usage fréquent voire quotidien (navigateur Web, bureautique, courriel, multimédia, son, images…), des milliers de logiciels ont été développés pour faciliter la vie des utilisateurs, et souvent d'abord de ceux qui les ont développés. Ils sont d'intérêt inégal, mais quelques-uns de ces « seconds rôles » méritent un coup de projecteur, voire sont devenus indispensables tant ils sont pratiques, en plus naturellement d'être libres et gratuits.
Au programme : 7zip pour compresser et décompresser librement, VLC pour lire toutes les vidéos, Amsn (messagerie / chat comme Messenger, mais libre et sans publicité), Cdex sous Windows pour transférer vos CD sur votre smartphone, et quelques autres encore que vous pourrez essayer.
Avis de décès annoncé : le CITIC 74 va disparaître, c'est décidé. ↑
La Haute-Savoie est unique, notamment en TIC. Mais cela va changer, hélas.
Le paysage haut-savoyard des TIC est totalement inédit pour les services publics : depuis 1995 (soit plus de 16 ans !) toutes les écoles sont connectées à Internet, comme les collèges, les lycées, les mairies, les bibliothèques, les offices du tourisme, les centres hospitaliers et autres services publics du département. Et cela sur décision du Conseil Général. C'est le CRI 74 (Centre de Ressources Informatiques) qui a assuré cette mission, reprise par le CITIC 74 (Centre de l'Informatique et des Technologies de l'Information et de la Communication) créé en 2007.
C'est une « mission de service public » en tant que « Fournisseur de services internet pour les collectivités » (sic), à laquelle il faut ajouter « Hébergement de sites web et gestion des noms de domaines, Messagerie, Sécurité, Filtrage des spams et des virus, Filtrage des sites web indésirables, Assistance, Développement, Formation, Support et hot-line, Gestion des systèmes d'information scolaires » ! La liste officielle sur la page TIC du site du Conseil Général est impressionnante [1].
Mais fin 2012, ce panorama inédit en France va disparaître. La décision a été officialisée lors de la réunion du Conseil Général des 13 et 14 décembre à propos du budget primitif 2012. L'ordre du jour indique laconiquement : « Dissolution du CITIC 74 au 31 décembre 2012 » (sic) [2]. L'expression est forte. Le point a été traité. La presse locale l'a relaté. C'est acté.
Les écoles, collèges, lycées, mairies, hôpitaux et autres structures publiques connectées vont donc devoir se tourner vers d'autres prestataires, ceux présents dans le département ou ailleurs : fin des services Internet via un service public.
En Haute-Savoie, l'infrastructure réseau mise en place utilise massivement et délibérément des logiciels libres (et des formats ouverts). L'argent public des financements a donc été investi de manière très importante dans les logiciels libres, avec notamment du développement d'outils propres aux besoins. Ils ont été mis à disposition, comme par exemple le logiciel PingOO, « produit phare du CITIC 74 » (sic). L'action du CITIC pour les logiciels libres a aussi permis d'aider des associations comme Sésamath, Framasoft et quelques autres. Sans oublier des manifestations comme les différentes éditions de LibreEdu qui étaient un rendez-vous important.
Sans le savoir et sans le souligner (hélas), le département est sans doute l'un de ceux en tête des utilisateurs de logiciels libres : tous les habitants de Haute Savoie sont des Monsieur Jourdain du logiciel libre. Ces logiciels ne vont pas disparaître avec le CITIC, y compris ceux développés comme PingOO. Mais leur utilisation n'est pas aussi assurée dans le dispositif qui prendra la suite le 1er janvier 2013. Souhaitons que le grand bébé CITIC ne soit pas jeté avec la neige de son bain.
Que dire pour finir ? Il ne s'agit pas de remercier pour la décision prise, mais de saluer les personnes du CRI/CITIC qui ont fait vivre ce dispositif totalement à part en France : Cécile Blonay, Directrice de l'actuel CITIC74, Jean-Claude Fernandez, Directeur de l'ancien CRI74, Sébastien Delcroix, Directeur technique du CITIC74, et les équipes de développeurs, de techniciens et d'administratifs. Chapeaux bas et merci !
Le CITIC 74 va mourir, vivent ses logiciels libres : je l'écris avec regret et tristesse.
Des cartes postales au ton décalé ? Oui, celles des suisses Plonk & Replonk, qui ont un format (ouvert) de détournement de sens et d'images.... C'est ce qui était indiqué dans ce (court !) article de janvier 2010.
Bonne nouvelle : ces Suisses exposent à L'Adresse Musée de La Poste à partir du 26 janvier.
Les véritables 10 ans de la mort de Pierre Bourdieu ↑
En avance : telle est de nos jours l'approche du calendrier dans l'actualité. Noël débute en octobre et la rentrée en juillet. C'est aussi le cas des anniversaires qui sont célébrés bien avant la date précise. Ainsi des émissions, des rencontres et des journaux ont marqué les 10 ans de la mort de Pierre Bourdieu dès le début de janvier 2012. Il est pourtant décédé ce 23 janvier.
Et les formats ? Le formatage (des esprits) et le bon format (à avoir, à transmettre) sont des éléments de sociologie. Pierre Bourdieu en a mis en lumière et en a expliqué dans de nombreux domaines (école, art, culture, élite,...) : il les a rendu ouverts.
La communication publique d'un service secret ↑
Le BCRA a été créé il y a 70 ans : le Bureau central de renseignement et d'action de la France Libre a été mis à l'honneur par l'actuelle DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) créé en 1982 et qui en est issue. Une cérémonie s'est tenue aux Invalides le 17 janvier 2012 pour marquer cet anniversaire. Une action de communication qui tranche avec le format discret logique de ce triple service.
Autre action, une carte de vœux pour l'année 2012 : elle a été éditée et adressée notamment à des journalistes qui couvrent les questions militaires et de défense (comme Jean-Dominique Merchet). Une carte en ligne sur le site Web mais surtout éditée au format papier, un format ouvert.
La 74e Convention internationale des disques de collection (CIDISC), se tient le samedi 21 et dimanche 22 janvier 2012 à l'Espace Champeret.
Disques vinyl 78-tours, 45-tours, 33-tours, voire phonogrammes, Minidisc, LaserDisc, CD audio ou SACD. Avant l'ère des fichiers. Des formats physiques (les supports) et des formats d'enregistrement/codage (l'analogique, le numérique). Avec toujours LA première question : où sont les appareils avec leurs câbles pour lire ces disques ? Et la deuxième question : si on arrive à les lire, les formats numériques sont-ils ouverts ?
« La solution proposée est un recul et n'est pas bonne pour ses utilisateurs ni pour ses clients » ↑
Le titre ci-dessus est une citation de Daniel Glazman qui qualifie ainsi la solution iBooks Author d'Apple, annoncée le 18 janvier. Son article, iBooks Author, a nice tool but.., propose un avis et une analyse détailléss de l'outil à trois niveaux : sa licence d'utilisation, son format et le contexte et les attentes des auteurs et des éditeurs de livres numériques.
L'article, en anglais, est à lire avec un important volet technique argumenté : rien de plus normal, Daniel Glazman est Co-chairman of the W3C CSS Working Group. Voici 3 extraits traduits en français pour répondre à la question du format : fermé ou ouvert ?
Le format IBA : « une archive zip d'un seul fichier XML » qui est « basée sur les noms d'espaces (namespaces) propriétaires d'Apple ». « C'est complètement fermé, inutilisable en dehors du monde Apple. »
Le format iBooks : « Il ressemble au format EPUB3. Il a le goût et l'odeur du format EPUB3. Mais ce n'est pas du tout du format EPUB3 »
Finalement : « Apple a entièrement travaillé dans ce cas en cachette. » (du W3C, alors que des idées/travaux/technologies du W3C sont utilisées).
Livres numériques : c'est la guerre des formats, comme d'habitude (mais avec des pépites de données dedans) ↑
Quel calendrier ! En quelques jours seulement, les livres numériques ont fait l'objet de 3 annonces :
Le réflexe et le leitmotiv (pour ne pas dire la déformation !) sur Formats-Ouverts.org est de se demander ELF, FOO ?, soit Et Le Format, Fermé Ou Ouvert ? Car on retrouve toujours LA menace sur les données qui sont enfermées dans un format fermé et qui se traduit de plusieurs manières simultanées :
L'ePUB de l'IDPF permet d'éviter ces dangers, mais aussi les standards ouverts du W3C ou les formats ouverts PDF et txt (ancestral).
Les livres passés, présents et futurs en version numérique ne doivent pas être emprisonnés mais reposer sur des formats ouverts.
18 janvier : PAS de SOPA ni de PIPA ! ↑
Ce mercredi 18 janvier 2012, Formats-Ouverts.org s'associe (à sa petite échelle) aux protesations contre les lois SOPA et PIPA envisagées aux USA.
Pour protester contres ces lois, le site Wikipedia en anglais est en blackout toute la journée et explique pourquoi (en anglais), comme Identi.ca. Et Framablog explique aussi la situation (en français) : si ces lois étaient votées, elles « endommageraient gravement l’Internet libre et ouvert ». Ce dernier repose sur des standards ouverts.
À Libre ouvert : Firefox et ses extensions, 14 janvier 2012 à Pessac ↑
Samedi 14 janvier 2012, 10h à 13h : Conférence / Débat autour du "navigateur Firefox et ses extensions"
Rencontre « À Libre ouvert » à la médiathèque municipale Jacques-Ellul de Pessac samedi 14 janvier 2012 de 10h à 13h avec l'ABUL et Scideralle.
Thème du jour : le navigateur Mozilla Firefox et ses extensions
Intervenants : Christophe Catarina et bénévoles ABUL, Scideralle, Giroll…
La fondation Mozilla est une organisation à but non lucratif qui promeut un Internet placé sous le signe de l'ouverture, l'innovation et la participation. La vraie force derrière Mozilla, ce sont les personnes qui, dans le monde entier, contribuent à construire le Web qu'elles veulent.
On connaît surtout Mozilla pour son navigateur-phare, le logiciel libre Mozilla Firefox qui est aujourd'hui le navigateur Web le plus utilisé en Europe, devant ses concurrents Internet Explorer et Google Chrome. Le courrielleur Mozilla Thunderbird est également une référence pour le courrier électronique.
Firefox propose de nombreuses fonctionnalités qui en font aujourd'hui un navigateur de référence : multiplates-formes et multilingue, sûr et performant, placé sous licence libre et respecteux des standards du Web, il est facile à utiliser comme à personnaliser.
L'utilisateur est ainsi libre de faire évoluer le navigateur qu'il utilise en fonction de ses besoins, grâce à des extensions ou modules.
Christophe Catarina présentera les incontournables : Adblock Plus de Wladimir Palant pour contrôler l'affichage des publicités, Firegestures pour contrôler le navigateur avec des gestes à la souris, Tab Mix Plus pour enrichir les fonctionnalités de la navigation par onglets, Easy DragToGo pour ouvrir des liens dans un nouvel onglet, rechercher un texte, enregistrer des images et plus, par un simple glisser-lâcher et quelques autres comme Video DownloadHelper ou Greasemonkey.
Puis chaque participant pourra expérimenter lui-même l'installation et l'utilisation de ces modules complémentaires à Firefox, accompagné autant que nécessaire, en atelier « Les mains sur les touches » dans l'espace multimédia de la médiathèque.
Vous connaissez peut-être le logiciel libre KTuberling créé par John Calhoun et Éric Bischoff qui permet à un jeune enfant de jouer à doter un "Monsieur Patate" de différents accessoires préfabriqués (nez, yeux, oreilles, sourcils, vêtements…) pour créer un personnage original à la manière des poupées de carton qu'on habille avec des vêtements découpés.
Ce logiciel, lié à KDE, ne fonctionnait initialement que sous Linux, même s'il convient de noter le portage Qt Windows de la version 0.4 par Michele Alessandrini.
Or M. Patate, facile à manier même par les plus jeunes et très apprécié, est un outil très intéressant comme point de départ, déclencheur d'histoires, de dialogue, d'expression orale ou écrite, de créativité…
L'équipe de RyXéo, sur la base du code de KTuberling, a développé le logiciel libre multiplates-formes leterrier-mrpatate, qui fonctionne sur des systèmes Windows, Mac et bien sûr GNU-Linux :-)
De nouvelles aires de jeux sont proposées (Noël, le lapin du Terrier d'AbulÉdu…) et d'autres déjà disponibles seront intégrées à la version 1.0.1. À la demande des utilisateurs, on dispose de deux fonctions supplémentaires :
Il reste bien sûr possible d'enregistrer l'image produite (png ou jpg) pour l'insérer dans une autre production, l'envoyer, l'imprimer…
Bravo et merci !
Voici par exemple ci-contre Karou, imaginé par Mlle Zélie T., 4 ans… et bien sûr créé avec leterrier-mrpatate.
Publication du livre « Gérer et comprendre l'open source » ↑

Ce billet pour vous présenter le livre Gérer et comprendre
l'open source : Une modélisation en termes de
de Nordine
Benkeltoum qui est paru en cette année 2011. Nous souhaitons vous présenter cet
ouvrage pour les nombreuses raisons exposées ci-dessous, et aussi parce que les
membres de l'AFUL ont répondu présents pour répondre aux questions du
chercheur.régimes
Tout d'abord ce livre constitue une très bonne présentation des logiciels libres, notamment grâce à leur historique présenté dans le contexte de l'évolution de l'informatique et de l'apparition des logiciels fermés ou propriétaires.
On y trouve des explications claires dans un style efficace, notamment les
définitions des termes logiciel libre
et Open Source selon l'Open
Source Initiative
avec là encore un historique précis et documenté.
Un point fort de cet ouvrage est de s'appuyer sur de très nombreuses et très riches investigations de terrain réalisées auprès d'acteurs aux divers profils (et dans 26 pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, d'Europe et d'Océanie) qui en font une enquête d'une ampleur à notre connaissance jusque là jamais réalisée sur les logiciels libres. Il y a de nombreuses citations des différents acteurs qui présentent bien les différents points de vue et en font une lecture rafraichissante dans un ouvrage au contenu par ailleurs académique.
Le phénomène de la méritocratie est étudié et des exemples sont donnés, même
si le nom méritocratie
n'est pas explicitement utilisé.
Le rôle toujours croissant des entreprises dans les communautés des communautés de logiciels libres reçoit quant à lui toute l'emphase nécessaire.
Néanmoins on regrettera les défauts importants suivants sur l'étude sur l'innovation des communautés d'utilisateurs-développeurs qui, en l'état, remettent malheureusement en compte sa validité et son utilité :
Gérer et comprendre l'open source
nous parait d'une grande importance
pour ses parties sur les modes d'organisation et sur les modèles d'affaire. Cet
ouvrage en français viendra compléter utilement la littérature en langue
française dans le domaine. L'AFUL, qui assure aussi la promotion et la
diffusion de la langue française, aurait néanmoins préféré que l'ouvrage ait
pour nom Gérer et comprendre le logiciel libre
, ou à défaut Gérer et
comprendre le logiciel libre et l'open source
. Le terme français
logiciel libre
, en plus d'être en langue française, a le grand mérite
d'éviter toute ambiguïté.
Enfin pour conclure, on devrait maintenant pour chaque lecture de l'essai
La cathédrale et le bazar
de Eric Raymond, qui s'est fait une place dans
la littérature du domaine, recommander la lecture conjointe de Gérer et
comprendre l'open source
qui corrige certaines interprétations erronées de
E. Raymond.
Piwigo est un logiciel libre de galerie photo pour le web. Facile à utiliser et à personnaliser grâce à ses extensions, sa version 2.3.2 a été livrée le 20 décembre 2011 par l'équipe, française, de développement.
Une démonstration en ligne permet de découvrir ses fonctionnalités ou de changer le thème graphique à la volée.
"Samedis du Libre" Mérignac : La Musique sous Linux ↑
Samedi 17 décembre 2011 de 10h à 12h aura lieu la conférence « Samedis du Libre » qu'organise la médiathèque de Mérignac, en Gironde, en partenariat avec l'ABUL et SCIDERALLE.
Le thème ce mois-ci est :
Intervenant : Philippe Bousquet
Cette conférence aborde le thème de la musique et des divers moyens mis à disposition de l'utilisateur d'un système GNU-Linux pour profiter au mieux de ses fichiers musicaux :
Liens :
Médiathèque Municipale de Mérignac
19, place Charles de Gaulle
33700 Mérignac
Tél. : 05 57 00 02 20
Le support PDF de la conférence sur le site de l'intervenant Philippe Bousquet.
Nouvelle version 3.4.10 de PMB. De nombreuses nouveautés dans cette nouvelle version mise à disposition depuis le 20 septembre 2010 par PMB Services :
AbulÉdu'Zine 3, le mag' d'AbulÉdu-fr ↑
Livraison cet été du troisième item d'AbulÉdu'Zine. Intéressant, il propose une présentation de Raconte-moi, l'un des derniers-nés des logiciels du Terrier, des trucs et astuces sur le classement des fichiers, l'utilisation d'un réseau AbulÉdu - et spécialement la préparation des changements de comptes à l'occasion de la rentrée scolaire.
C'est aussi une occasion de lire des points de vue "de l'intérieur" sur celles et ceux qui font AbulÉdu, le développement des logiciels du Terrier.
En tout cas bravo et merci à l'équipe !
Nouvelle version du site http://non.aux.racketiciels.info/ mise en ligne aujourd'hui par l'AFUL.
Ce site conseille le consommateur qui souhaite, conformément à la loi, avoir le libre choix d'acheter ou non les logiciels préinstallés par un constructeur sur un ordinateur neuf proposé à la vente.
Et voici une nouvelle version de PMB, SIGB (Système Intégré de Gestion de Bibliothèque) libre.
Numérotée 3.4.8 et livrée le 13 mai 2011, cette dernière version de PMB apporte nouvelles fonctionnalités et corrections d'erreurs.
Merci et bravo à PMB services !
Nouvelle version WebSite@School annoncée ↑
La nouvelle version de WebSite@School, incluant la langue française [1], sera bientôt disponible, sans doute fin mai 2011, en téléchargement à http://websiteatschool.eu
Website@School est un système de gestion de contenu de sites Web spécialement conçu pour créer, gérer et assurer la maintenance de sites d'écoles de toutes tailles. D'origine néeerlandaise mais disposant d'une interface en anglais, français, allemand, espagnol, néerlandais, chinois…, il est disponible gratuitement et sous licence libre GNU-GPL (GNU General Public license, licence publique générale GNU).
Ses principales fonctionnalités sont celles dont toute école a besoin :
[1] Scideralle est partenaire et sponsor de cette solution pour sa traduction française.
[2] Le manuel de l'utilisateur est en cours de traduction en français, mais l'interface du logiciel, déjà complètement traduite, ne présente aucune difficulté de compréhension ou de mise en œuvre.
Mercredi 11 mai 19h Toulouse ↑
Toulibre organise une rencontre autour des Logiciels Libres à Toulouse le mercredi 11 mai 2011, de 19h à 23h au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.
À 20h auront lieu plusieurs mini-présentations sur le libre et l'éducation. Les thèmes abordés seront les suivants :
Le centre Bellegarde sera ouvert à partir de 19h et pendant toute la soirée pour accueillir toute personne désireuse d'échanger ou de trouver de l'aide sur des logiciels libres.
Merci à Rémi Boulle
Béta-testeurs pour "Raconte-moi" ↑
Appel à béta-testeurs pour une application développée pour AbulÉdu mais dont l'utilisation peut être bien plus large : Il s'agit de Raconte-moi http://abuledu.org/leterrier/raconte-moi
L'auteur Éric Seigne pense en particulier au module d'export html/web dont l'idée et le code viennent de http://labs.toolness.com/ff-herdict... et qu'il a pas mal modifié… Vive le Libre !
En quelques clics de souris vous devriez pouvoir créer vous-même votre présentation, et même l'héberger sur la plate-forme http://raconte-moi.abuledu.org/
Ouverture de compte : http://raconte-moi.abuledu.org/w/login?action=register
Raconte-moi permet de créer des albums qui associent images et sons sur le principe d'un album "tourne-pages". On peut ainsi créer avec Raconte-moi un imagier simple… ou une présentation multimédia.
Raconte-moi comprend un mode auteur et un mode lecteur :
Ce logiciel est pour l'instant en version 0.9.12 et on aimerait bien pouvoir sortir une version stable 1.0 d'ici peu… d'où cet appel large à tests.
Les retours de bugs sont à faire ici : https://redmine.ryxeo.com/projects/leterrier-racont/issues et si le cœur vous en dit toute contribution au code sera accueillie avec beaucoup de sympathie :)
Si vous n'aviez rien à faire pendant ce week-end à rallonge, voici de quoi vous occuper !
L'INRIA vous propose de soumettre VOTRE projet logiciel libre et de le développer pendant un an. ↑
Notre institut de recherche propose une initiative rien que pour vous !
En effet, nous sommes très heureux de vous annoncer que l'INRIA a créé le concours "Boost your code", l'opportunité pour vous de présenter votre projet à un jury de scientifiques et de professionnels. Avec à la clé, un contrat d'un an pour développer votre projet au sein de notre Institut : Ce n'est pas une blague !
Le projet présenté sera évalué sur sa valeur technique, son utilité sociale, son originalité et son caractère innovant par un jury composé, entre autres, de l'INRIA, de Roberto Di Cosmo et d'Ubuntu. Le lauréat pourra développer son idée en bénéficiant du soutien de l'institut, dans le cadre d'un CDD de douze mois.
Mais ce n'est pas tout : Les autres candidats dont les projets auront été présélectionnés se verront remettre un Netbook.
Nous avons mis tout notre coeur pour que cette initiative soit une réussite et le jury tiendra compte également de la motivation du candidat exprimée dans le dossier de présentation : -* Alors passionné par le développement de logiciel libre ? Aucune hésitation... Proposez votre idée !
PS/ Le concours concerne exclusivement les jeunes étudiants de niveau ingénieur ou master 2, diplômés en 2010 ou inscrits en dernière année d'école en 2010-2011.
Il est sorti il y a tout juste quelques jours, lundi 28 février 2011 !
Refonte des statuts de l'AFUL ↑
Suite à l'assemblée générale du 29 janvier 2011, les statuts de l'AFUL ont été totalement réécrits pour être plus en phase avec ce que nous sommes et ce que nous souhaitons réaliser.
« La société se numérise et elle n'est pas prête. Les utilisateurs se voient imposer des outils et des services. » Voilà le constat qu'ont fait les membres de l'AFUL il y a plusieurs années. Il est tout aussi actuel aujourd'hui car non seulement les anciens problèmes existent toujours, comme la vente subordonnée de logiciels à l'achat d'un ordinateur et le défaut d'interopérabilité, mais de nouveaux se sont créés. Prenons l'exemple des réseaux sociaux : la pression sociale de l'entourage (amical, familial ou professionnel) est telle qu'il devient presque anormal de ne pas être présent et de ne pas se connecter quotidiennement sur Facebook. Quand on promeut et défend certaines valeurs de liberté, cela choque.
S'il n'est pas vraiment nouveau, un phénomène en pleine expansion, à un rythme faisant pâlir l'industrie traditionnelle, doit être pris en compte : les applications en Software as a Service, basées sur des Platform as a Service tournant sur des Infrastructure as a Service plus connus sous les noms de Cloud Computing ou d'« Informatique dans les Nuages ».
Cette transformation de l'informatique a pour effet de faire disparaître le logiciel des mains de l'utilisateur pour le transformer en commodité. Si cela peut ne pas être gênant en soi pour la grande majorité des gens (pour ceux qui étaient sur une autre planète, nous sommes dans une société de consommation), pour nous, promoteurs des logiciels libres, c'est un grand danger de perdre ce que nous avons à cœur et ce que nous défendons depuis des dizaines d'années : la maîtrise totale de nos logiciels et de nos données. Si à cette perte de la maîtrise, de ce que fait et comment fonctionne le logiciel, on ajoute une grande incertitude sur les traitements (qu'ils soient techniques ou juridiques) que subiront nos données, nous avons un cocktail explosif qui met vent debout tout bon libriste qui se respecte. Du moins, pourrions-nous être pragmatiques et dire « Ok, les applications en SaaS, du moment qu'elles sont libres pourquoi pas, mais alors le Cloud, là, non ! Inacceptable ! »
Le phénomène étant impossible à arrêter (cela reviendrait à souffler contre le vent un jour de tempête), la question se pose donc en ces termes : comment faire en sorte qu'un utilisateur utilisant un logiciel en SaaS sur une infrastructure de Cloud Computing puisse conserver les mêmes libertés que s'il utilisait un logiciel libre sur son propre ordinateur ?
La question trottait dans la tête de bon nombre de membres de l'AFUL et chacun essayait de formaliser la chose, vue au travers de son prisme, jusqu'à la formalisation de la TIO Libre Definition au sein d'un groupe de travail de la FFII auquel participent plusieurs membres de l'AFUL.
Forte de cette formalisation et voyant quelques acteurs commerciaux les mettre en œuvre, l'AFUL en a retiré, du point de vue de l'utilisateur, une définition de ce que nous appelons désormais les services en ligne loyaux.
Sont considérés comme loyaux les services en ligne qui permettent :
- à leurs utilisateurs de disposer, dans un format ouvert, de l’intégralité de leurs données ainsi que des données et informations liées nécessaires pour l’exploitation de ces données par un autre fournisseur de service en ligne ;
- à leurs utilisateurs de disposer sous licence libre de tous les logiciels nécessaires pour mettre en œuvre le service en ligne afin de pouvoir bénéficier du même service sur une infrastructure autonome ou exploitée par une tierce partie ;
- à un concurrent potentiel de proposer un service comparable, excluant tout verrouillage juridique empêchant la possibilité d’offrir le même service ;
- un usage du service par tous, partout, et sans discrimination aucune vis-à-vis d’un groupe ou d’une personne ;
- à leurs utilisateurs la garantie du secret absolu et la protection de leurs données, y compris sous forme anonymisée. La fourniture à un tiers de données relatives à l’usage du service ne peut se faire sans un accord préalable explicite de l’utilisateur, au cas par cas.
Depuis sa création l'AFUL a à cœur de promouvoir l'utilisation, de favoriser la création, l'usage et la pérenité des logiciels libres, des ressources libres et des standards ouverts, désormais il faudra ajouter à cette liste les services en ligne loyaux !
Dès sa fondation, l'AFUL s'est tournée vers la prochaine génération d'utilisateurs en prenant en compte l'aspect éducatif. Si le logiciel libre est un support merveilleux pour ceux qui veulent apprendre un métier de l'informatique en regardant le code source à des fins d'étude, la simple utilisation de logiciel libre et la compréhension de ce qu'est le Logiciel Libre et des possibilités qu'il offre à ses utilisateurs est également un moyen de faire en sorte que la future génération puisse garder son libre arbitre et son esprit critique. C'est pourquoi, dès 1998, l'AFUL a signé un accord-cadre avec le ministère de l'Éducation nationale et de la recherche et a discrètement mené durant toutes ces années des actions concrètes dans l'éducation formelle.
Si les avancées sont loin d'être négligeables, nous ne contestons pas que cela reste insuffisant et que trop d'acteurs semblent ne pas recevoir notre message. C'est pourquoi l'AFUL a intégré cette année dans ses nouveaux statuts les termes d'Éducation populaire et de formation, d'ores et déjà portés depuis plusieurs années par bon nombre de ses membres et par l'AFUL elle-même, membre co-fondateur, en 2002, de l'association Scideralle qui développe l'usage de logiciels et de ressources libres pour l'Éducation et l'Éducation populaire. Expliciter ce positionnement et faire apparaître ces termes dans les statuts a été une manière de reconnaître l'importance de ce chantier et celle des actions menées par ses membres sur ce terrain.
L'Éducation populaire défend la diffusion de la connaissance auprès de tous et de chacun, pour permettre de s'épanouir et d'occuper pleinement sa place de citoyen. Généralement complémentaire de l'action de l'école publique au travers de l'action d'associations, l'Éducation populaire reconnaît à chacun tant la volonté que la capacité de progresser et de se développer, quelle que soit sa condition et à tout âge de la vie. Ces apprentissages sont l'occasion de développer ses capacités à vivre en société : confronter ses idées, partager une vie de groupe, s'exprimer publiquement, écouter, contribuer à la création collective, etc. Bien sûr, la réelle maîtrise des concepts et des outils de communication, de publication numérique et de travail en réseau y jouent aujourd'hui un rôle de premier plan.
Bien que les ressources libres aient été spécifiquement citées dans les statuts depuis la fondation de l'association, lors de cette refonte, nous avons souhaité les mettre encore plus en avant et réellement cœur de nos préoccupations. Pour cela nous avons choisis de ne plus marquer de différence de nature entre les logiciels et les ressources libres. Faire entrer les ressources libres au même niveau que les logiciels libres nous a donc obligé à repenser et à reformuler les quatres libertés chères aux utilisateurs de logiciels libres que nous sommes, et nos quatre libertés se sont transformées en cinq droits :
source originale : Refonte des statuts de l'AFUL (mar.-22-févr.-2011@20h46) (Carnet (blog))Sont considérés comme libres les logiciels et les ressources dont la licence offre à leurs utilisateurs l’ensemble des libertés suivantes :
- le droit d’exécution ou d’utilisation, sans restriction, pour tout usage ;
- le droit d’étude du fonctionnement et d’adaptation ;
- le droit d’en redistribuer des copies ;
- le droit de modification ;
- le droit de publication.
On entend par « ressource » toute œuvre de l’esprit, manipulée à travers ses représentations par quelque moyen que ce soit dans n’importe quel système informationnel.
Interview : Qu'est-ce que Mageia ? ↑
En ligne une interview de Anne Nicolas par Philippe Nieuwbourg à propos de la distribution libre Mageia.
Le CNLL demande la création d'un statut nouveau de Fondation consacrée au Logiciel Libre et Open Source source originale : Pour des fondations FLOSS (ven.-23-juil.-2010@02h45) (Actu du CNLL)
Le CNLL a soutenu l'organisation des RMLL 2010 qui se sont tenues à Bordeaux, et tout particulièrement la thématique consacrée aux entreprises. Les associations du Libre constituant le CNLL sont venues nombreuses, et on activement participé aux conférences. source originale : Retour des RMLL 2010 (ven.-16-juil.-2010@17h23) (Actu du CNLL)
Les RMLL à Bordeaux pour le week-end ↑
La 11ème édition quitte le campus universitaire de Pessac et de Talence, ce vendredi 9 juillet à 19h.
Le village des associations s'installe sur les quais (au niveau du skatepark, tram B, arrêt Chartrons). L'AFUL, Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres, L'AFUJ, Association Francophone des Utilisateurs de Joomla, L'APRIL, Association pour la promotion et la défense du logiciel libre. Astrobasques, Société d'Astronomie de la Côté Basque, mais aussi OpenOffice.org Education, Framasoft, Hackable Devices, Utilisation et développement communautaire de matériel et électronique, Wikimedia France, Association pour le Libre Partage de la Connaissance,.. vous feront découvrir leurs actions pour l'univers du libre.
Samedi à 14h, à l'Athénée municipal Théâtre Forum animera le début d'après midi. Une conférence débat aura lieu toujours à l'Athénée municipal à partir de 16h : Bordeaux, Cité digitale.
Intervenants :
Cette présentation de la politique de la ville sera suivie d'une conférence-débat à 16h20 : « HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ? » animée par Thierry Stœhr et Benjamin Bayart.
Au garage moderne, des concerts gratuits pour tous les goûts : électro, pop, rock, dub,… Toute la programmation musicale est disponible ici. Sans oublier le théâtre et la danse qui viendront divertir les curieux (au garage moderne, à l'Athénée municipal, sur le village des associations…).
Une alerte météo nous contraint à « descendre les voiles » de la scène extérieure de l'ENSEIRB, le spectacle de danse et théâtre se déroulera donc dans le bâtiment de l'Enseirb au sous-sol. Accès depuis le hall où se trouve l'accueil.
edit : Pas de changement pour l'instant (jeudi 19h) en ce qui concerne le Repas du Libre.
HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ? ↑
Les Rencontres mondiales du Logiciel Libre sont accueillies à Bordeaux samedi 10 et dimanche 11 juillet 2010. Samedi et dimanche, le Village du Libre est installé quai des Chartrons et les associations du Libre y accueilleront tout le week-end sur les bords de Garonne les visiteurs, curieux ou passionnés.
En parallèle, une conférence débat est proposée samedi 10 juillet 2010 à partir de 16h à l'Athénée municipal.
Place Saint Christoly
33000 BORDEAUX
Tél. : 05 56 51 24 64
Les modèles basés sur l'accès à la connaissance sont supérieurs à ceux basés sur le contrôle et la fermeture. Mieux vaut un Internet neutre, libre et ouvert qu'un Minitel 2.
Comment permettre aux citoyens de saisir ces enjeux, ceux des processus législatifs qui mettent en danger les libertés individuelles sur Internet, comment nous permettre de participer aux débats ?
Conférence-débat, questions bienvenues !
Intervenants :
— -
Cette conférence-débat est précédée à 16h par une présentation de la politique de la ville de Bordeaux : Bordeaux Cité digitale
Les Rencontres mondiales du Logiciel Libre sont accueillies à Bordeaux samedi 10 et dimanche 11 juillet 2010. Samedi et dimanche, le Village du Libre est installé quai des Chartrons et les associations du Libre y accueilleront tout le week-end sur les bords de Garonne les visiteurs, curieux ou passionnés.
En parallèle, une conférence débat est proposée samedi 10 juillet 2010 à partir de 16h à l'Athénée municipal.
Place Saint Christoly
33000 BORDEAUX
Tél. : 05 56 51 24 64
La Ville de Bordeaux développe son projet de Cité Digitale : un ensemble de services, d'équipements et de projets d'usages pour et avec les Bordelais qui mobilise conjointement les services municipaux, les acteurs de la scène numérique locale, l'innovation par les particuliers et les associations, mais aussi des partenaires et correspondants européens.
Le projet « Bordeaux, Cité Digitale » comprend le développement de nouveaux e-services pour accompagner le développement urbain de la ville et accroître le confort de ses habitants. Il est porté par Michel Duchène, adjoint au Maire en charge de la Cité Digitale.
Intervenants :
La ville de Bordeaux est partenaire des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2010
Cette présentation de la politique de la ville sera suivie d'une conférence-débat : « HADOPI, Internet, vie privée : les Anciens contre les Modernes ? » animée par Thierry Stœhr et Benjamin Bayart.
GpuCV : bibliothèque de traitement d'images sur processeur graphique GPU ↑
Depuis quelques années, les processeurs graphiques (GPU) offrent une puissance de calcul largement supérieure aux processeurs traditionnels (CPU). Leurs champs d'utilisation se sont étendus au delà de l'affichage en 3D et des jeux vidéos afin de conquérir des domaines aussi variés que le calcul scientifique, la simulation boursière, le traitement d'image et de manière générale toute application pouvant se parallèliser massivement. GpuCV est un portage sur GPU de la librairie de traitement d'image et de vision artificielle OpenCV, développé au sein du laboratoire informatique et réseau de TELECOM SudParis à Evry depuis 2005. Ce projet est constitué d'un SDK permettant de faciliter le développement et le déploiement d'opérateurs développés en OpenGL/CUDA/OpenCL, ainsi qu'un ensemble d'opérateurs prêt à l'emploi afin de facilité le portage d'application sur GPU.
Échange de clés / key-signing party ↑
Rendez-vous mercredi 7 juillet à partir de 18h30 dans l'herbe entre la tente et la buvette en face de la scène de l'ENSEIRB pour échanger nos empreintes (GPG fingerprint).
Il vous faut :
contact : Julien Vaubourg +33 671 555 141 / Charles Vinchon +33 686 61 81 52
Échange de clés / key-signing party ↑
Rendez-vous mercredi 7 juillet à partir de 18h30 dans l'herbe entre la tente et la buvette en face de la scène de l'ENSEIRB pour échanger nos empreintes (GPG fingerprint).
Il vous faut :
contact : Julien Vaubourg +33 671 555 141 / Charles Vinchon +33 686 61 81 52
La configuration du réseau (que ce soit en wifi ou en filaire) est statique et correspond à votre numéro de badge (noté n) :
Vous pouvez utiliser la page [http://alioth.wireless-fr.org/rmll2010/] pour calculer automatiquement votre IP à partir du numéro de badge.
HACK IN ZE BOX CHALLENGE
SSH://109.229.160.144
login/pass
CHALLENGE#1:exploitation
amenra1/amenra
CHALLENGE#2:crackmes
mars0/mars
CHALLENGE#3:python/network
nept0/neptuneLe projet honeynet et les challenges ↑
Présentation du projet honeynet, de ses activités et des challenges qui ont repris au debut de l'année.
Install-partie à St Rivoal (29190) ↑
Samedi 3 juillet après-midi dans les locaux de l'école publique bilingue de St-Rivoal avec la collaboration de l'équipe de Linux-Quimper, orientée Ubuntu.
L'enseignant sera disponible pour montrer le fonctionnement du réseau AbulÉdu 8.08 en fonctionnement dans l'école et l'adaptation ASRI de Toutou Linux.
Cartographie des Entreprises du Libre ↑
Le CNLL qui, au travers des 10 associations qui le composent, réunit déjà plus de 200 entreprises françaises du Logiciel Libre, met à disposition les résultats d'une vaste étude qui offre une cartographie unique d'un écosystème jeune et florissant. source originale : Cartographie des Entreprises du Libre (mer.-02-juin-2010@11h23) (Actu du CNLL)
Le CNLL, Conseil National du Logiciel Libre, dénonce l'abandon des standards ouverts par la Commission Européenne ↑
Et si les collectivités locales passaient au logiciel libre ? ↑
Mardi 26 mai, un excellent article de Léo Trouillet sur le site Rue89 intitulé
Plusieurs exemples bien choisis illustrent le travail mené par les collectivités membres de l'association ADULLACT qui considère que, au-delà du seul choix d'ordre technique ou financier, le choix des logiciels libres et des formats ouverts est, pour une administration publique ou une collectivité territoriale, avant tout un choix politique.
Et si les collectivités locales passaient au logiciel libre ? ↑
Mardi 26 mai, un excellent article de Léo Trouillet sur le site Rue89 intitulé
Plusieurs exemples bien choisis illustrent le travail mené par les collectivités membres de l'association ADULLACT qui considère que, au-delà du seul choix d'ordre technique ou financier, le choix des logiciels libres et des formats ouverts est, pour une administration publique ou une collectivité territoriale, avant tout un choix politique.
Communiqué de Presse - Création du CNLL ↑
10 associations d'entreprises du Logiciel Libre, représentant 200 entreprises, se regroupent pour former le Conseil National du Logiciel Libre source originale : Communiqué de Presse - Création du CNLL (jeu.-11-mars-2010@17h52) (Actu du CNLL)
Racketiciel : dynamisme de l'Équipe Accompagnement ↑
Le Groupe de travail Racketiciel publie ce jour un bilan illustré du dynamisme exceptionnel de son Équipe Accompagnement.
L'informatique Grand Public s'est réellement démocratisée, le consommateur moyen est de mieux en mieux informé et connaisseur, sa culture informatique s'est considérablement élargie par rapport à il y a une dizaine d'années. Une partie significative des achats est désormais du renouvellement. Pourtant, le choix du système d'exploitation ne lui est généralement pas proposé.
Aussi, s'appuyant sur l'équipe et sur le Guide du Remboursement publié en mars 2008, des consommateurs de plus en plus nombreux ont l'énergie et la persévérance de porter l'affaire devant la justice. On compte ainsi un total de 18 procès en 2008 et 2009.
Pour en savoir plus : Guide du Remboursement, Équipe Accompagnement et décisions de justice (bilan illustré).
source originale : Racketiciel : dynamisme de l'Équipe Accompagnement (jeu.-28-janv.-2010@23h22) (Carnet (blog))Mutation des adresses de l'AFUL : passage de www.aful.org à aful.org ↑
Le site Web de l'AFUL simplifie son adresse.
L'adresse, l'URL pour être précis, du site web de l'AFUL passe de
http://www.aful.org/ à http://aful.org/.
Tous les anciens URL des pages déjà publiées continuent à fonctionner, ils
sont juste redirigés vers leur nouvelle forme, sans les www
devant.
www n'ajoute aucune information
supplémentaire sachant que le service web est le port 80 pour un nom d'hôte
donnéMSI condamné pour la deuxième fois pour racketiciels ↑
En décembre 2008, M. Baratte a acheté un ordinateur de marque MSI, lequel était proposé avec des licences pour le logiciel Windows Vista. Comme d'habitude, il était impossible d'acheter l'ordinateur que M. Baratte souhaitait acquérir sans acquérir ces licences. Toutefois M. Baratte avait la possibilité de refuser le CLUF (Contrat de Licence Utilisateur Final), ce qu'il a fait. Le refus de ce contrat entraînait le remboursement des licences.
Il s'est alors adressé au constructeur pour obtenir ce remboursement conformément aux termes du CLUF. Sauf que bien entendu, MSI a alors refusé de lui rembourser quoi que ce soit, malgré de multiples relances et l'intervention de l'UFC-Que Choisir dans l'espoir de trouver une solution de conciliation. M. Baratte a alors choisi de porter l'affaire en justice.
Et c'est à ce moment-là que MSI lui a tout à coup proposé un chèque de 100€, à savoir 30€ de remboursement pour les licences et 70€ de frais. En somme, le constructeur avait attendu que le consommateur aille jusqu'à l'étape judiciaire pour faire la moindre proposition. Il tablait évidemment sur le découragement de M. Baratte ! En outre, le protocole d'accord prévoyait une clause de confidentialité : interdiction de faire état de l'accord portant sur les 100€. Excédé par cette attitude, M. Baratte a maintenu sa demande devant la juridiction de proximité d'Annecy. Celle-ci vient de lui donner raison en condamnant MSI (lire le jugement) à lui rembourser 114€ au titre du remboursement des licences et 100€ au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Manoeuvre ratée, donc, de la part du constructeur : MSI croyait pouvoir acheter le silence d'un consommateur qui souhaitait seulement faire valoir ses droits mais le constructeur se retrouve finalement condamné pour la seconde fois. Après une première condamnation pour des faits similaires, MSI voit ses manoeuvres, peu respectueuses vis-à-vis de clients qui lui ont fait confiance, à nouveau affichées sur la place publique.
Avec ce premier délibéré en 2010, ce sont plus de vingt affaires similaires qui sont arrivées à leur terme depuis 2006. Bien entendu, ces affaires ne représentent que l'infime partie émergée d'un énorme iceberg de consommateurs mécontents qui voudraient seulement avoir le choix de ne pas payer pour des logiciels qu'ils ne souhaitent pas forcément utiliser lors de l'achat de tout nouvel ordinateur.
Pour en savoir plus : le jugement du 18 janvier à Annecy, tous les jugements, ainsi que nos analyses.
Pour agir : le Guide du remboursement et la campagne des étudiants qui ont déjà une licence Windows.
source originale : MSI condamné pour la deuxième fois pour racketiciels (mar.-26-janv.-2010@10h17) (Carnet (blog))Questions sur l'interopérabilité ↑
Le 10 septembre dernier, la société Microsoft organisait une table ronde consacrée à l'interopérabilité. Et force est de reconnaître que les questions qui y ont été posées étaient fort pertinentes. Nous regrettons d'autant plus de ne pas avoir eu l'occasion d'y apporter de vive voix les réponses qui suivent.
L'état des lieux de l'interopérabilité varie substantiellement selon les domaines. On remarquera que, dans les domaines où les logiciels libres sont significativement présents, la situation est elle aussi significativement meilleure en matière d'interopérabilité.
Si on considère Internet par exemple, dont la nature même est étroitement liée à l'interopérabilité, on constate que l'on a une très bonne interopérabilité dans les couches basses. L'interopérabilité dans la couche applicative est en amélioration, après une période plutôt sombre, parce que l'acteur dominant, Microsoft, qui avait atteint avec Internet Explorer une position de quasi monopole à la fois pour des raisons techniques et grâce à l'installation par défaut du produit sur la plupart des postes, n'avait aucun intérêt à respecter les normes du domaine, au contraire. Ce n'est que parce que les navigateurs concurrents ont démontré des qualités techniques largement supérieures combinées à un respect des normes que la situation a pu évoluer.
Cependant, rien n'est jamais acquis. Dans le domaine de la messagerie par exemple, où l'on trouve normal de pouvoir échanger des courriels avec n'importe quel interlocuteur, les évolutions choisies par Microsoft pour son client de messagerie Outlook vont à l'encontre des principes d'interopérabilité.
L'interopérabilité, quand elle est réelle, constitue un élément clé favorisant une concurrence non biaisée sur un marché. Elle est, à ce titre, toujours souhaitée par l'utilisateur puisqu'elle lui offre un choix plus grand parmi ses fournisseurs potentiels. Pour les fournisseurs, en revanche, il en va différemment, selon la position qu'ils occupent sur le marché. Si un fournisseur a réussi à atteindre une position dominante, voire de quasi monopole sur un marché, il n'aura aucun intérêt à favoriser l'interopérabilité dans ce domaine puisqu'elle tendra à le mettre sur un pied d'égalité avec les autres fournisseurs, ce qui risque mécaniquement de lui faire perdre des clients. S'il subit des incitations externes pour permettre une plus grande interopérabilité sur le marché concerné, l'enjeu pour lui sera alors de réussir à satisfaire à la lettre de ces injonctions, tout en s'assurant que, dans les faits, l'interopérabilité puisse s'installer le moins possible. Cela peut notamment se faire en jouant sur la définition du terme "interopérabilité" ou en faisant un lobbying en amont pour que les textes juridiques tendant à l'imposer soient le moins efficaces possible.
Pour les autres fournisseurs, en revanche, l'interopérabilité n'est pas seulement compatible avec leurs enjeux concurrentiels, elle en est un précieux adjuvant, puisqu'elle permet à leurs solutions de ne pas être a priori pénalisées par rapport à celles de l'acteur dominant.
On voit donc que par rapport à l'interopérabilité, l'affrontement n'est pas du tout entre logiciels libres et logiciels propriétaires, mais entre acteur en position dominante, qui a tout intérêt à verrouiller ses marchés, et l'ensemble des autres acteurs, qui veulent un moyen de faire valoir leurs innovations techniques sur ces marchés.
L'interopérabilité est étroitement dépendante de la présence de standards, mais de standards réellement ouverts, qui n'excluent pas une frange d'acteurs. Par exemple, à partir du moment où un standard est couvert par des licences de type RAND, il interdit les modèles économiques basés sur des logiciels libres. C'est d'ailleurs pour cette raison que le W3C a fait évoluer sa politique en matière de propriété intellectuelle.
Ensuite, même dans le cas d'un standard parfaitement ouvert, il n'est qu'un moyen. Au final l'interopérabilité se juge entre les produits, c'est-à-dire entre les implémentations de ce standard. Or, si pour une raison ou une autre, un acteur n'a pas d'intérêt à l'interopérabilité mais subit des pressions pour implémenter le standard, il peut toujours trouver des modalités d'implémentations qui, en pratique, ne permettront qu'une interopérabilité limitée.
L'implémentation d'ODF, et en particulier sa partie tableur par Microsoft en est un très bon exemple. ODF, dans sa version 1.0, présente une lacune en ne spécifiant pas les formules de calcul, c'est-à-dire en en laissant le choix à l'implémenteur. Jusque-là, les différentes implémentations, dont l'objectif était bien l'interopérabilité, faisaient le choix de pallier cette carence de la norme en la prolongeant par le standard de fait, c'est-à-dire l'implémentation la plus répandue. Microsoft a, logiquement, fait le choix opposé.
Même si le sujet est désormais largement vulgarisé, il reste sans doute une part d'information à effectuer auprès des utilisateurs et des acteurs entrant sur un marché afin de leur faire mieux cerner les contours définissant une réelle interopérabilité et les avantages qu'il peuvent en tirer.
Ensuite, il faudrait pouvoir mettre en place des moyens pour garantir un fonctionnement serein des instances de normalisation ; malheureusement, c'est le mouvement exactement inverse qui a affecté l'ISO et les instances nationales de standardisation à l'occasion de la standardisation des spécifications MS-OOXML ECMA 376.
Comme évoqué plus haut, il est désormais difficile pour un acteur de s'opposer ouvertement à l'idée de l'interopérabilité, puisque ce serait s'opposer à l'idée d'une concurrence libre et non faussée qui est à la base de l'économie de marché telle que nous la connaissons. Les menaces pesant sur l'interopérabilité ne sont plus frontales, mais plus subtiles, et demandent de la part des utilisateurs comme des instances de régulation de la concurrence une vigilance d'autant plus soutenue.
source originale : Questions sur l'interopérabilité (mar.-12-janv.-2010@11h29) (Carnet (blog))OOo4Kids : plus de cent mille téléchargements ↑
Pas mal ! Déjà plus de cent mille téléchargements d'OOo4Kids sur le site http://download.ooo4kids.org !
La commune de Petite-Île membre de l'ADULLACT ↑
Ce samedi 19 décembre 2009, le conseil municipal de Petite-Île à La Réunion a décidé l'adhésion de la commune à l'ADULLACT, l'association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales.
ACER condamné pour la 5ème fois pour vente liée ↑
ACER a été condamné pour vente liée par la juridiction de proximité de Gonesse le 2 décembre 2009. C'est la cinquième fois que le constructeur est condamné à ce titre en 2 ans.
Un consommateur avait acquis début 2008 un ordinateur portable de marque ACER vendu avec le système d'exploitation Windows Vista. Ne souhaitant pas utiliser celui-ci, il en refuse le contrat de licence au premier démarrage de l'ordinateur puis contacte le fabricant. Visiblement nullement impressionné par son triste bilan en la matière, ACER propose alors à M. Walter sa fameuse procédure de remboursement obligeant ce dernier à envoyer son PC à leur SAV pour se voir proposer un remboursement dérisoire. M. Walter a alors décidé de saisir la justice. Le 19 novembre 2009, le tribunal de proximité de Gonesse lui a donné raison et a condamné ACER à lui verser la somme de 140 € au titre du prix des licences logicielles d'une part, et 150 € au titre de l'art. 700 du code de procédure civile d'autre part. Une condamnation classique du constructeur donc, mais qui le devient beaucoup moins lorsqu'on lit les arguments du juge dénonçant l'attitude d'ACER, et bien plus largement de l'ensemble des constructeurs informatiques pratiquant la vente subordonnée du matériel à celle de logiciels.
Dans ce jugement est dénoncé un pilier de la vente PC/système d'exploitation qui, depuis le 18 mars 2009, s'avère totalement illégal au regard de la loi Française. Un consommateur qui achète un PC neuf avec les licences logicielles incluses, n'accepte pas les clauses contractuelles relatives à l'utilisation de celles-ci au moment de l'achat. Et pour cause : ces dernières lui sont présentées seulement après l'achat, au premier démarrage de l'ordinateur ! Or, l'article R. 132-1 du code de la consommation promulgué à cette date est extrêmement précis sur ce point. Il y est notamment dit de manière irréfragable (c'est-à-dire sans que cela puisse donner lieu à discussion) :
Constater l'adhésion du non-professionnel ou du consommateur à des clauses qui ne figurent pas dans l'écrit qu'il accepte ou qui sont reprises dans un autre document auquel il n'est pas fait expressément référence lors de la conclusion du contrat et dont il n'a pas eu connaissance avant sa conclusion.
Dans le cas de la vente PC/système d'exploitation, les clauses mentionnées dans le contrat de licence n'étant pas disponibles avant l'achat, celles-ci sont donc abusives sans même qu'il soit nécessaire considérer de leur contenu, à moins que le constructeur puisse prouver que le consommateur en avait eu connaissance avant l'achat. Cela semble difficile à prouver puisque le consommateur en question, au moment de l'achat de tout ordinateur, accepte des conditions générales de vente qui ne mentionnent aucunement les clauses en question ! Le constructeur ACER s'était basé sur ces clauses pour exiger le retour de la machine. Le juge, en se conformant au code de la consommation, les lui a fort justement renvoyées à la figure !
Courriel correct : le Bon Posteur ↑
Cinq pages Web seulement pour les bons conseils de base à donner à un utilisateur du courriel : le Bon Posteur http://lebonposteur.retifweb.net/
Pour citer son auteur : « Il est parfois délicat de faire des remarques à un collègue ou un supérieur. Un lien discret en bas de votre courriel : j'ai appris à poster avec Bon Posteur peut être plus diplomatique et vous évite de répéter souvent la même chose… »
Rencontres AUFML / Mandriva Linux 2010 ↑
À l'occasion de la sortie de Mandriva Linux 2010 « Adélie », l'Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux (AUFML) organise les
dimanche 6 décembre 2009 de midi à 18h au Carrefour numérique de la Cité des Sciences et de l'Industrie, 30 avenue Corentin Cariou, à Paris 19e.
Logiciels imposés : victoire d'un particulier contre ASUS à Ploermel (Morbihan, France) ↑
Monsieur Paré avait acquis son ordinateur de marque ASUS par Internet au mois d'août 2008. Ayant refusé le CLUF et demandé le remboursement au constructeur, il reçoit une procédure de remboursement exigeant le renvoi de l'ordinateur à ses frais (frais estimés à 30 euros pour ce portable) pour obtenir finalement un montant de 40 euros. Considérant cette procédure abusive, il saisit la juridiction de proximité proche de son domicile.
Après l'audience le 16 mars 2009, le
jugement a été rendu le 18 mai par la juridiction de proximité de Ploermel
(Morbihan, France). Le juge a notamment estimé que la procédure était de nature
à décourager le consommateur moyen, et qu'elle viole son droit et sa liberté
d'adhérer à tel ou tel système d'exploitation ou d'utiliser d'autres licences
que les systèmes et licences préinstallés par ASUS, ce qui vide l'offre de son
sens.
Le jugement salue en outre la procédure engagée par le consommateur,
soulignant que ce genre d'action est souvent à l'origine de l'assainissement
de certains pratiques commerciales abusives ou équivoques, de modifications de
clauses contractuelles, de nouvelles réglementations.
Pour ces raisons, la juridiction de proximité de Ploermel a condamné ASUS à verser 80 euros pour les licences logicielles, et 150 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile (frais de justice).
Le groupe Racketiciel de l'AFUL se félicite de ce jugement qui montre une fois de plus la mauvaise foi de certains constructeurs de matériel informatique. L'AFUL demande aux consommateurs de ne pas se laisser décourager par les procédures abusives que certains constructeurs leur opposent lors de leur légitime demande de remboursement des licences logicielles. Concernant la société ASUS, l'AFUL rendra prochainement publique l'issue d'une autre affaire dans laquelle l'acharnement de ce constructeur a atteint son paroxysme et a été fermement sanctionné par la justice.
Pour en savoir plus :
Samedi du Net pratique le 28/11 à Pessac ↑
L'espace multimédia de la médiathèque Jacques-Ellul à Pessac (Camponac) organise le 28 novembre de 10h à 13h un "Samedi du Net pratique" sur le thème :
L'objectif est de répondre aux questions les plus courantes :
L'intervenant sera Thierry Mille, formateur certifié Microsoft et expert en sécurité par ailleurs auteur prolixe chez Micro Application de livres sur les différentes versions de Windows [2], les derniers cet été sur Windows 7 [3], bien sûr.
Voilà qui tranche avec les rendez-vous mensuels « À Libre ouvert » organisés par la médiathèque, l'ABUL et Scideralle, une occasion d'écouter d'autres points de vue mais surtout de discuter des "bonnes pratiques". Car tous les utilisateurs d'Internet sont confrontés - à l'exception des virus réservés aux utilisateurs de Windows - à ces fléaux auxquels il convient de faire face avec du bon sens et quelques réflexes à acquérir.
[1] Pour les virus, on a une idée : passez à Linux ;-)
[2] http://thierrymille.online.fr/minicv.html
[3] Windows "Seven"
Mandriva : Dix ans déjà et un anniversaire très réussi ↑
Réception au premier étage
de la tour Eiffel ...
Il y a dix ans, Netscape libérait les sources de son navigateur, la création de l'AFUL était annoncée au journal officiel et Gaël Duval proposait une distribution Linux RedHat avec KDE sous le doux nom de Mandrake. Dix ans déjà... Les sources de Netscape Navigator sont devenues Mozilla Firefox, l'AFUL est toujours présente et, bien qu'il y ait eu des avancées, nos combats sont toujours d'actualité. Quant à Mandrake, elle est devenue Mandriva. Que de chemin parcouru ces dix dernières années pour chacun d'entre nous !
Nous fêtions donc cet évènement dans un lieu on ne peut plus symbolique de la France au cas où d'aucuns oublieraient que Mandriva, bien qu'étant internationale, est une société française : la tour Eiffel.
Thierry Stœhr, Président de l'AFUL et
Roberto Di Cosmo, membre fondateur de l'AFUL
Mandriva étant membre entreprise et soutien de l'AFUL, nous étions invités et l'AFUL était bien représentée (six membres du conseil d'administration, deux entreprises membres ainsi qu'un certain nombre de membres physiques).
Cette soirée nous a permis de mieux voir le chemin parcouru par Mandriva depuis ces dix dernières années avec notamment son implantation internationale actuelle importante (avec ses différentes communautés) pas forcément connue du public français. Une présentation et la mise en exposition (on pouvait toucher !) de deux ordinateurs équipés respectivement de la toute première version de Linux-Mandrake 5.1 et la toute dernière Mandriva Powerpack 2008 Spring matérialisait tout ce chemin parcouru. Le succès de la Mandriva Move (l'un des premiers systèmes GNU-Linux sur clé USB), avec l'avancée que cela représente pour les logiciels libres, a lui aussi logiquement été rappelé.
Nous avons également pu découvrir, grâce à différentes présentations des partenaires de Mandriva, le chemin à venir et vers où tend l'éditeur, notamment le projet EDOS (utilisé par exemple pour des services comme le Debian Weather), présenté par Roberto Di Cosmo ainsi que l'offensive de Mandriva sur le marché des ordinateurs ultra-portables avec les ultra-portables Gdium.
Cette chaleureuse soirée a été riche en contacts divers et variés, que ce soit auprès d'entreprises, des utilisateurs et contributeurs Mandriva ainsi qu'auprès de grandes figures du Logiciel Libre en France.
source originale : Mandriva : Dix ans déjà et un anniversaire très réussi (jeu.-05-nov.-2009@11h14) (Carnet (blog))
Lundi 3 août 2009, Pierre Guiraud, 48 ans, médecin, dirigeant fondateur
de Contingences, membre des conseils
d'administration de Libertis et de
l'AFUL, nous a subitement quittés.
Au confluent des sciences humaines et des technologies numériques, sa vision sur l’incidence de l’avènement des réseaux numériques sur la société, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation populaire, nous manquera.
Mais, avant tout, nous perdons un ami.
Devant ce douloureux coup du sort, l'ensemble des membres de l'AFUL sont à la fois tristes et décontenancés ; ils présentent leurs plus sincères condoléances à la famille de Pierre ainsi qu'à ses proches.
source originale : L'AFUL en deuil (mer.-05-août-2009@21h28) (Carnet (blog))En cette semaine du 22 juin, et pendant 3 jours, s'est tenu le 5ème
MoodleMoot
francophone.
Ce séminaire est LA rencontre des usagers et développeurs francophones de la plateforme de formation open-source la plus utilisée dans le monde : MOODLE.
L'AFUL y était présente par l'intermédiaire de Jean-Yves JEANNAS, expert dans le domaine de la Formation à Distance et dans le e-Learning.
Une caractéristique de la session de cette année a été l'importance et la volonté de marquer l'appartenance de la communauté Moodle au monde de l'Open-Source. Cette importance a été portée jusque dans le salon de réception de la mairie de Lyon, ou le représentant de la communauté francophone MOODLE, Nicolas MARTIGNONI, a insisté sur ce point devant le représentant de M COLLOMB, maire de Lyon, lors de son discours.
Pour marquer son soutien aux Logiciels Libres, il a décidé de mettre une
bannière AFUL sur le site de la communauté, dans la colonne de droite du site.
Vous pouvez trouver ce site à : http://moodle.org/course/view.php?id=20,
cliquez sur le mode invité
(ou créez un compte ;-)).
Ce jeudi 28 mai 2009, le CLX (Club Linux Nord-Pas de Calais), sous les bannières de l'AFUL, de l'ADULLACT et de SCIDERALLE, est allé à la rencontre des maires du Nord.
Leur congrès proposait en effet aux associations de tenir un stand.
Nous avons donc proposé, en plus des traditionnels goodies de l'AFUL, des informations et de la documentations sur les Logiciels Libres, tant au niveau de la bureautique que des logiciels spécifiques aux collectivités ou aux écoles élémentaires (qui en dépendent).
L'accueil a été particulièrement sympathique, et a montré tout le travail d'information qu'il reste à faire dans ce secteur.
Le CLX et l'Association des Maires du Nord (le département du nord compte environ 600 communes) ont confirmé lors de cet évènement leur volonté de travailler ensemble, notamment pour l'information des élus des petites communes dans des domaines comme l'interopérabilité et la pérennité, ainsi que pour montrer l'intérêt des Logiciels Libres pour une petite collectivité territoriale.
source originale : Congrès des maires du Nord (ven.-05-juin-2009@11h21) (Carnet (blog))Salon Informatique de Maubeuge ↑
Comme chaque année, en partenariat avec le CLX (Club Linux Nord-Pas de Calais), l'AFUL sera présente au Salon Informatique de Maubeuge.
Ce salon propose au grand public des ateliers et des démonstrations, et nous y serons présents pour présenter nos activités de promotion des Logiciels Libres et des standards ouverts.
En parallèle, se déroule le challenge des IUT de France et le challenge de la sécurité informatique.
source originale : Salon Informatique de Maubeuge (ven.-05-juin-2009@11h16) (Carnet (blog))In Libro Veritas, entreprise fondée et gérée par Mathieu Pasquini, bien connu du monde du logiciel libre, a récemment lancé un appel afin de garantir sa pérennité et financer ses besoins de développement.
L'AFUL a souhaité répondre à cet appel, en s'affichant sur Le mur d'In Libro Veritas afin non seulement d'apporter un soutien financier mais surtout pour afficher son attachement à la vision et aux réalisations de cette entreprise, qui se qualifie elle-même d'éditeur militant avec, en axe majeur de l'approche de l'édition, la liberté.
Depuis sa création, l'AFUL fait de la diffusion de ressources libres (au sens large du terme) une de ses priorités, et c'est pourquoi il nous semble important de soutenir et d'appeler à soutenir une entreprise qui :
Bref, bravo et merci à In Libro Veritas d'exister et, comme les ruisseaux font les grandes rivières, l'AFUL appelle chacun à soutenir cette entreprise en s'affichant sur Le mur d'In Libro Veritas
source originale : Soutien à In Libro Veritas (mer.-08-avril-2009@21h02) (Carnet (blog))HP a remboursé 600 CHF (soit environ 400 euros) à un particulier, Jonathan Ernst, pour le système d'exploitation pré-installé et les logiciels de deux ordinateurs portables. Jonathan Ernst avait poursuivi la société ainsi que ses gérants. Il a reçu le remboursement et aussitôt retiré sa plainte.
Tout comme Dell, le constructeur HP prétend refuser tout remboursement des logiciels pré-installés sauf à renoncer à l'ordinateur lui-même. Cette fois-ci, le constructeur n'a pas rédigé une clause des conditions générales de vente (clause 7.3 des CGV de Dell), mais plutôt une clause du contrat de licence (CLUF de HP : préambule, alinéa 2).
En France, l'équipe Accompagnement du Groupe de travail Racketiciels a été contactée par une dizaine de particuliers qui ont demandé à HP le remboursement du système d'exploitation. Comme pour Dell, quelques-unes de ces personnes sont sur le point de porter l'affaire devant la justice.
Jusqu'à quand les constructeurs feindront-ils d'ignorer que les clients veulent du choix ? Dell a été condamnée à une amende délictuelle de 50 000 euros mais n'a pas encore changé d'attitude. Si certains des constructeurs facilitent le remboursement, quoique pour un montant encore insuffisant (à ce jour Asus, Fujitsu-Siemens, voir la liste des bons et mauvais constructeurs), aucun des grands constructeurs ne propose encore une véritable optionnalité dès l'achat.
source originale : HP rembourse Windows (mer.-11-mars-2009@13h40) (Carnet (blog))
Mercredi 25 février, le collectif de
citoyen La Quadrature du
Net a lancé un appel au black-out de sites Web afin de protester
contre le projet de loi français Création et Internet.
Ce projet de loi, de son nom réel Loi favorisant la diffusion et la
protection de la création sur Internet, sous couvert de protéger les
droits des œuvres payantes, se veut être l'arme ultime contre le
téléchargement illégal en proposant la création d'une Haute autorité pour la
diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet chargée
d'ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et
objets protégés, de leurs ayants droit, des sociétés de perception et de
répartition des droits [...] ou des organismes de défense professionnelle
[...], toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à
un droit d’auteur ou un droit voisin
en lieu et en place d'une
autorité judiciaire ;
Plusieurs dispositions et méthodologies prévues dans ce projet loi inquiètent l'AFUL pour ce qui concerne les logiciels libres :
et plus généralement :
Au vu des dangers pour les utilisateurs de logiciels libres, et pour les libertés des citoyens en général, le frein qu'une telle loi peut avoir sur la dynamique positive de ces dernières années vers une meilleure interopérabilité, et le risque que les gouvernements des autres pays, notamment francophones, s'alignent sur la position de la France sur cette question, l'AFUL soutient l'appel de La Quadrature du Net.
source originale : Hadopi, appel au black-out (ven.-06-mars-2009@10h16) (Carnet (blog))Vente liée : mise à jour des tarifs de remboursement ↑
bons-constructeurs-ordinateurs.info
le site web pour comparer
les pratiques des constructeurs d'ordinateurs
Sur sa page dédiée aux bons et mauvais constructeurs informatiques en matière de vente liée matériel/logiciels, l'AFUL vient de mettre à jour les conditions (optionnalité ou remboursement) et les tarifs proposés par les différents constructeurs.
Rappelons l'importance de ces conditions et tarifs, alors qu'une étude du CREDOC montre que deux tiers des acheteurs potentiels d’ordinateurs aimeraient qu’on leur propose le choix entre plusieurs systèmes d’exploitation. Aujourd'hui, une solution technique de la société Nexedi permet de mettre en oeuvre l'activation au premier démarrage et donc de rétablir l'optionnalité souhaitée par les consommateurs.
L'AFUL appelle les consommateurs à réclamer aux vendeurs de leur magasin habituel et au constructeur de leur ordinateur un tel choix au premier démarrage. Elle appelle aussi les plus persévérants à débuter une procédure de remboursement du système d'exploitation de leur ordinateur récemment acquis, s'ils n'en ont pas l'usage.
source originale : Vente liée : mise à jour des tarifs de remboursement (mar.-03-févr.-2009@23h58) (Carnet (blog))Assemblée générale 2009 (fin d'exercice 2008) ↑
Les samedi 31 janvier et dimanche 1er février, les membres de l'AFUL se sont réunis à l'UFJ de Lille pour l'assemblée générale 2009 (fin d'exercice 2008).
Le samedi 31, les membres ont pu s'exprimer puis voter sur les rapports moral et financier de l'association. Plusieurs modifications des statuts et du règlement intérieur ont également été votées.
AFUL ne signifie plus Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres mais désormais, et depuis la fin d'après-midi du samedi 31 janvier 2009, Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres.
Cette assemblée générale a également été l'occasion d'élire de nouveaux administrateurs mais également d'échanger et de débattre de vive voix, entre membres, sur les orientations stratégiques de l'association pour les années à venir.
De nombreuses conférences de membres ont également été présentées lors de cette AG :
L'AFUL à l'Open World Forum les 1er et 2 décembre 2008 ↑
Ces deux premiers jours de décembre, à la
Maison de la Chimie à Paris, on été la première édition de l'Open World Forum (Forum Mondial du Libre
en français) mis cette année sous le signe du Brésil. L'AFUL étant un des
partenaires de l'organisation de cet événement se félicite du succès du forum
qui a su attirer de nombreuses entreprises, intervenants, et visiteurs.
L'AFUL était bien évidemment présente lors de ces deux journées, que ce soit via un stand permettant de nous rencontrer et de discuter des actions de l'association, mais également indirectement par quelques uns de ses membres, intervenants chacun dans leurs domaines d'expertises. On peut citer, par exemple, par ordre alphabétique :
L'AFUL par ses positions fondées sur des arguments économiques modernes a contribué de façon significative aux progrès du logiciel libre en entreprise.
L'AFUL à l'Ubuntu-Party les 29 et 30 novembre 2008 ↑
Ce week-end, au carrefour numérique de la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette à Paris, régnait une activité trépidante. Une Ubuntu-Party rassemblait de nombreux acteurs du Libre. Les particuliers se pressaient pour recevoir des conseils, installer une distribution GNU/Linux sur leur ordinateur et écouter des conférences. De nombreux jeunes, enthousiastes, découvraient à quoi ressemble un environnement logiciel libre. Enfin, la jeune OxyRadio était même présente en direct tout au long du week-end et diffusait des interviews des conférenciers.
L'AFUL était présente sur cet événement, notamment à travers deux conférences.
Thierry Stoehr (AFUL, Formats-Ouverts.org) a expliqué comment Notre vie numérique est menacée : le comprendre et l'éviter. Les formats, a-t-il montré, sont le levier sur lequel nous pouvons agir pour déjouer les tentacules féodales du monde numérique. Il s'est ensuite exprimé sur OxyRadio : à réécouter de préférence au format ouvert ogg-vorbis (36Mo) plutôt qu'au format propriétaire mp3 (55Mo) !
Alain Coulais (AFUL, Racketiciel) a ensuite parlé de Vente liée / Racketiciel. Il s'agit de la vente forcée des logiciels avec les ordinateurs neufs, qui entrave la concurrence, notamment les logiciels libres. Il a exposé la situation et a expliqué l'évolution actuelle du positionnement des différents constructeurs sous la pression des demandes de remboursement toujours plus nombreuses. À l'issue de la conférence, Cyprien Gay (AFUL, Racketiciel) a répondu aux questions de OxyRadio (ogg-vorbis 11Mo ou mp3 17Mo).
L'AFUL remercie les organisateurs de l'Ubuntu-Party, et bien sûr OxyRadio !
source originale : L'AFUL à l'Ubuntu-Party les 29 et 30 novembre 2008 (mar.-30-déc.-2008@16h44) (Carnet (blog))Conférence Racketiciels à Parinux le 9 décembre 2008 ↑
Mardi 9 décembre, Parinux a accueilli le groupe de travail Racketiciels de l'AFUL pour une conférence à l'Espace Loisirs et Multimédia du 105 avenue de la Bourdonnais à Paris.
Cyprien Gay sur scène, et Alain Coulais infiltré parmi les auditeurs, ont présenté la problématique et les enjeux de la vente liée, les distinctions importantes (remboursement a posteriori ou optionnalité ? ordinateurs nus ou pré-installés ?), l'historique du groupe Racketiciels (ex-détaxe), la mise en route des procès et leur multiplication actuelle grâce au Guide du remboursement, les positions politiques récentes, et l'évolution des constructeurs concernant les procédures de remboursement. Les auditeurs ont vite copieusement interrompu les orateurs par des questions passionnées concernant notamment l'attitude des constructeurs et des vendeurs.
L'AFUL, via son groupe de travail Racketiciels, remercie Parinux et les organisateurs de la conférence, en particulier Julia Jumeau.
La présentation est disponible sur le site racketiciel.info sous licence CC-by-sa.
source originale : Conférence Racketiciels à Parinux le 9 décembre 2008 (mar.-30-déc.-2008@16h44) (Carnet (blog))Logiciels imposés avec l'ordinateur : Dell rembourse 180 euros ↑
Clément Hengy ne voulait pas utiliser Windows ni les autres logiciels pré-installés sur son nouvel ordinateur : il a reçu de Dell un virement de 180 euros.
Le contexte est classique : si vous êtes étudiant (Accord cadre Microsoft-Éducation Nationale du 18 décembre 2003 et avenants, programme MSDNA), ou si votre employeur a négocié un accord similaire, vous possédez d'ores et déjà une licence d'utilisation en bonne et due forme pour Microsoft Windows dans vos achats privés. Dans un tel cas, vous n'avez strictement aucune raison de devoir payer de nouveau lors de l'achat de votre ordinateur (a fortiori, bien sûr, si vous êtes de ceux qui ont déjà opté pour les logiciels libres). Et pourtant, une fois votre choix arrêté sur un modèle d'ordinateur qui vous convient, vous êtes très souvent obligé de payer le système Windows quoi qu'il en soit, ainsi que d'autres logiciels.
En février 2008, Clément Hengy achète un portable de marque Dell. Le modèle qui l'intéressait n'était pas proposé sans logiciels sur le site de Dell et comportait le système d'exploitation Microsoft Windows Vista pré-installé ainsi que d'autres logiciels dont il n'avait pas l'usage. En suivant les recommandations du Guide du remboursement, il refuse les contrats de licences correspondant à ces logiciels.
Commence alors une saga de plusieurs mois. Deux semaines après une première lettre avec accusé de réception, Dell lui propose oralement 101 euros. Le lendemain, Dell se rétracte sur la base d'une clause de leurs CGV qui stipule uniquement un remboursement complet (logiciels+matériel). Clément Hengy envoie alors une mise en demeure assortie d'un délai de quinze jours. Dix jours plus tard, il signale son dossier à la DRCCRF de l'Hérault. Une semaine plus tard, nouveau refus de Dell, et un peu plus tard Dell propose de reprendre le tout. Clément Hengy va voir le conciliateur de justice, celui-ci conclut que les deux parties sont irréconciliables. Un mois et demi plus tard (le 5 juillet), la DRCCRF répond que des infractions ont en effet été constatées et que l'affaire a été audiencée (le jugement devant être rendu plus tard). Clément Hengy décide de rencontrer une association de consommateurs. Il se rend à l'UFC-Que-Choisir du Bas-Rhin. Comme naguère une autre association locale de la même Fédération, la juriste accepte de s'occuper de son dossier, et écrit à Dell quinze jours plus tard. Un mois plus tard, sans réponse, l'UFC écrit une deuxième fois.
Il semble que la lettre de l'UFC-Que-Choisir fasse effet, à
moins que ce ne soit l'audience au tribunal du fait de la DRCCRF. En tout cas,
Dell envoie à Clément Hengy une proposition de remboursement de 100
euros, à titre de geste commercial
(il ne faudrait pas que l'on
dise qu'il puisse s'agir du remboursement d'une licence logicielle). Quelques
jours plus tard, il répond à Dell par courrier électronique avec une
contre-proposition à 180 euros pour couvrir en outre les divers frais
engagés (courriers recommandés, adhésion à l'UFC, frais réclamés par
l'UFC à l'ouverture du dossier). Le surlendemain, Dell accepte la
contre-proposition, et le 3 septembre, Clément Hengy reçoit le virement prévu,
de 180 euros.
Ce résultat marque peut-être un tournant, après les positions très fermes de la DGCCRF et du Gouvernement cet été : en France, les remboursements récents n'ont été obtenus qu'ordonnés par un jugement d'un Tribunal de Proximité. Aujourd'hui, un grand constructeur propose un remboursement amiable pour un montant acceptable. Cela deviendrait-il plus intéressant pour les constructeurs de procéder ainsi ? Il faut dire qu'un procès leur coûte nettement plus cher qu'un remboursement, et surtout qu'il leur fait une bien mauvaise publicité. L'optionnalité des logiciels serait tellement plus simple pour eux !
À cet égard, la société Dell devrait d'ailleurs être à la pointe de la satisfaction du consommateur puisqu'elle fabrique ses machines en grande partie à la demande.
Pour contacter l'équipe Racketiciel
source originale : Logiciels imposés avec l'ordinateur : Dell rembourse 180 euros (lun.-08-déc.-2008@07h45) (Carnet (blog))La finance, les bulles et les brevets ↑
Il n'y a pas que la finance qui fait des bulles ... il n'y a pas de raison de penser que la démission du pouvoir politique devant le pouvoir économique devrait se limiter (telle un nuage de Tchernobyl) à la seule sphère de l'économie irréelle (puisqu'on lui oppose l'autre en l'appelant l'économie réelle).
En ce qui concerne le brevet, je me souviens de ce que la conférence diplomatique de 2000 remarquait dans ses conclusions un manque de contrôle politique de l'office européen des brevets (OEB).
Le brevet en général, et le brevet logiciel en particulier, est un autre secteur où l'on se dispense de contrôler l'utilité des choses et de limiter leur inflation démesurée (c'est d'ailleurs aussi vrai pour le droit d'auteur).
Tout cela ne concerne pas que l'univers des logiciels libres. Mais cela le concerne aussi.
Bon, ce n'est pas moi qui publie des brûlots, mais le Centre d'analyse stratégique (ex Commissariat Général du plan), et même l'OEB au travers des 3 rapports suivants :
Le dernier rapport a en page 6 un superbe encadré sur les rançonneurs de brevets (patent trolls) ou encore page 7 : un document de prospective de l'OEB s'inquiète de l'éclosion d'une « bulle de brevets » (European Patent Office, 2007).
Cela se trouve aux pages 45 et 90 document OEB en question, le rapport Scenarios for the future, disponible sur le site de l'OEB (PDF, 6Mo). Sur la page web consacrée à cette enquête on trouve également divers documents annexes dont te texte des auditions (bas de page) et les instructions pour commander le rapport imprimé accompagné d'un CD contenant le tout.
Attention, une bonne partie de ce document est constituée de scénarios. Ce n'est donc pas toujours de l'information factuelle surtout quand elle est datée de 2016. Mais cela indique des risques évalués par les auteurs.
L'idée n'est d'ailleurs pas nouvelle, cf. The Patent Bubble. Et plus récemment un article de Brian Kahin The Patent Bubble... Still Growing.
Bonne lecture ...
Encore un truc qui va aider la bourse à remonter, les bulles, ça flotte, c'est bien connu.
source originale : La finance, les bulles et les brevets (mar.-28-oct.-2008@23h07) (Carnet (blog))La rentrée de septembre a été chargée en événements pour l'AFUL.
Le 6 nous tenions un stand à la braderie de Lille, faisant suite à l'invitation du GUL lillois Chtinux qui organise un stand "logiciels libres" que plusieurs associations se partagent. Les 13 et 14 c'était la fête de l'humanité, où nous étions invités, ainsi que d'autres associations ou acteurs du monde du libre, par le PCF qui propose un stand logiciels libres dans la tente du multimédia. Thierry Stœhr (président de l'AFUL) a animé aux côtés de Jérome Relinger (Responsable TIC au PCF) et Benoit Sibaud (président de l'April) un débat autour de l'interopérabilité.
Ces deux événements sont intéressants à plusieurs titres. Non seulement ils nous permettent de faire découvrir l'existence ou de mieux expliquer ce qu'est un logiciel libre à un public non averti, mais cela nous permet également de parler de nos actions.
Le seul point noir, est que Thierry Stœhr, s'est fait volé un sac contenant son ordinateur portable.
Depuis quelques jours, l'AFUL dispose de son salon (en anglais : channel) IRC sur le réseau de GeekNode qui partage avec l'AFUL la promotion de l'utilisation de logiciels libres. Merci au staff de GeekNode, de nous avoir fait une petite place, pour l'accueil chaleureux et l'aide pour la mise en place du salon.
Ce salon se veut convivial et un point de rencontre en temps réel entre les membres de l'association mais reste ouvert à tous, que l'on soit membre de l'AFUL ou non. N'hésitez donc pas à vous connecter sur #aful.
source originale : Channel IRC #aful (lun.-14-juil.-2008@21h53) (Carnet (blog))Conférence modèles économiques liés aux logiciels libres ↑
Lundi 16 juin, accompagné de Thierry Stœhr, j'ai eu le plaisir de faire une conférence Modèles économiques liés aux logiciels libres lors d'un dîner organisé par un club MOA composé de DSI de banques et grandes administrations à l'Aéroclub de France.
Au delà de la présentation des divers modèles, la partie questions/débats à été très riche d'idées et de questions précises portant sur le capital, la valeur ajoutée, certains points juridiques, voire même des questions plus pragmatiques à propos de la rédaction des spécifications.
Je traiterais également du sujet lors de ma conférence du mardi 1er juillet à 16h30 dans les locaux de la CCI de Mont-de-Marsan à l'occasion des RMLL 2008.
source originale : Conférence modèles économiques liés aux logiciels libres (mar.-17-juin-2008@23h44) (Carnet (blog))Nouveaux moyens de règlement pour la cotisation ↑
Depuis le 2 juin 2008, les adhérents de l'AFUL (pourquoi adhérer ?) disposent de nouveaux moyens de paiement pour régler leur cotisation : la carte bancaire (Visa, MasterCard) et PayPal. Ces moyens de paiement viennent s'ajouter à ceux déjà disponibles : chèque bancaire, virement et paiement en liquide.
Nous espérons que cette facilité accrue pour régler la cotisation (et pour faire des dons) va permettre une plus grande rapidité des règlements et que celle-ci compensera les frais prélevés par l'intermédiaire. Par exemple, le renouvellement des cotisations pourrait être plus rapide et donc la période des appels à cotisation pourrait en être raccourcie.
Les adhésions des personnes hors zone Euro se trouvent, elles aussi, facilitées par ces nouveaux moyens de paiement.
Le temps nécessaire à une adhésion initiale pourrait ainsi être plus raccourci. La possibilité de régler immédiatement sa cotisation sans avoir à chercher son chéquier, une enveloppe et un timbre pourrait même faciliter les adhésions. En tous cas, nous l'espérons.
C'est donc le moment de (re?)contacter toutes vos connaissances (amis, famille, collègues, etc.) intéressées par les actions de l'AFUL afin qu'ils adhérent à l'association. Vous êtes tous les meilleurs ambassadeurs de l'AFUL. Nous avons besoin de nouveaux adhérents pour financer les projets de l'association. Merci à tous de votre soutien !
source originale : Nouveaux moyens de règlement pour la cotisation (mar.-03-juin-2008@22h09) (Carnet (blog))Les 10 ans de l'AFUL sont atteints ↑
Le premier logo de l'AFUL, 1998
Liberté Stabilité Pérennité
Le 5 ou le 30 ? Voire le 31 ou le 1er ? Telles pourraient être les questions.
En avril, il y eut la première réunion. Le 5 mai, ce fut le dépôt des statuts en préfecture. Et le 30 mai, ce fut la parution au Journal officiel de la République française ; avec les 24 ou 48 heures pour diffusion de la version papier sur le territoire, cela donne la date du 31 mai ou du 1er juin.
C'était en 1998 et c'était à propos de la création de l'AFUL.
Donc en ce 2 juin révolu, les 10 ans de l'AFUL sont bien officiellement atteints et même dépassés. Joyeux anniversaire à l'association et à ses membres ! Avec un salut particulier au premier Bureau de l'association, avec Stéfane Fermigier, le premier président (qui le fut pendant cinq ans et demi), Jean-Pierre Laisné, Bernard Lang et Nat Makarévitch.
Avant le rendez-vous de mai 2018 pour la prochaine dizaine, des tombereaux de gigaoctects auront coulé dans les câbles, et sans doute plus encore que lors de ces 10 premières années.
source originale : Les 10 ans de l'AFUL sont atteints (mar.-03-juin-2008@18h44) (Carnet (blog))Rencontres Bretonnes du Logiciel Libre ↑
Le week-end dernier ont eu lieu les premières RBLL organisées par le GUL Briochin BreizhTux où l'AFUL a été cordialement invitée.
L'AFUL y a tenu deux conférences, une sur les modèles économiques le samedi en début d'après-midi et une sur les formats ouverts (ou pas) le dimanche.
Ces deux jours, nous ont permis de mieux faire connaître les actions de l'AFUL que ce soit dans le cadre de la détaxe, de l'interopérabilité, de l'éducation ou des droits d'auteurs mais également resserrer les liens avec les autres participants (BreizhTux, Finix, P:L:O:U:G, Infothéma, etc.)
Cette manifestation, au delà de faire connaître les logiciels libres et Linux aura également servi de mini-install party car 17 systèmes GNU-Linux ont été installés sur les ordinateurs apportés par des visiteurs. Pour les autres, des démonstrations (très bien faites et surtout très concrètes pour le grand public) de Ubuntu et de Mandriva ont eu lieu durant ces deux jours. Les visiteurs ont également pu découvrir la MAO sous Linux.
Bref, merci à Quentin (président de BreizhTux) de nous avoir invité, j'ai passé deux jours fatigants mais très intéressants. Si pour l'AFUL l'investissement financier (et humain) n'a pas été négligeable (impression support papier, déplacement, hébergement) le fait de parler, d'inciter et de convaincre toujours plus de personnes à utiliser le libre et les standards ouverts le valait bien. Pendant ces deux jours plusieurs visiteurs ont souhaité rejoindre et soutenir l'AFUL en adhérant, nous leur souhaitons la bienvenue et à très bientôt dans la liste réservée aux membres.
source originale : Rencontres Bretonnes du Logiciel Libre (mar.-22-avril-2008@16h31) (Carnet (blog))
L'AFUL soutient la pétition Open Parliament ↑
L'AFUL à souhaité soutenir dès sa publication, la pétition Open Parliament qui, nous l'espérons, permettra de faire ouvrir le parlement Européen à plus d'intéropérabilité par l'utilisation de standards ouverts et ouvrir à une réelle concurrence les contrats passés par le parlement, notamment pour les acteurs du logiciels libre
C'est pourquoi l'AFUL vous invite à signer cette pétition individuellement
source originale : L'AFUL soutient la pétition Open Parliament (lun.-31-mars-2008@10h22) (Carnet (blog))Compatibilité Linux et Ogg Vorbis dans 60 millions de consommateurs ↑
Le magazine 60 millions consommateurs
, dans son numéro 425 de mars 2008, présente les résultats de leurs essais sur les lecteurs multimédias haute définition
.
Il s'agit d'appareils de salon avec télécommande destinés à la l'écoute et la vision de vidéos, de films, de photos et de musique.
La bonne nouvelle est que 60 millions consommateurs
prend en compte dans ses tests la compatibilité Linux ainsi que le support du format ouvert audio Ogg Vorbis comme on peut le voir sur cette
copie d'une page du magazine avec mentions compatibilité Linux et Ogg Vorbis soulignées par l'AFUL.
60 millions consommateurs se préoccupe donc de l'interopérabilité pour les consommateurs concrètement dans ses tests.
Le format ouvert multimédia
Ogg Vorbis est le format audio compressé, alternative libre au format MP3.
Ogg Vorbis est plus performant en terme de qualité et taux de compression que le format MP3, mais malheureusement il est moins populaire que ce dernier. C'est pourquoi le fait que
60 millions consommateurs
le mentionne dans son comparatif grand public est à remarquer et à encourager.
Maintenant penchons-nous du côté des constructeurs de matériel (encore une fois). Il est étonnant, qu'une grande part des lecteurs multimédia de salon, comme on peut le lire dans le numéro 425 de mars 2008 du magazine, comprennent le format audio Ogg Vorbis et sachent le jouer, alors qu'aucun lecteurs/graveurs de DVD de salon des grandes marques actuelles ne savent le faire. Comment expliquer ce décalage ?
source originale : Compatibilité Linux et Ogg Vorbis dans 60 millions de consommateurs (lun.-31-mars-2008@10h21) (Carnet (blog))Hier c'était la journée numérique à l'université René Descartes - Paris V. L'AFUL y tenait un stand et intervenait à différentes occasions.